Samedi 5 novembre 2011
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Si vous descendez de Poitiers en direction de Limoges, que vous désirez flâner, quittez donc la N 147 au niveau de Bellac et tournez vers l'ouest pour vous diriger sur
Confolens. A mi chemin, sur votre gauche, vous suivez les panneaux indiquant Bussière-Boffy. C'est un joli petit village de quelques dizaines de
maisons posé dans la campagne limousine au nord des monts de Blond. Nous sommes dans le département de la Haute-Vienne, à la limite de la Charente.Tous les amateurs de vieilles pierres et de
beaux murs vont être comblés. On y retrouva des traces d'occupation qui date du Ier siècle. Garez-vous sur la place centrale, près de l'église et parcourez le village à pied en n'oubliant pas
l'appareil photo. Nous avons eu la chance de croiser le chemin d'une aimable habitante qui nous éclaira sur l'histoire du village et nous signala les points d'intérêts.
L'église d'abord avec son superbe portail de style limousin issu de travaux de remaniement daté du XIIIe siècle orné d'une
impressionnante frise qui elle date du XVe. Seule, la lecture de ce portail vous demandera un bon moment et vous continuerez, admiratif vers les rues et ruelles en suivant les panneaux
explicatifs, particulièrement discrets et ne heurtant pas l'architecture, qui facilite grandement la visite. Au hasard, vous découvrirez façade de maisons anciennes, petite tour, jolies portes
aux linteaux sculptés indiquant à la manière de l'époque, le métier des occupants de la demeure. S'il est facile de reconnaître la maison du forgeron grâce au marteau et à l'enclume, amusez-vous
à deviner les autres. Si vous poussez vers la campagne environnante et ses nombreux chemins de randonnées, n'oubliez pas de revenir avant la nuit tombante car vous pourriez croiser le chemin du
Prince Noir ou tomber dans les griffes de la Mandragore. La visite terminée, poursuivez votre chemin vers Mortemart et Montrol Senart où vous attendent bien d'autres surprises.




Par serge
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Dimanche 6 mars 2011
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Pour les amateurs de
littérature, la Colombie est synonyme de Gabriel Garcia Marquez, pour les amoureux des arts, on fera référence à Botero et pour les férus d'Histoire, on parlera de Cartagène ou plus exactement de
Cartagnena de indias pour la différencier de la Carthagène d'Espagne. Ce port caribéen qui compte plus d'un million d'habitants est une des villes les plus chargées d'histoire du continent
sud-américain au point qu'elle est classée au patrimoine de l'humanité par l'Unesco.
Son vieux quartier de Getsemani entouré de hautes murailles le protégeant de la mer et des envahisseurs porte en mémoire l'attaque britanique de
1741 ou 186 navires et près de 30.000 hommes n'ont pu venir à bout de la petite garnison commandé par l'Amiral Blas de Lezo avec le soutien des pluies d'avril. Le siège durera 67 jours et le port
de Cartagène, stratégique pour la couronne d'Espagne est sauvé. C'est d'ici que partent les galions chargés d'or et d'argent issus du pillage des territoires incas et c'est également dans ce port
qu'arrivent les bateaux chargés d'esclaves.
Aujourd'hui, la ville a considérablement grandie, elle est sortie des ses murailles et a poussé vers
la mer ses buildings de verre et de béton attestant de sa modernité. Pendant ce temps, dans les ruelles du vieux quartier de Gestemani, la vie est paisible sous les balcons fleuris, les chevaux
des calèches rythment de leur pas la vie d'habitants très métissés aux
habits colorés. Les danseurs occupent les rues
tout auréolé d'un parfum savant mélange de mer et de fleurs. La vie culturelle et touristique se déroule là, la musique est omniprésente et les restaurants nombreux.
A quelques pas, sur la muraille d'enceinte, la rouille attaque les vieux canons, unique souvenir d'une
époque révolue. Nous on a beaucoup aimé!
Par serge
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Mercredi 27 octobre 2010
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"Le désert est une somme de soustractions" disait le grand Théodore Monod! Et qui y a-t'il de plus fascinant que ces grands espaces vides de
tout, ou presque. Le désert a ses charmes et celui du Sud Lipez n'en manque pas. D'abord sa faune; les Vigognes y sont nombreuses, tout comme les Flamands roses. Mais il y a aussi les
Viscachas,
ce drôle de lapin à queue d'écureuil et de surprenants oiseaux qui
ressemblent beaucoup aux Kiwis. Ensuite, la traversée d'un désert est l'occasion d'admirer des paysages minéraux somptueux avec des volcans dont certains sont en activité. Mais le Sud Lipez offre
en plus à notre regard, toute la beauté de ses lagunes. L'une des plus belles est sans doute la laguna Verde, très facile a situé puisque blottie au carrefour des frontières chilienne et
argentine dans cette pointe du territoire bolivien au pied du superbe volcan Lincancabur (5915 m).
Selon l'endroit ou l'on se trouve, le désert s'appelle
Siloli ou Dali (du nom du peintre catalan venu se promener ici). En remontant, on trouvera la laguna Polque (avec son bassin pour faire trempette dans une eau à 38°) et le salar de
Chalviri, puis on atteint les geysers Sol de Mañana et enfin la laguna Colorada. C'est ici que l'on trouve refuge pour la nuit dans des gîtes au confort sommaire.
Toujours en remontant vers le nord, on admirera l'incontournable "arbre de pierre" dans un paysage lunaire de montagnes
multicolores. Viendront ensuite la laguna Hédionda et 

celle que je préfère, la laguna Honda entourée de
superbes sommets.
En faisant route vesr le salar d'Uyuni, vous pourrez
observer sur votre gauche, le volcan Ollagüe dont la fumée qui s'échappe de son sommet témoigne de l'activité. Si vous abordez la traversée du désert à partir de Tupiza, en passant par
San Pablo de Lipez et San Antonio de Lipez, vous passerez à proximité de San Vincente; c'est la que Butch Cassidy et le Kid ont terminé leur road movie sous les balles de l'armée
bolivienne.Attention tout de même, cet immense plateau du Sud Lipez est situé sur l'altiplano à une hauteur comprise netre 3800 et 4900 m. Des précautions s'imposent donc pour le visiter et
combattre le terrible "soroche", le mal d'altitude.
Laguna Honda, décembre 2009
Par serge
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Samedi 23 octobre 2010
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Par serge
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Jeudi 12 août 2010
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Comment ne pas être subjugué par un tel spectacle? C'est sûrement l'un des plus beaux endroits de la planète et les touristes qui affluent par milliers à El Calafate ne s'y trompent pas. Ce
glacier est l'une des trois terminaisons de l'immense "Hielos Continentales" qui couvre la cordillère sur 500 km dans la partie sud des Andes à cheval sur la frontière entre l'Argentine et le
Chili. Enorme glacier de 15 km de long, 5 km de large, son front s'étend sur près de 2,5 km et s'élève à 70 m au dessus du niveau du Lago Argentino dans lequel il se jette. Pour se convaincre de
sa taille, regarder attentivement la photo, au centre deux personnes se tiennent debout sur la passerelle d'observation située à plusieurs centaines de mètres du front.Tel un iceberg, on estime
son épaisseur à 600 m sous la surface de l'eau . Au centre, le glacier avance d'environ 2 m par jour et ses grondements dignes de coup de tonnerre vous glacent le sang. Le spectacle de ce mur de
glace qui craque et s'effrite par blocs qui peuvent atteindre plusieurs centaines de tonnes et tombent dans l'eau en soulevant d'énormes gerbes d'eau est un souvenir inoubliable et sans conteste,
l'un des plus beaux spectacles que notre Terre puisse nous offrir. A noter également sa couleur bleue "laiteux" naturelle, qui n'est pas du à l'utilisation d'un filtre photographique mais
le résultat de l'accumulation et du tassement de la glace durant des siècles. Pour plus de détail sur ce que peux offrir l'Argentine à ceux qui veulent tenter le voyage, cliquez sur le
lien: Carnet de route des "Snowbirds".
Par serge
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Jeudi 5 août 2010
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Sur mon carnet de route j'ai noté "Samedi 16 janvier: nous arrivons à Cartagène "des Indes" vers...nous visitons la ville et
déjeunons au "Bistro" excellent restaurant tenu par deux allemands". La suite est caractéristique des rencontres que l'on peut faire en voyage. Nous avions eu la bonne idée de venir tôt dans ce
restaurant très fréquenté. Alors que nous dégustions notre entrée, toutes les tables étant occupées, l'un des patrons vint nous demander si nous accepterions deux personnes à la nôtre. Nous
répondons positivement et c'est ainsi que nous faisons connaissance avec Geneviève et François, deux compatriotes sensiblement de notre âge. Nous sympathisons immédiatement. Ils viennent
d'accoster au port de Cartagène après une traversée difficile de la mer des Caraïbes. Nous passerons l'après midi ensemble et dégusterons un apéro à bord de leur bateau avant de terminer la
soirée dans une pizzeria. Geneviève et François font le tour du monde en bateau sur leur Ultréïa de 10 m, elle est le capitaine, il est le mousse, ce qui ne manque pas de provoquer quelques
surprises dans les capitaineries. Je vous propose de merveilleuses photos complétées par des commentaires en visitant leur site: link
Par serge
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Mercredi 14 juillet 2010
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L'inventivité de
l'homme est sans limite et dans le dommaine de l'Art, il excelle particulièrement. Des oeuvres irréalistes
remplissent l'espace et il nous est souvent difficile d'y trouver un sens. Pou les oeuvres réalistes, si la plupart passent inaperçues tellement elles s'intègrent dans le paysage, d'autres nous
surprennent et c'est tout le génie de l'artiste que d'en arriver à cette finalité. Parmi elle, "la mano" (la main). C'est l'artiste chilien Mario IRRARAZABAL qui réalisa cette oeuvre d'art
moderne abstrait pour la "première conférence internationale de sculpture en plein air" qui se déroula à Punta del Este (Uruguay) en 1981. Cette oeuvre qui représente les cinq doigts d'une main
sortant du sable et censée représentée l'émergence de l'Homme est posée sur la superbe plage Brava tout près d'un rond-point. Elle tranche singulièrement avec les immeubles de béton qui lui font
face de l'autre coté de l'avenue qui longe la mer. Elle est l'attraction principale de la ville et un cadre idéal pour une photo. Depuis, l'artiste a été invité à reproduire sa sculpture à
Madrid, Venise et dans le désert d'Atacama au nord Chili. Si vous passez par Montévidéo, n'hésitez pas à faire le détour, une ligne régulière de bus relie la capitale à Punta del Este et l'on
fait facilement l'aller et retour dans la journée.
Par serge
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Lundi 28 juin 2010
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Direction les studios de notre radio locale préférée pour reprendre, une à une, les cartes postales sonores du périple en Amérique du sud afin de les
commenter. L'idée est de Véronique qui dirige elle-même l'interview. Donc, si vous avez la chance d'habiter dans notre belle région (Vienne et Deux Sèvres) soyez tous à l'écoute sur 106.4 à
partir du lundi 5 juillet à 12 h 10; diffusion du lundi au vendredià raison d'une carte postale par jour. Moi, ça m'a fait beaucoup de bien et j'espère que vous apprécierez!
Par serge
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Lundi 17 mai 2010
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Pour les gens de ma génération, ceux qui
avaient environ 20 ans en 68, un homme représentait à lui seul tous les idéaux de justice qui manquaient dans ce bas monde; notre héros, défenseur des peuples opprimés, c'était Ernesto Guevara,
dit le "Ché". Né à Rosario en Argentine le 14 juin 1928, il souffre de bronco-spasme, un asthme qui le suivra toute sa vie et lui vaudra bien involontairement son surnom car contraint de précéder
toute phrase de l'interjection "Ché". En 2007, j'avais eu l'occasion de visiter la maison de son enfance, devenue musée, à Alta Gracia près de Cordoba en Argentine, ce qui avait encore excité mon intérêt pour ce grand
homme.
Au cours des années 60, il arrive en Amérique du sud à la tête de son groupe de Guerilleros, dont un français, l'écrivain, intellectuel et homme politique Régis Debray. Capturé avec ce qui reste
de son groupe le 8 octobre 67 près du village de Pucara, le bout de la route aura lieu dans un tout petit village de montagne, La Higuera. C'est là que il sera ligoté sur une chaise, dans l'école
du village e
t sera abattu de plusieurs balles tirées à bout
portant au matin du 9 octobre 67. A cette époque, le villag
e compte une cinquantaine de famille; en avril
2010, il reste 28 habitants dont trois français, un jeune couple et leur bébé qui tiennent l'unique "hôtel" des environs. Il flotte ici un air de Provence en plus vert. Le vent, le soleil et le
relief nous rappelle notre région du sud de la France. Aller à La Higuera n'est pas aisé et il faut une grande motivation pour tenter le voyage. Les cartes routières étant incomplètes ou fausses
(je n'ai pas encore trouvé une qui donne la juste position du village), il est indispensable de solliciter l'aide des autochtones. Il semblait possible de rejoindre le village en partant de Sucre
à l'aide du bus qui se rend à Monteagudo, en changeant à Padilla direction Villa Serrano et de là, prendre un bus en direction de Vallegrande et descendre à Pucara (un a deux jours de voyage).
Mais puisqu'il était impossible d'obtenir des renseignements fiables , nous avions choisi de rejoindre Santa Cruz de la Sierra (une nuit de bus), y prendre un bus pour Vallegr
ande (5 h de taxi collectif) et là, marchander
un taxi pour rejoindre La Higuera (60 km, 2h 1/2 de piste) en passant par Pucara.
Quelques kilomètres au sud de Pucara en direction de Villa Serrano, une piste sur la gauche mène à La Higuera distante de 15 km. Sur la gauche, au bord de la piste, on peut observer le
mirador surmonté d'une étoile, ou se réfugiaient les guerilleros. Le village s'étend de part et d'autre de la piste et e
st entièrement dévoué à son héros. Une statue en pied vous accueille sur la place centrale et un buste monumental vous observe à 20 m sur votre gauche,
sur la partie haute de la place. Entre les deux statues, à la "Tienda la Estrella" Irina Rosada Carisales vous proposera un café et vous parlera longuement de l'époque ou, jeune fille, elle
côtoyait le "Ché". Pour visiter le musée, aménagé dans l'ancienne école reconstruite récemment, traverser la place; il est situé 30 m plus haut sur la droite au bord du chemin.
Il serait dommage de ne pas passer la nuit à
la Higuera. Vous trouverez le gîte et le couvert chez nos compatriotes à la "Posada del Télégrafista" charmante auberge joliment décorée au confort sommaire mais suffisant et au calme garanti.
Par serge
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Dimanche 2 mai 2010
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Il est tellement rare de rencontrer un
organisme qui prenne fait et cause pour les indigènes de quelques pays que ce soit, que quand on en trouve un qui se bat depuis plus de 40 ans, on pose son sac et on observe. C'est ce que j'ai
fait à Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie, la ville blanche. C'est en écoutant "Là-bas si j'y suis", l'excelente émission de Daniel Mermet que j'avais entendu parler de cette
radio. De passage à Sucre, je me suis présenté aux bureaux de Radio ACLO, ou j'ai été très bien reçu par Grover Alejandro Pillco, le directeur de la radio. ACLO n'est pas qu'une radio, ACLO est
plus qu'une radio. ACLO édite et diffuse une revue mensuelle "En marcha" (en marche), un bulletin d'information, des livres et tout ce qui est nécessaire au développement des indiens du sud
de la Bolivie. Des ateliers sont organisés pour tout ce qui touche la vie de tous les jours, agriculture, couture, lecture,
informatique, économie afin d'aider les
indigènes, qui sont en majorité des cultivateurs, à améliorer leurs conditions de vie. Cela passe par la prise de conscience politique et l'importance du vote. Aujourd'hui, la Bolivie est dans
une phase de démocratie grâce à l'action du Président Juan Evo Morales Ayma et son vice-président Alvaro Marcelo Garcia Linera et le travail d'ACLO s'en trouve d'autant soulagé que l'actuel
Président, indien Aymara, est un ancien "Cocaleros" (récoltant de feuille de coca) et leader syndical. Mais tel n'a pas toujours été le cas et ACLO, depuis 40 ans, a du bien souvent se battre
pour sa simple survie face à la dictature. Lors de ma visite, j'ai apprécié la disponibilté des gens envers les plus démunis: une heure par jour, la radio sert à transmettre les messages
personnels souvent afin de rassurer les proches. Ici, le personnel est bilingue Espagnol et Quechua qui est la seule langue parlée par la majorité des indigènes. Merci et longue vie à
Radio ACLO pour ce travail au service des plus humbles.
Par serge
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