Mercredi 25 novembre 2009
3
25
/11
/2009
00:32
Un ami modeliste qui voulait s inscrire au stage "entretien
des moteurs" du CMR et a qui je signifiait que cet hiver ce serait impossible en raison de notre voyage, m apprit qu il travaillait a France Bleu Poitou et que notre periple interessait la
station. Il en resulte un partenariat puisque chaque semaine j envoie une carte postale sonore, mais j ignorais que France Bleu Poitou avait realise un lien entre leur site et le notre. Agreable
surprise qui permet a tous ceux qui habitent hors du champ de diffusion de la station de nous entendre. Il suffit pour cela de cliquer sur le lien:
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=74bce80395660c9f6e8a501679e3365d
Encore merci a France Bleu Poitou.
Par serge
-
Publié dans : Amérique du sud
-
3
-
Recommander
Lundi 2 novembre 2009
1
02
/11
/2009
14:04
Compte tenu du sujet, vous comprendrez aisement qu il nous etait interdit de prendre des photos. Article ecrit en direct de Buenos Aires, ce qui explique l absence d accent et autre signe
indispensable a notre langue, les claviers d ici n en sont pas pourvus.
C est a la suite d un article dans un quotidien francais que je me suis interesse a ce sujet; puis vinrent une emission de radio et deux reportages televises. Presentee comme une teraphie
alternative, la Colifata, (que l on peut traduire par "le fou du village" ou le debile leger) donne la possibilite aux patients en psychiatrie de l hopital Borda de Buenos Aires de s exprimer sur
les ondes de cette radio de quartier. Je me posais la question de savoir comment, avec quatre bouts de ficelles et un petit emetteur ces gens avaient reussi le tour de force de se faire entendre du
monde entier. Car si aujourd hui, la Colifata fete ses huit ans, elle a deja fait des petits sur d autres continents.
Chaque samedi, de 14 h 30 a 19 h 30, sur la pelouse de l hopital ou dans un local quand le temps l impose, une equipe de benevoles, animee par Alfredo, psychologue dans l etablissement, reunie
autour d elle des patients, des medecins, des etudiants et des visiteurs de passage comme moi. Ici, tous les sujets sont abordes sans retenue, aucune censure et si quelques interventions sont
incomprehensibles, la plupart des patients s exprime de maniere tres raisonnee avec des analyses que bien des gens "normaux" seraient incapable d avoir. Le samedi 31 octobre, nous etions une
soixantaine entassee dans une petite salle de 30 m2, tous melanges. Outre Alfredo et son equipe d animation, il y avait la de nombreux etudiants en medecine dont Marion, une jeune francaise qui
travaille sur le regard de l homme face a la folie; les interwievs sont faites par un ancien patient aujourd hui totalement guerri. Comme vous pouvez vous en douter, l emotion etait tres grande
dans la salle et le hasard fit que ce samedi l auditoir comptait quatre francais. La console est posee sommairement sur un lit pliant de l hopital, trois micros circulent dans la salle et les
interventions ne sont ponctuees que tres rarement par une pose musicale. Completement detendu, les patients vont et viennent a leur gre, certains vont fumer dehors et dautres s installent.
Immanquablement, notre presence suscita la curiosite et je dut repondre a leur attente. Ils voulaient savoir pourquoi j etais venu a leur rencontre et il voulait avoir la reponse en francais "pour
que ca fasse mieux sur les ondes" alors Graziela, notre amie de Buenos Aires, a traduit au fur et a mesure. Du vrai travail de pro! Nous avons passe un apres midi formidable, un de ces moments qui
vous donne de la force pour des semaines et surtout qui vous donne foi en l Homme.
Bravo Alfredo, felicitations a toi et ton equipe et vive "la Colifata".
Par serge
-
Publié dans : Amérique du sud
-
0
-
Recommander
Mardi 29 septembre 2009
2
29
/09
/2009
21:38
Un Québécois rencontré entre Puno et l'île de Taquillé sur le lac Titicaca m'avait expliqué que dans son
pays, l'âge aidant, certains de ses compatriotes migraient pendant l'hiver en Floride pour bénéficier d'une température plus douce. Au Canada on les appelle les "Snowbirds", les oiseaux des neiges.
J'adopte cette expression et me considère donc comme un "snowbird poitevin". Inconditionnel des sports d'hiver pour peu qu'ils aient lieu dans l'hémisphère sud, nous reprenons la route et nous
migrons une nouvelle fois vers l'Amérique du sud. Mais cette fois, pour un long voyage de six mois qui couvrira la quasi-totalité du sous-continent. Alors si l'aventure vous intéresse mais que
votre travail vous retient, voyagez avec nous en cliquant sur " Carnet de route des
"Snowbirds". dans la rubrique "Pages", je vous emmène faire le tour de l'Amérique du sud en stop, en bus, en bateau, en train, enfin au jour le jour. Attachez vos ceintures,
départ le 15 octobre.
Par serge
-
Publié dans : Amérique du sud
-
8
-
Recommander
Mercredi 16 septembre 2009
3
16
/09
/2009
21:57
Que voilà une bien belle histoire!
Francesco Baracca, l'As italien de l'aviation naissante de la première guerre mondiale avait dessiné un cheval cabré sur le flanc de son avion en souvenir de son passage au régiment de cavalerie.
Ce pilote de grande classe, décoré à de multiples reprises pour ses nombreux faits d'armes, avait appris à piloter en France, à Bétheny puis sur Nieuport au Bourget. Il fut abattu en
1918.
En 1923, sa mère, la Comtesse Paolina rencontre Enzo Ferrari qui vient de remporter une course automobile avec une Alfa Roméo. Elle lui propose d'apposer sur la carosserie, le cheval cabré de son
fils ce qui, dit-elle, lui portera chance. On connaît la suite. Voilà comment, quelques années plus tard, la marque Ferrari arborait sur sa calandre le mythique "Cheval cabré".
Si vous passez par Lugo di Romagna petite ville située aux environs de Ravenne, n'oubliez pas de faire un détour par l'aérodrome de la ville. L'aérodrome porte le nom de Francesco Baracca et
impossible de se tromper, il y a des chevaux cabrés partout; en faïence à l'entrée, peint sur les murs et même en mosaïque sur le sol du bar de l'aéroclub. Seule petite différence entre le cheval
de Baracca et celui de Ferrari, la position de la queue!
Il est souvent intéressant de connaître l'origine des choses!
Par serge
-
Publié dans : Europe
-
1
-
Recommander
Lundi 31 août 2009
1
31
/08
/2009
18:19
Située
au confluent de la Sava et du Danube, Belgrade (traduire la "ville blanche"), capitale de la Serbie et de l'ex-Yougoslavie trouvera t'elle un jour la paix et la prospérité souhaitées par ses
habitants? la première occupation du site remonte à 7000 ans et cette ville chargée d'histoire, aurait été, selon un ami Serbe, rasée 27 fois! Tour à tour romaine, byzantine, hongroise puis
ottomane, elle transpire ces différentes influences au travers de ses murs dont certaines traces, beaucoup plus récentes attestent des bombardements de l'U.S. Air Force dans les années 90.
En 2008, la ville comptait 1.1 million d'habitants. Comme toute ville
historiquement riche, sa visite demande un semaine mais si vous ne disposez que d'un ou deux jours, allez à l'essentiel: tout d'abord, la visite de Kalemegdan, la forteresse symbole de la ville et
du pays, placée sur les hauteurs du quartier "starigrad" (vieille ville).
D'ici,
on a une très belle vue sur la
ville et sur le port, le fleuve et la rivière. Outre le volet historique de la citadelle, vous pourrez y flâner et vous y restaurer. Avec un peu de chance, votre route croisera celle d'un
écureuil et vous admirerez la statue érigée au nom de l'amitié avec la France. Des expositions occupent les allées et les joueurs d'échecs s'y retrouvent ce qui est un des points communs des
ex-pays de l'Est.
Enfin, par l'allée centrale, vous rejoindrez la ville dans le quartier des
Ambassades (dont celle de la France) par la rue piétonne Knez Mihaïlova, point de rencontre des belgradois qui aiment à se retrouver à l'une des nombreuses terrasses de café ou chiner parmi les
vendeurs occasionnels. Là aussi, des expositions ajoutent de la vie à cette magnifique rue bordée de boutiques de luxe et de marchand de glace. Si vous allez visiter Belgrade en voiture,
renseignez-vous sur les subtilités du stationnement dans les différents quartiers en semaine afin d'éviter toute mauvaise surprise.
Coté table, en cherchant un peu, on trouve des barbecues très corrects à un tarif modique (pour nous français), et si la bière est bonne et bon marché, pour le vin, c'est l'inverse
autant pour le prix que pour la qualité.
Par serge
-
Publié dans : Europe
-
1
-
Recommander
Dimanche 14 juin 2009
7
14
/06
/2009
14:05
Salers, voilà bien un nom aux multiples
facettes; nom de ville bien sûr et d'une très belle petite ville posée sur le plateau volcanique de la Planèze à environ 1000 m d'altitude. Là aussi, il s'agit d'un des plus beaux villages de
France et l'on constate facilement en parcourant ses rues que le titre n'est pas usurpé. Vieilles demeures, mur d'enceinte, toit de lauze, cette bourgade joue la carte du tourisme et les atouts ne
manquent pas.
cette
petite ville est vivante, agréable, facile à parcourir. Ce Cantal méconnu nous offre ici un de ses joyaux. Autre avantage non négligeable, les prix pratiqués par la restauration, locale
ou dans les environs, ne peuvent qu'attirer le promeneur au revenu modeste. Ici, loin des grands axes de circulation, à deux pas du Puy Mary, on est, sur
tous les plans, à 100 lieues de la capitale. Et puis Salers c'est aussi la vache, cette superbe bête aux cornes en forme de lyre si typique au pelage roux. Qui dit vache dit lait et bien sûr
fromage. Très surveillé, le fromage de Salers doit être fait exclusivement avec du lait provenant de bêtes qui broutent en plein champ et ne peut être produit qu'entre le 15
avril et le 15 novembre. Il est, paraît il, le seul fromage AOC complètement fermier de France, car issu de la traite d'un seul troupeau. Je conseille tout particulièrement celui
fait par Mr et Mme Vaissière, petit producteur habitant les Bréchailles à Apchon; c'est un délice!
Mais Salers, c'est aussi son apéritif extrait de la racine de la
Gentiane, incontournable boisson locale. Voilà bien des raisons pour s'offrir quelques vacances dans le Cantal!
Par serge
-
Publié dans : Promenade en France
-
0
-
Recommander
Vendredi 15 mai 2009
5
15
/05
/2009
21:10
Mardi 12 mai, alors qu' une brume matinale fraîche avait beaucoup de difficultés à se dissiper, le ciel nous
gratifia d'un beau et chaud soleil de printemps. La journée était toute conseillée pour travailler au jardin; quelques plantations et semis, un peu de nettoyage et alors que la soirée s'avançait,
le ciel dégagé fit place à une armée de cumulus blancs qui se transformèrent rapidement en gros cumulonimbus d'un noir menaçant.
Tiens, quelques gouttes et voici déjà les premiers éclairs. Rapidement, la pluie éparse devint soutenue et bientôt elle tourna au déluge. Comme pour faire bonne mesure, la grêle s'invita à la fête!
Rien de bien extraordinaire me direz-vous? Attendez la suite! le petit claquement des grêlons sur le sol et la toiture tourna au roulement de tambour avec ça et là, des impacts plus marqués. Mêlés
à la pluie, des grêlons dont certains atteignaient 3 cm rebondissaient sur le sol ou soulevaient des gerbes d'eau des flaques qu'ils percutaient. Heureusement pour massifs et potager, l'averse fut
de courte durée. C'était pour ma part, la première fois que j'observais des grêlons de cette taille et on peut aisément imaginer les dégâts que peut produire une averse de tels spécimens au bout
d'une demi-heure.
Par serge
-
Publié dans : Nature
-
0
-
Recommander
Samedi 28 mars 2009
6
28
/03
/2009
08:05
Tout d'abord, petite mise au point: le Copacabana dont je vous parle, c'est le vrai,
l'original et si une plage de Rio porte le même nom, c'est
simplement parcqu'un marin égaré en mer au large du Brésil avait fait une promesse à la Vierge de Copacabana.
Déjà, à l'époque Inca, cette petite cité bolivienne du bord du lac Titicaca, perchée à plus de 3800 m était
lieu de pèlerinage. Deux manifestations importantes s'y déroulent chaque année, les fêtes de la Vierge début août et le Carnaval la semaine du Mardi gras. En dehors de ces périodes, peu d'intérêt
si ce n'est l'occasion de se reposer sur la plage (bien couvert tout de même) en regardant ce superbe lac ou le bleu du ciel prend des teintes particulières. Altitude oblige, les coups de soleil
sont méchants! Une visite à la Vierge s'impose ne serait-ce que pour mieux comprendre la croyance des autochtones. Nous sommes arrivés là durant le Carnaval et la ville y était très animée. Tout en
essayant de me faire discret, je me suis intégré aux groupes, armé de mon appareil photo. Un véritable ravissement, bruyant d'accord mais que de couleurs.
Rapidement repéré, j'ai été amicalement invité à partager la bière d'un trompettiste, puis
d'un danseur, puis d'un groupe de musicien puis........ En offrant à la Pachamama la moitié de chaque boisson comme le veut la tradition, elle me permit de ne pas rouler par terre. Les groupes
convergent de toutes les rues vers la place principale ou ils défilent les uns derrière les autres. Rapidement, la place se remplit de plusieurs centaines de personnes. Puis à tour de rôle ils font
montre de leur talent et ils en ont énormément. Ici, pas de danseuse professionnelle, pas de musicien de métier mais malgré l'ambiance bon enfant qui règne, on sent bien qu'il y a derrière tout ça
des heures d'entraînement.
Les couleurs dansent devant nos
yeux alors que la musique enchante nos oreilles et ainsi, le temps passe vite et le soir arrive; alors tout ce petit monde quitte la place pour retrouver le bus avec lequel il est venu. Ici ou là,
on charge sans ménagement le musicien ou le danseur qui a un peu abusé de la bière, puis la nuit tombe mais demain, c'est promis, on remet ça...
Une belle fête païenne juste devant un des hauts lieux de la chrétienté sud-américaine!
Par serge
-
Publié dans : Amérique du sud
-
0
-
Recommander
Mardi 3 mars 2009
2
03
/03
/2009
21:09
Le poitou est riche en vieilles pierres et certains endroits ont été remis en état avec beaucoup de goût et
d'amour, car pour arriver à un tel résultat, le goût ne saurait suffire. Parthenay en est un bel exemple. Bien sûr, la Tour Saint Jacques, antique porte de la première enceinte qui ouvre l'accès à
la ville une fois franchi le Thouet, rivière qui autrefois devait lécher les remparts se muant en une protection naturelle, est la plus belle des entrées en matière.
En parfaite état, elle se visite. Son nom lui vient de sa situation géographique, puisque
c'est par elle qu'entraient les pélerins de "St jacques de Compostelle" qui arrivaient de l'ouest et du nord.
Passée la porte, on plonge des siècles en arrière en arpentant la rue de la "Vau St Jacques" bordée de part et
d'autre de très belles façades d'une autre époque, et là, il ne reste plus qu'a laisser vos yeux se promener à leur guise. C'est un véritable ravissement; bois sculpté, pierre taillée, rue
pavée, enseigne d'échoppe, armoirie d'artisant, un bel endroit. En poursuivant cette rue on accède au centre de la ville, là ou se trouvait jadis la porte de la deuxième enceinte fortifiée.
Arrivé au point culminant de la ville on découvre ce qui devait être le château des "Partenay", puissants barons souvent opposés aux comtes de Poitiers ainsi qu'aux Rois de France et d'Angleterre.
Pour qui aime l'Histoire en général et le moyen-âge en particulier, une visite de Parthenay s'impose.
Par serge
-
Publié dans : Promenade en France
-
0
-
Recommander
Lundi 16 février 2009
1
16
/02
/2009
20:10
L'une des pages les plus visitées de ce blog est probablement celle relative à
L'Hermione du Marquis de La Fayette et donc afin de satisfaire la curiosité de mes
visiteurs, je suis retourné faire un petit tour dans la cale à radoub du chantier. A première vue, les choses avancent lentement et il faut regarder en détail pour constater un changement depuis
l'été dernier. Bien sur, avancée très visible sur le pont , tous les éléments peints en rouge avec de belles poulies noires. Ensuite, il faut lentement détailler la coque pour voir l'évolution. Il
faut dire que chaque pièce de bois demande un énorme travail et que les "Artistes" qui s'affairent sur le chantier sont peu nombreux. On est loin des 300 ouvriers ayant oeuvrés à la construction de
l'original et même avec les moyens modernes, faire de la belle ouvrage demande temps et patience. Le calfatage a commencé comme l'on peut l'observer sur le tableau de la poupe et les travaux de
pose de la coque extérieure sont lancés. Les arceaux métaliques posés sur le pont intermédiaire et qui dépassent le pont supérieur témoignent du récent passage de l'équipe de Thalassa qui a choisi
ce bateau comme studio pour son émmission du 14 février. Est-ce une preuve d'amour de George Pernoud et de son équipe pour la belle "Hermione"? La période d'échauffement étant terminée, les deux
ans qui nous séparent de la mise à l'eau vont passer très vite alors "debout les gars, réveillez vous, il va falloir en mettre
un coup, debout les gars........"
Et pour ceux qui veulent parcourir en détail cette superbe réalisation, je vous donne rendez vous en cliquant sur le lien: Marquis, votre Hermione avance!
Par serge
-
Publié dans : Promenade en France
-
0
-
Recommander