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Redécouvrons notre planète!

Carnet de route des "Snowbirds".

, 05:02am

Un jour, vous vous réveillez en pensant au prochain voyage et vous vous dites:"et si on partait six mois". A partir de là, surtout ne pas commencer à réfléchir aux problèmes inhérents à ce genre de décision sinon le projet tombe à l'eau avant que vous ayez posé un pied hors du lit. Voilà comment un matin nous avons décidé ce périple, sans réfléchir!
le 15 octobre 2009, le grand oiseau va nous emmenez de Roissy à Sao Paolo via Zurich et là, nous aurons 6 mois pour faire le tour de l'Amérique du sud.

29 septembre 2009: en plein préparatifs; les cartes sont prêtes, les "guides du Routard" et les "petit futé" sont surlignés, le sac à dos a fait un passage dans la machine à laver histoire de lui donner une seconde jeunesse, la trousse à médicaments se remplit, bref on est en plein boum.
Le projet est ambitieux; nous commencerons par le Brésil, puis l'Uruguay, l'Argentine, le Chili, la Bolivie, le Pérou, l'Equateur , la Colombie, le Vénézuela et le Paraguay. Seuls manqueront probablement au tableau de chasse, le Guyana, le Surinam et la Guyane française. Les deux premiers pour des raisons évidentes de sécurité et le troisième on verra s'il nous reste du temps. Deux dates importantes conditionnent ce voyage: être dans la péninsule de Valdès en novembre pour la mise bas des baleines et la traversée du salar d'Uyuni avant la saison des pluies.
 

10 octobre 2009: nous avions déjà le vaccin de la fièvre jaune, nous avons fait faire celui de la Typhoïde très conseillé pour la Colombie et le Vénézuela. Les cartes et guides (Routard et Petit Fûté) sont rassemblés, les sacs à dos enflent régulièrement et vont atteindre bientôt la limite que nous nous sommes fixée (10 kg pour Katy et 12 pour moi). Le sac ventral destiné à avoir toujours sous la main le nécessaire de route (guides, cartes, trousse de secours, lampe, pull, roman, bouteille d'eau, fruits et gâteaux, etc...) a maintenant toute notre attention.

L'itinéraire prévisionnel est établi. C'est notre fil conducteur; Il ne s'agit pas de le suivre à la lettre, il nous donne des indications sur les points intéressants, les "incontournables" et les visites que l'on peut éviter. Tout cela sera conditionné par les moyens de transport que nous trouverons. N'oublions pas que si l'on peut parcourir 800 km dans une nuit de bus en Argentine, il faut parfois 24 h pour faire 400 km au Pérou (vécu!).
Quel roman j'emporte dans mon sac! "chronique d'une mort annoncée" de Gabriel Garcia Marquez, Amérique du sud oblige.
 


14 octobre 2009
: Nous sommes prêts; un dernier tri dans les bagages qui sont toujours trop chargés, les chaussures sont bichonnées (elles vont souffrir). Encore quelques heures à passer sur internet à chercher les bons trucs sur le "Forum du routard", encore quelques courriels à expédier aux amis, encore un peu de nettoyage dans la maison et le jardin et on pourra boucler la porte. Une surprise hier, le consulat du Vénézuela, consulté il y a plusieurs semaines, vient de me répondre que nous devons déposer une demande de visa deux semaines avant de partir!!! Le Vénézuela fera-t'il partie du voyage?

18 octobre 2009: on est en plein dedans; apres un vol de 12 h difficile pour les jambes nous sommes arrives a Sao Paulo vers 6 h du matin le 16 octobre.
Ne cherchez pas les accents dans mon texte,le clavier d'Amerique du sud n' en a pas.
Donc a l'aeroport, 2 heures de queue a l'immigration pour avoir le sesame. Ensuite, nous retrouvons mon ami Bene qui nous attend et nous emmene a l'hotel. Courte visite de la ville et direction le stade d'aeromodelism, en pleine ville, pour quelques vols avant d'aller diner dans un grill local.
Une bonne nuit reparatrice et lever a 5 h pour prendre la route de Limeira ou nous passons la journee.
Le soir venu, nous rejoignoms Thomas Case dans sa somptueuse demeure de Guaruja, cite balneaire.
Ce matin,petit plongeon dans la piscine de Thomas avant le breakfast puis depart vers le port a bord de son AC Cobra pour prendre place a bord de son bateau ( 17 m et 2 moteurs de 670 cv). Barbecue en mer,dans une petite crique avant d'essayer le jet ski (la vie est trop dure) . Bon demain on descend sur Curitiba en bus (400km je crois).

20 octobre 2009: Curitiba, c'est grand, c'est beau (sans plus), c'est ultra moderne (a ca oui) mais ce qui nous attirait ici c'est la petite ligne de chemin de fer qui longe la montagne et descend jusqu'a Morretes. Alors la, oui, c'est splendide.  Trois heures de train pour faire 80 km dans des paysages a couper le souffle, un tortillard accroche au flanc de la montagne, avec une voie bordee d'une vegetation luxuriante avec un sol tapis d'hortensias, d'Impatiences multicolores et d'Aromes. Des torrents partout qui coupent la ligne sous des ponts metalliques d'un autre temps. En plus, vous quittez Curitiba (900 m d'altitude) bien couvert  et vous arrivez a Morretes ( 10 m) en petite tenue sauf que les chaussures de marche ne sont pas decapotables. Alors on remedie avec un bon bain de pied dans le torrent. Cote gastronomie, ici c'est banane, banane et banane. Nous ca va on aime!

21 octobre 2009: Bonjour Floripa (Florianopolis); en 5 heures de bus, nous voici un peu plus au sud dans une ile separee du continent par un pont. Ici, les gens, les bus et voitures, la musique est partout. On a arpenter le marche aux fruits et legumes et celui aux poissons, un regal pour les yeux et les narines. Seul probleme de cette ville, quand ca ne descend pas, ca monte et ca monte tres fort. On a trouve a louer un petit appartement a 300 m de la gare routiere, pas le grand confort mais pour deux nuits...

23 octobre 2009: Depuis deux jours nous parcourons la ville de Florianopolis et l'ile de Santa Catarina en tous sens. Le petit port de peche de Ribeirao do Ilha au sud de l'ile, cote continent nous a bien plu avec ses maisons de pecheurs multicolores qui se refletent dans l'eau turquoise de l'ocean. De plus, ici on vit de la peche a la crevette et de l'ostreiculture et nous, tout ca on aime meme s'il manque le petit blanc pour pousser tout ca au fond.  La lagune aux environs de Barroa offre de tres beaux paysages avec un grosse dune de sable qui donne l'impression de sortir de nulle part. Cet apres midi, c'etait repos sur la plage et je me suis pris un coup de soleil...
Bon ce soir on part pour Porto Alegre par le bus de nuit, a bientot.

26 octobre 2009: Bon, Porto Alegre d accord; la ville, pas terrible, en plus avec un orage a tout peter et des trombes d eau, ca n aide pas a visiter. Cependant, dimanche, nous sommes alles voir l expo sur la biennale du Mercosur et l usine du gaz transforme em musee. Plus moderne tu meurs; moi et l art moderne.....alors on a arpente la ville, pris le metro, visite les parcs et jardins. Heureusememt que les gens de l hotel etaient super sympa, ca sauve un peu, mais ca ne justifie pas une halte de deux jours. On a rencontrer nos premiers francais, des 67 dans leur Land Rover, il semble qu ils arpentent l Amerique du sud en famille. Dimanche soir, nous avons pris le bus pour l Uruguay et Montevideo ou nous sommes arrives au bout de 12 h de route (bus grand confort avec siege lit tout de meme, "lieto" ils disent ici). D emblee, cette ville nous plaìt plus, un accueil chaleureux, un hotel en plein centre tenu par des "Mamis" qui nous chouchoutent, de beaux monumemts. de plus, ici les prix sont plus attractifs pour nous (a verifier mais je pense 50% de moins qu au Bresil). Aujourd hui, on a visite le centre et le quartier historique, un monde fou pour un lundi; on a mème fait un petit tour au bord de mer, bien couvert car ici malgre un beau soleil, la temperature n a pas depasse les 17 degres puis le vent est tombe et la temperature a decollee un peu. Si tout va bien, demain on part a Punta del este pour la journee.

27 octobre 2009: une journee a Punta del Este, ca signifie prendre le bus de bonne heure, se taper 2 heures de route a l aller et autant au retour. Entre temps, quartier libre sur la plage, superbe, avec une vraie mer avec des vagues et des surfeurs. On dit qu ici c est le St Trop de l Uruguay frequente en ete par la jet set  Argentine. Pour moi, c est surtout "beton sur mer" meme si il y a des efforts pour rendre les immeubles agreables a l oeil. En tout cas, aujourd hui, bronzette, ca change d hier. la plage de Punta, des kilometres de sable fin et blanc avec un ocean d une belle couleur turquoise. En fin de semaine, j espere pouvoir mettre des photos en face des lignes mais je n ai pas encore trouve de cyber cafe equipe de tour avec lecteur de carte alors on patiente.

30 octobre 2009: nous avons quitte Montevideo et nous voici a Colonia del Sacramento, petite ville calme comparee a la capitale. Vieille ville egalement , construite par les portugais pour nuire aux espagnols installes en face, de l autre cote du Rio de la Plata, en pratiquant la contrebande. Donc quelues vieux murs, des ruelles pavees de maniere grossiere, beaucoup d arbres et uns douceur de vivre tres appreciable. Il fait une chaleur torride (+ de 30 degres) alors on marche a l ombre des palmiers et platanes. Ce soir on traverse le Rio de la Plata en bateau et on rejoint l Argentine et Buenos Aires.

31 octobre 2009: aurevoir l Uruguay, bonjour l Argentine; encore un coup de tampon sur le passeport pour sortir d un pays et un autre pour renter en Argentine et nous accorder un visa de 90 jours. 
Nous avons retrouve Sergio et Graziela, nos amis Porteños (les habitants de Buenos Aires), qui nous accueillent dans leur maison. Nous nous etions rencontres en Bolivie en 2007 et nous avions traverse le desert du sud Lipez ensemble.

2 novembre 2009: A Buenos Aires, il fait un temps de chien ; depuis trois jours un enorme orage tourne sur la capitale deversant des trombes d eau sur la ville; cela ne nous a pas empecher de sortir et samedi apres midi, nous sommes alles assister a la seance hebdomadaire de la Radio "la Colifata". C est une radio de quartier d une portee de quelques centaines de metres qui est connue dans le monde entier. Elle donne la parole aux patients de l hopital psychiatrique Borda. L un de ses parrains n est autre que Manu Chao notre chanteur tres populaire sur ce continent. Dimanche, nous sommes alles chercher du pain dans une boulangerie francaise, celle de Bruno et Olivier qui font du pain avec fermentation naturelle cuit dans un four a bois datant de 1911 qui etait abandonne depuis trente ans et qu ils ont remis en service il y a 5 ou 6 ans. Bel etablissement et bons produits. Puis apres le repas, nous sommes alles flaner dans le quartier de Palermo voir les etals des artisans locaux avant de visiter le "China Town" local.

4 Novembre 2009: Le soleil est revenu lundi apres midi alors que nous arpentions l avenue pietonne Florida, Ici, surtout ne lachez pas la main de votre femme car avec les centaines de boutiques qui bordent l avenue, vous ne la retrouvez pas!
Apres trois jours chez Sergio et Graziela, nous sommes desormais les invites de Carlito que j avais recu en France l an passe. Sa femme Alexandra est plein d attention pour nous. Hier nous sommes alles visiter le musee militaire Ejercito, c est a dire l armee de terre. de tres belles salles thematiques decrivent la premiere agression anglaise (1806) puis la deuxieme (1830) mais celle de la guerre des Malouines nous permet de mieux comprendre le traumatisme encore present dans la memoire de ce pays. Aujourd hui, nous avons (re)visite le musee de l aviation et des modeles reduits d avion. Parmi les "grands" nous sommes retournes voir l unique exemplaire au monde du Late 25, l avion utilise par Guillaumet, Mermoz et St Exupery.

9 Novembre 2009: deja 5 jours que je n ai pas mis a jour le blog. L aPatagonie, on en revait, on y est.  Apres seulement 17 h de bus nous avons pose nos sacs a dos a Puerto Madryn, pres de la peninsule de Valdes. Cette endroit possede deux golfs, un au nord et un au sud; c est ce dernier qui nous interesse, c est ici que les baleines franches australes viennent mettre au monde leur bebe, ce qui en fait la plus grande maternite du monde puisqu on estime a 800 le nombre de baleine qui viennent ici. Nous avons donc prisd le bateau pour aller voir cela de plus pres, on a meme cru qu on allait chavirer quand l une de ces inoffensives petites betes est venu passer juste sous la proue du bateau. Puis on a vu les elephants de mer, qui, par centaines se dorent au soleil en bordure de l ocean. Puis vinrent quelques pinguoins, des guanacos, des maras. Hier nous sommes alles plus au sud, a Ponto Tombo ou reside la plus grosse concentration de pinguoins de Magellan du monde (on estime leur nombre a 1 million). C est l epoque ou ces petits animaux couvent les deux oeufs qui devraient eclore d ici quelques jours et ici, le seul probleme est de faire attention a ne pas marcher sur les pinguoins, Sur 4 km de plage jusqu a 1 km de la mer, il y en a partout, partout, partout. Cote meteo, c est toutes les saisons chaque jour; printemps ete, automne, hiver, ca depend du vent et de la couverture nuageuse. Bon je vous laisse, 30 h de bus nnous attendent pour descendre a Ushuaia.

11 Novembre 2009: ca y est, on est tout en bas, "el fin del mondo" (le bout du monde) comme on dit ici. mais pour meriter cela, on s est  tape  33 h de bus depuis Puerto Madryn (1500 km), passe deux fois la frontiere entre le Chili et l Argentine, (et oui, regardez la carte, vous allez comprendre), pris le ferry  (la terre de feu est une ile) et on est arrive sous une tempete de neige et  -1 degre a 11 h du soir, vide, completement abasourdi mais content. Ushuaia signifie "la baie ouverte a l ouest". Quand on voit la ville entouree de montagnes aux sommets enneiges, on se dit qu Ushuaia ca se merite et que ceux qui sont arrives en avion ont loupe quelque chose. Aujourd hui, on a visite la ville et pris le bateau pour faire un tour un peu plus bas, sur le canal de Beagle, le plus grand cimetiere de bateau du monde, histoire d aller dire bonjour aux pinguoins, phoques et autres cormorans. Cote meteo, on a de tout, beau temps le matin avec ciel bleu, puis a midi ca se couvre et l apres midi il neige. Le soir, le ciel se decouvre a nouveau. La temperature va avec le temps et on a donc 4 saisons chaque jour. Actuellement, la duree du jour est tres longue et va atteindre 20 h dans un mois, alors on en profite au maximum. enfin pour ce qui est des "snowbirds", c est un peu loupe car on ressemble plutot a des pinguoins, engonces dans nos vestes et nos bonnets. La ville est tres animee et c est vraiment le lieu de recontre des touristes du mone entier; on entend parle toutes les langues et accessoirement l espagnol. Vendrdei, on reprend la route, d abord jusqu a Rio Gallegos en retournant sur nos pas (pas le choix, il n y a qu un bus et qu une route) en repassant les frontieres et le ferry, puis on change de bus et direction El Calafate. Depart a 5h du matin et arrivee (prevue) a minuit. On amorcera donc la remontee.

Vendredi 13 novembre: Petite precision tout de meme, Ushuaia a depuis tres longtemps une vocation touristique puisque deja, au debut du XXe Siecle, cette ville etait un bagne. Alors bon, bien sur, a l epoque ils ne venaient pas de leur plein gre mais ils ont profite de la nature a l etat sauvage ( pietre consolation quand on sait la peine qu ils enduraient).
Aujourd hui donc, chemin inverse. Nous avons quitte Ushuaia a 5 h du matin et franchi le "Paseo Garibaldi" sous la neige en serrant les fesses sur le siege du bus que rien ne semblait pouvoir arreter. On a retrouve le soleil des les Andes franchies meme si la chaleur n est toujours pas la. De nouveau deux fois la frontiere avec le Chili et le ferry entre les deux . Halte forcee de 5 h a Rio Gallegos et si tout va bien, ce soir on dormira a El Calafate.

Lundi 16 novembre: le journal d ici titre " un climat atipique maintient le froid sur la Patagonie", c est bien notre chance nous etions venus chercher la chaleur! Nous sommes a El Calafate, petit village au pied de la cordillere qui tire son nom d un arbrisseau a fleurs jaunes qui donne des baies noires servant a faire de la confiture. Bon, on ne va pas se plaindre alors que l on a sous les yeux l un des plus beaux spectacles que peut nous offrir notre planete. Le Perito Moreno est un glacier gigantesque qui avance a raison de deux metres par jour au centre d un front de plusieurs centaines de metres de large ( je pense environ 2 km). C est l une des terminaisons du glacier "Hielos Continetales" qui fait environ 500 km de long, a cheval sur l Argentine et le Chili. Voir ce mur de glace avance, craquer avec un bruit de tonnerre, voir des blocs de plusieurs dizaines ou centaines de tonnes tombes dans le Lago Argentino est un spctacle qui a lui seul merite un voyage en Argentine. Hier, on est alle manger dans une Estancia  de plusieurs milliers d hectares distante d une cinquantaine de kilometres d El Calafate dont la limite ouest est la frontiere Chilienne et la limte est, le lago Roca. Completement isole, ils vivent de l elevage du mouton et de la vache et du tourisme. La parilla de cordero etait succulente. Dehors, on peut observer des aigles Cara Cara qui se posent jute devant nous, les condors qui tournent dans le ciel en attendant le dejeuner, des lievres en quantite et bien d autres animaux. Mardi a 3 h du matin, on prendra le bus pour Esquel. L arrivee est prevue jeudi a 6 h du matin.  Deux bonnes nuits en perspective!

Jeudi 19 novembre: Nous sommes arrives a Esquel a l heure prevue non sans encombres puisque le bus qui devait nous emmener de Rio Gallegos a Comodoro Rivadavia avait 3 h de retad ce qui comprommettait notre correspondance  pour Esquel. Mais on est arrives juste a temps pour descendre d un bus et monter dans l autre. A Esquel, deux choses sont a voir, la "Trochita" et le parc national des Alerces, ces arbres geants dont on estime l age a 2600 ans (rien que ca). Aujourd hui, on a fait la Trochita. C est un petit train a vapeur enregistre au patrimoine national, son nom signifie "voie etroite" et donc, deux heures durant nous avons parcouru les montagnes dans des wagons de bois au confort sommaire tires par un locomotive a vapeur BALDWIN de 1922 a la vitesse epoustouflante de 25 km/h. En fait, le parcours consiste en un aller et retour entre la gare d Esquel et celle de Nahuel Pan, village d indien Mapuche perche sur les hauteurs. La, on descend, on visite un petit musee dedie a ce peuple (tres interessant) puis on remonte dans le train dont la locomotive a fait demi tour et on rentre a Esquel. C est la sequence nostalgie entre coups de sifflet et jets de vapeur.  Initialement, on avait prevu de visiter le parc demain mais voila que la pluie a fait son apparition et visiter 7h durant un parc sous la pluie ne nous enchante pas plus que ca, donc il est possible qu on prenne la route du Chili des demain.

Dimanche 22 novembre: Nous sommes au Chili, a Castro,dans l ile de Chiloe peuplee d indiens Mapuche. C est tres joli mais malheureusement il semble qu une bonne partrie de la poulation vive en dessous du seuil de pauvrete. Quelques difficultes pour rentrer dans le pays; dans le bus qui nous transportait d un pays a l autre,nous avons fait la connaissanc d un couple de jeunes francais. A la frontiere,cote chilien,ca a ete fouille en regle et alors que tout semblait termine,ils ont interpelle le jeune compatriote pour interrogatoire et au bout d une heure,ils nous ont fait repartir sans lui et sa compagne qui, bien sur a demande a rester avec lui. Depuis aucune nouvelle bien que je leur avais  demande de nous informer via internet. ca a plombe un peu l enthousiasme. Apres une nuit a Perto Montt, nous sommes partis vers le sud dans cette tres belle ile. A lattitude comparable,c est le jour et la nuit avec l Argentine. Ici,tout est vert, avec de grands arbres et une vegetation importante partout. Les maisons sont construites en bois,hors sol a cause de l humidite.Des cascades descendent vertigineusement des montagnes dans des lacs immenses. Depuis la fenetre de notre chambre qui donne sur la baie de Castro, on observe les dauphins qui font des ronds dans l eau. Particularite de cette ville, les palafitos,ces maisons en bois peintes de toutes les couleurs et posees sur des pieux en bois plantes dans l eau. Il fait beau mais frais. Aujourd hui, on est alles se promener dans l ile de Quinchao toute proche ou les maisons ont garde leur caractere ancestrale, recouvertes des pieds a la toiture avec des ecailles d alerce. De la baie d Achao,on voyait tres bien les Andes avec les cimes enneigees. Demain,on remonte vers le nord,et vers lesoleil.

Dans l ile de Chiloe, nous avons essaye le Curanto. Non, ce n est pas un nouveu sport ni une danse locale, c est le plat typique de l ile. Pour preparer, vous faites un trou dans la terre, vous y deposez des pierres chauffees, des feuilles, des algues, des moules, du poisson, un morceau de porc, des saucisses, du poulet et des palourdes  vous aissez cuire et servez chaud, avec un petit vin blanc, c est delicieux!
Precision interessante, les hommes et femmes d ici pretendent que les vertus aphrodisiaques du Curanto releguent le Viagra au rang de graine de Perlinpinpin!

Mardi 24 novembre: nous sommes a Valdivia. En 1960, cette ville a subi l un des plus groa tremblement de terre que la planete ai connu, ce qui laisse apparaitre des disparites impressionnantes au niveau de l architecture. Une chose ici nous a amuse, le mercado municipal. situe en bord du fleuve, les marchands de poisson lancent leurs dechets derriere eux, directement dans la gueule des lions de mer qui attendent sagement sur le quai. Et si ces grosses betes ratent la proie, il y a toujours un cormoran, un pelican ou une mouette pour lui chiper. Du recyclage intelligent en somme! A part cela, il pleut et on attend le soleil avec impatience. De toute facons, ce soir on remonte a Santiago, il parait que la bas, il fait chaud.

Jeudi 26 novembre: ca y est, on tient le soleil, et quel soleil! Hier on est passe directement de la Parka au tee-shirt. D abord a Santiago; belle ville avec de nombreux monuments. En descendant du bus de nuit, nous avons pris le metro pour aller visiter la "Chascogna", la troisieme maison de Pablo Neruda, tres interessante et une visite chargee d emotion pour qui connait un peu ce grand homme. Ensuite, en flanant, nous avons rejoint le palais de la Moneda, en souvenir du 11 septembre 73 ou la junte militaire sous les ordres de Pinochet et armee par la CIA  avait attaque ce palais et pousse le President Salvador Allende au suicide. S en suivirent des annees de dictature, des centaines de mort et de tortures. Au soir, nous avons rejoint Valparaiso histoire de marcher sur les traces de Corto Maltese et voir si un vieux cap hornier  ne serait pas a trainer le long des quais. Encore une belle ville, classee au patrimoine mondiale de l humanite, avec ses nombreux funiculaires qui permettent de partir a l assaut des "cerros", ces collines qui constituent le support de la ville. Comment ne pas etre sensible au charme de ces ruelles defoncees serpentant entre les maisons dont les facades multicolores faites de crepis ou de toles  s offrent a notre regard. La encore, une maison de Pablo Neruda, la "Sebastiana". Katy a essaye de lui parler en le prenant par la main, il en est reste de bronze! Puis un musee a ciel ouvert, la une place ornee de statues ou de jets d eau, une maison richement sculptee qui rappelle l epoque ou la ville avait batie sa richesse en devenant le port ou tous les Cap Horniers faisaient halte. Puis le canal de Panama fut ouvert  et les richesses s envolerent; la ville s est endormie avant de se reveiller au tourisme. Aujourd hui, en arpentant les ruelles du cerro Conception, on a  l impression d etre a Montmartre un jour d affluence, on y parle toutes les langues. Des funiculaires, je n en avais jamais vu autant, ils sont au nombre de 15  et datent  tous d un siecle environ. Le premier fut construit en 1883. C est un vrai plaisir que de les emprunter, et beaucoup plus reposant que de grimper des centaines de metres a forte pente. Il y a bien longtemps que je voulais visiter cette ville mythique, je ne suis pas decu, elle est telle que je l imaginais. demain, on va repartir arpenter la ville en tous sens, et s amuser a la regarder  depuis ses "ascensors" bringuebalants.

Lundi  30 novembre.Bon, on refait le point. Vendredi, nous etions a Valparaiso et on se peomenait en attendant notre bus de nuit pour La Serena. A proximite du mache aux poissons, dans le quartier du port, un picpoket m a decide a changer ma vieille bourse toute decousue, il a du etre bien decu en decouvrant son butin, environ 200 pessos soit moins de 30 centimes d Euros. Nous sommes arrives a La Serena vers 7 h du matin et 1 h plus tard on partait en direction de Vicuña, havre de paix situe a 60 km. La, la Señora Ana nous a recu dans son Hostal, au milieu des chats et des fleurs. Deux jours de calme, loin des bruits de la ville. Vicuña est situe a 700 m d altitude, dans les preAndes dans la vallee du Rio Elqui. C est une oasis de verdure entouree de montagnes pelees ou ne poussent que des cactus. C est aussi l endroit ou les Chiliens font pousser sur des milliers d hectares le raisin de Moscatel pour produire le Pisco qui permet de faire l aperitif national, le Pisco Sour. C est un veritable delice pour lequel on a bien du mal a se moderer. D ailleurs, on a visite la cooperative CAPEL (Coop. Agricole Pisco Elqui Limited) ou l on  nous a explique en detail le processus de fabrication, depuis la selection des raisins jusqu a la mise en bouteille. Ensuite est venu le moment de comparer avec notre Cognac national, hic! Hier, nous sommes alles plus haut, vers 1300 m voir un petit paradis nomme Pisco Elqui, un village de mille ames puis a pied, nous sommes redescendu vers Monte Grande, au confluent des Rios Elqui et Turbio; c est ici qu est nee et enterree Gabriela Mistral, prix Nobel de litterature 1945. Autour de cette vallee qui enregistre 330 jours de beau temps par an , les chercheurs du monde entier ont implante de nombreux telescopes et organisent des visites la nuit tombee. j y suis alle pour m inscrire et comme par chance, pleine lune oblige, les observatoires sont fermes. Il reste que dans cette vallee, de nombreux temoignages attestent de la presence d extraterrestres, ce qui n a pas manque d y attirer des communautes esoteriques et leurs gentils allumes.



Mercredi 2 decembre: et oui, deja decembre. C est vrai qu ici, on ne peut pas se tromper, on est entoure de gens sortant des magasins en tee shirts, lunettes de soleil et tongs avec les bras charges de paquets emballes dans du papier de Noel! Lundi, on a visite La Serena, belle ville, station balneaire reputee avec un belle plage de sable fin. Au centre de tres beaux monuments dont la Mairie et son splendide patio. Puis on a pris le bus de nuit pour Calama ou l on est arrive au petit matin. En cours de route, on voyait les observatoires astronomiques sur les montagnes dont celui de la Silla. Ensuite on a pris le bus pour San Pedro de Atacama distant de 105 km. On a pris 2400 m d altitude en une journee avec un passage a 3350 m. On a commence a carburer au Diamox et Paracetamol, c est plus prudent. San Pedro est une oasis perdue en plein desert de l Atacama a 50 km de la frontiere bolivienne. D ou que l on soit, on peut voir le Volcan Licancabur qui fait frontiere entre les deux pays du haut de ses 5916 m. Il est superbe, majestueux, il a vraiment fiere allure. Aujourd hui on se repose en visitant le village et sieste obligatoire car ici, entre 12 et 16 h, il vaut mieux se mettre a l ombre et boire beaucoup, la chaleur est etouffante.



Jeudi 4 decembre: A San Pedro, si vous retirez les agences de tourisme, il ne reste que quelques restaurants, deux a trois boutiques de produits artisanaux  "soit disant" fait main, une belle eglise, un joli centre bourg et une peripherie qui ressemble fort a un bidonville. On voit peu d autocthones et beaucoup de routards. Hier, nous sommes alles avec un tour operator sur le salar d Atacama, des milliers d hectares de sel et tres differents quand a la surface des autres salars que nous avons deja vu, Ici, impossible de faire deux pas sans  se tordre une cheville donc suivre les chemins balises qui menent a la lagune Chaxar pour observer les flamands roses. Puis, sur la piste en direction de l Argentine, nous avaons tourne a gauche et monte lentement a 4200 m pour voir les lagunes Miscanti et Meñiques, superbes au pied des volcans. la, quelques flamands et canards barbotent et un jeune renard pas farouche est venu nous saluer. Ensuite on est redescendu a 3500 m pour visiter le village indien de Socaire son cimetiere colore et sa vieille eglise puis nous sommes alles a Toconao, plus bas, pour voir le systeme d irrigation en detournant l eau d un torrent, realise par les cultivateurs pour amener l eau sur leur terre. Une journee bien remplie. Aujourd hui, je suis a Calama pour visiter la mine de cuivre a ciel ouvert de Chuquicamata. Vous serez sans nouvelles de nous quelques temps car si tout va bien, nous passons demain en Bolivie te traversons en 3 jours le desert du Sud Lipez pour rejoindre le salar d Uyuni et nous risquons d etre retardes par les elections presidentielles en Bolivie.



Samedi 5 decembre: bon ben voila, on est bloque!!! quand passera t on en Bolivie? Hier, je suis alle visister la mine de cuivre de Chuquicamata pres de Calama, c est la plus grande mine de cuivre a ciel ouvert du monde, le trou fait 5km de long, 3 km de large et 1 km de profondeur. Je ne vais pas detailler ici la visite, j aurais l occasion de faire un article specifique sur la mine. Aujourd hui, on va flaner en ville et croiser les doigts pour partir demain. En attendant, on patiente en ville ou c est la fiesta avec un groupe folklorique particulierement dynamique.





Mardi 8 decembre: On retrouve la civilisation. Je vous avais quitte alors que nous etions dans l incertitude du depart et puis dimanche, les oracles etaient avec nous. alors, des l aube, on a pris la piste vers la frontiere bolivienne au pied du volcan Lincamcabur a 4200 m. Ca a ete un peu brusque et le souffle nous manquait. A la frontiere, on a troque le minibus pour un 4x4 en compagnie de 2 jeunes allemands et Sandrine, une manselle. Et puis route vers les lagunes en traversant le desert du sud Lipez. D abord la Blanca, puis la Verde avant de faire route vers les geysers "sol de mañana" particulierement actifs. Quelques passages vers 4800 m et de la, nous avons rejoint la laguna Colorada quelque peu envahie par le borax. Apres une bonne nuit reparatrice dans un hotel au confort "spartiate" nous avons repris la route vers l arbre de pierre puis les lagunes Charcota, Onda, Hedionda et Cañapa avant de dejeuner au pied du volcan (actif) Ollague. de la, route vers le salar de Chiguana et le village de San Juan pour un repos bien merite dans un hotel de sel. Aujourd hui, depart a 5 h du matin pour voir le solsil se lever sur ls plus grand salar du monde, celui d Uyuni. Ensuite direction vers le centre du salar pour visiter l ile Incahuasi (isla pescado) que nous n avions pu visiter en 2007 le salar etant recouvert d eau. cette ile est magnifique, couverte de 13.000 cactus candelabres dont certains affichent du haut de leur 12 m de haut l age respectable de 1200 ans (croissance, 1 cm par an). De la, direction Cochani ou des ouvriers travaillent tres durement et vivent de l exploitation du sel pour quelques bolivianos dans des conditions impensables, dans le froid ou sous un soleil de plomb et toujours en se protegeant la peau et les yeux de la brulure du sel et de la reverberation du soleil.  Enfin, nous voici a Uyuni sous un soleil brulant a 3700 m d altitude, on respire un peu mieux. Cette nuit, on reprend la route vers Oruro en esperant trouver un bus pour Arica au Chili afin de passer au Perou par la cote.

Jeudi 10 decembre: a l aide d un bus de nuit, nous avons quitte Uyuni pour Oruro. On pensait en profiter pour combler notre manque de sommeil, erreur; le bus etait vetuste et la piste defoncee, resultat, on est arrive a Oruro mercredi vers les 4 h la tete dans le c.. .J ai cherche durant 4 heures une compagnie pour nous emmener a Arica et vers les 9 h, une femme me courait apres dans les allees du terminal au milieu des gens qui dormaient a meme le sol et me dit: " j en ai un". Comprendre: une compagnie venait de se decider a faire un bus sur le Chili. On a donc pris un premier bus en direction de La Paz puis on a change en plein Altiplano pour un autre qui filait vers Arica. Le passage de frontiere s est fait a 4647 m , sortie des bagages, controle, rechargement des bagages et a cette altitude, 15 kg en pese le double. PICT0902Heureusement, le cadre etait enchanteur: en toile de fond, le lac Chungara et deux volcans, le Parinacota (6542m) et le Sajama (6340 m). Et puis on descend durant des heures sur une route en lacet dans la file de camions et de bus au milieu d un decor somptueux. On est arrive a Arica hier soir a la nuit dans un petit hotel tenu par Marie Jeanne, une francaise mariee a un Chilien et ce PICT0915PICT0909PICT0905PICT0906matin, en ouvrant la porte de ma chambre, je suis tombe nez a nez avec mon voisin de la chambre d en face qui n est autre que Michel Vezien, de Saint Sauvant a 4 km de mon domicile; le monde est petit.  Arica est une belle ville situee en bord du Pacifique a la frontiere avec le Perou. Entre autre monument, nous avons visite l ancien Centre des Douanes, construit par ...Eiffel. Du haut du promontoir rocheux qui jouxte la ville et haut de 130 m on a une vue splendide sur la  cote, la ville et le desert tout proche. Demain, on prend le train pour passer au Perou. On remonte...

Vendredi 11 decembre: ca y est, on est au Perou, a Arequipa, la ville blanche. On est parti ce matin d Arica a 9 h et on est arrive a Tacna au Perou a 8 h apres une heure de route ( si c est possible, avec le decalage horaire entre les deux pays).
 365 km plus loin, on est arriver apres avoir traverse un desert avec quelques oasis et un relief vertigineux. Le volcan Misti est la, majestueux, qui surplombe la ville. Bon, on a faim, alors a plus.

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Lundi 14 decembre
: Toujours a Arequipa pour une visite plus detaillee de cette belle ville. Samedi et dimanche, nous etions en visite au cañon de Colca, le plus profond du monde avec 3400 m de denivele et 100 km de long (celui du Colorado est plus long mais moins profond (1600 m et 350 km)). Pour y arriver, passage obligatoire d un col a 4910 m puis on descend sur Chivay, notre etape. L apres midi, nous sommes alles faire trempette aux thermes de la ville dans une eau sulfureuse a 38 degres (elle sort du sol a 85 degres); c est tres agreable de se baigner dans cette eau chaude dans un cadre magnifique. 5 piscines couvertes ou en plein air sont a la disposition des amateurs.Puis dimanche, depart a 6 h pour le cañon. La visite se deroule entre 3800 et 4400 m. Des milliers de terrasses
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amenagees avant l epoque inca bordent le cañon de chaque cote avant qu il ne retrecisse en vertigineuses parois. Quelques villagessont implantes tout le long de la vallee dont certains ne sont accessibles qu a pied par des chemins de montagnes. Les lamas, chevaux, anes et vaches broutent en liberte. des cascades degringolent des hauteurs pour alimenter le rio Colca. Les fermiers locaux labourent avec des boeufs et une charrue au soc de bois pour semer feves, pommes de terre, colza, luzerne sur de petites parcelles. De nombreux arbres fruitiers permettent a la population locale de faire un peu de commerce. Cote faune, lezards, Colibri geants, viscachas, aigles et condors frequentent les lieux. Si nous avons pu observer les aigles de pres, les condors sont restes discrets et a defaut de les detailles, nous avons pu contempler leur vol. Dimanche soir, retour a Arequipa et visite nocturne de la ville. Lundi, au reveil, en ouvrant nos volets, nous avons eu l agreable surprise de voir un Colibri qui a fait son nid juste sous notre fenetre. Ici on les appelle des "picaflores", facile a traduire.
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Jeudi 17 decembre: on a bien avance. Avec le bus de nuit, mardi matin nous etions a Paracas pour contempler le "candelabre" de 200 m de haut sculpte dans l argile de la peninsule et visible a 15 km en mer. On sait peu de chose de la civilisation qui l a trace si ce n est qu il vivait ici avant lers incas. Puis avec le bateau on est alle aux iles Ballestas reserve naturelle pour les phoques, les pinguoins, les Sterns et les cormorans ( ils sont entre 22 et 24 au metre carre soit plus d un million). Tout ce beau monde cohabite en paix. La visite terminee, nous avons repris le bus pour Lima ou nous avons passe la nuit. Mercredi matin, petite promenade dans le quartier de San Isidro ou nous nous sommes delectes d une bonne "piquante de langoustinos" avant de reprendre le bus pour Chimbote. La, arrives a 21 h et compte tenu de l odeur de farine de poisson nauseabonde qui plane sur la ville, nous avons pris le premier (et seul) bus pour Caraz ou nous sommes arrives ce matin. Nous sommes a plus de 2500 m d altitude. Pour aboutir ici, nous avons longe la vallee coincee entre la cordillere noire a l ouest et la blanche a l est. la Cordillere Blanche est classee patrimoine de l humanite et des qu un trou dans les nuages nous le permet, nous la contemplons avec admiration. C est un endroit tres sensible au seisme puisque qu en 50 ans, cette vallee a ete frappee deux fois. 1962, Yungay fut rasee. En 1970 a Huaraz, a l entree de la vallee, compta 80.000 morts, Yungay (toujours elle) 30.000 morts et Caraz ou nous sommes fut detruite. Cette vallee permet, grace a son climat, la culture des fleurs comme l oeillet et de nombreux arbres fruitiers. Caraz est calme, et nous nous promenons en tee shirt alors que je viens d apprendre que la Vienne est sous la neige. Le marche de la ville est particulierement attirant et je pense que nous sommes les seuls touristes dans cette ville.

Depuis que nous sommes au Perou, j ai de gros problemes avec internet et mettre des photos en ligne est tres difficille, quant a la mise en page, je ne peux pas faire ce que je veux??? Toutes mes excuses.
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Samedi 19 decembre: Nous sommes a Trujillo belle ville du nord Perou depuis 2 jours. Nous etions alles a Caraz pour rejoindre Chimbote par le cañon del Pato (canyon du canard) on n a pas ete decu! Je conseille a toute personne a la recherche d adrenaline de faire ce trajet et a toute personne raisonnable de rester chez elle. Notre guide disait, c est pire que le circuit d Indiana Jones a Disneyland. Moi, je ne le connais pas mais le cañon, ca n est pas un manege et ca dure 4 heures. J ai vraiment cru ma derniere heure arrivee. Et quand je pense que c est le quotidien du chauffeurd de minibus qui fait cette ligne. Bref, on descend pendant pendant deux heures, j avais bien sur choisi une place "fenetre" cote precipisse, la totale quoi. La piste est taillee dans la falaise ( a pic) qui surplomble le rio Santa qui bouilonne 200 m en dessous. Au dessus, des centaines de m de montagnes avec ca et la des eboulements. Pas de parapets, une piste defoncee sur laquelle en regardant par la fenetre, des fois on ne voit que le ravin, c est a dire que les roues passent a quelques centimetres du precipisse. On reprend son souffle en traversant un des nombreux tunnels ou d ailleurs on a failli cartonner un camion en sens inverse car bien sur, pas de place pour deux sinon dans les endroits un peu elargis. J etais tellement crispe sur ma camera que je n ai pense a prendre des photos qu au bout de deux heures, soit quand je me suis detendu en arrivant dans une petite vallee ou se trouve une station hydraulique. Court repis car on en reprend ensuite pour deux heures. A mes cotes, Katy respire tant bien que mal alors que des autochtones ne cessent de blaguer. Pour clore le tout, une stele signale l endroit ou un bus est tombe dans le ravin  et rappelle la longue liste des disparus. Ah, j ai oublie de vous dire, avant de monter dans le bus, on a pris nos identites (normal) et nos empreintes digitales!!!
Le cauchemar se termine donc au bout de 4 h quand on arrive dans la vallee et que l on retrouve le bitume. De la, on a pris un bus pour Trujillo et aujourd hui, on reprend notre souffle sur la plage de Huanchaco, belle petite station balneaire que nous visitons a chacun de nos passages dans la region. Et pour repremdre des forces, diner en terrasse d El Tramboyo d une parrilla de mariscos et d un poisson grille, delicieux.
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Mardi 22 decembre: de Trujillo, le 19 vers midi, nous sommes partis vers le nord, a Chiclayo (decoree des mille couleurs d Noel) pour rejoindre Lambayeque, ville ou se trouve le Musee Tumbas Reales ou sont exposes les objets trouves dans le tombeau du Señor de Sipàn. Ce musee est incontournale, d abord par son architecture qui donne a son aspect exterieur une allure peu commune puis par son contenu et la maniere dont les pieces sont exposees. C est un regal pour les yeux et l exposition est tres ludique. De plus, Luis le guide francais est particulierement interessant et amusant. Bref, si vous passez par la, a ne rater sous aucun pretexte. Et puis nous avons repris le bus en direction de la frontiere equatorienne. Nous avons d aord rejoint Piura dans un bus classique dont le chauffeurd, qui m avait appelle pres de lui pour discuter m a fait promettre de repasser le voir a notre retour; ensuite nous avons pris un minibus conduit par un inconscient dangereux. Sur le toit du bus un passager inattendu attendait le but avec impatience.  Arrives a Tumbes, la ville frontiere, tard le 20 nous y avons passe la nuit ce qui nous a permis de voir la place d Armes, oeuvre d un maire aux gouts... particuliers, et le lendemain, nous avons pris le bus pour passer de l autre cote et rejoindre Guayaquil. Si du cote peruvien les formalites furent "expediees", en revanche, du cote equatorien, elles furent interminables, sans compter les 4 ou 5 controles de papiers et de bagages que nous avons subi dans les 30 premiers kilometres. Au teminal de bus de Guayaquil (enorme, une ville a lui tout seul) nous prenons un bus regional pour rejoindre Manta ou nous arrivons 3 h 30 plus tard soit vers 20 h 30. La, notre fille Sarah nous attend, toute heureuse de revoir ses parents qu elle avait quitte un an plus tot. Nous allons sejourner ici jusqu a debut janvier en attendant de reprendre la route pour la Colombie et le Venezuela.
Manta est une grosse ville et un port important; quelques kilometres avant la ville, nous avons traverse Montechristi. Ce nom ne vous dit peut etre pas grand chose, mais sachez que c est un des deux principaux centres de fabrication du celebre "Panama", ce chapeau de paille finement tisse qui repond a des criteres de fabrication strictes. 

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Samedi 26 decembre:Voici quatre jours que nous sommes a Manta, l eau manque, nous avons eu une coupure d electricite de plusieurs heures, bref, nous apprenons a vivre a l equatorienne. La ville de Manta est interessante, grouillante d activite. On a l impression qu ici les gens travaillent tout le temps et nombre de magasins etaient ouverts le jour de Noel. ces gens ont une gaiete naturelle qui les rend bruyant pour nous. Toute les boutiques deversent dans la rue un flot de musique si fort qu il devient difficille de se faire comprendre a la boulangerie ou a l epicerie. Au Cyber cafe ou je travaille sur internet, les enfants jouent en criant; le bruit est partout, comme attache a vous. Nous avons passe Noel en famille et si nous etions ravis d avoir du foie gras a notre table, ca n etait pas du gout de nos invites. En ville, dans la nuit, des feux d artifice illuminaient le ciel de toutes parts. Hier, nous sommes alles dejeuner chez les parents d Angel, le compagnon de notre fille Sarah. Au menu, une soupe de canard et du canard a l orange accompagne de puree et de riz, c etait bon et l on sentait ces gens heureux de nous avoir a leur table. Ils habitent un quartier pauvre qui semble etre construit sans plan d urbanisme sur une colline desertique. Ici, l absence de pluie rend triste toute chose et la poussiere est une compagne tres affective. de retour dans la cite, nous sommes alles a pied jusqu a la plage, tres belle bien que dangereuse, ou une foule de gens se baignait. La nuit tombe vite et a 18 h la visibilite est tres reduite. 
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Jeudi 31 decembre: Quelques mots avant de changer d annee. Ici, il fait tres chaud, 33 a 35 degres, chaleur moite qui colle a la peau, pas specialement agreable. Comme tous, on prepare le reveillon mais difficile de s imaginer au 31 decembre avec cette temperature. La fete sera tres coloree et tres bruyantes parait il, et accompagnee de feu de joie ou l on immole des figurines en papier appellees "Monigotes", aux effigies diverses representant des hommes politiques, des peoples celebres ou des personnages de bandes dessinees. Cela fait l objet d un veritable commerce permettant a des gens de petite condition d arrondir la fin du mois et occupe toute une place du marche Tarqui. les tarfis vont de 50 cents pour une tete a 20 dollars pour une belle figurine.  Elles sont promenees sur le toit des voitures depuis hier ou affichees devant les maisons et seront brulees avant minuit afin de ne pas emporter dans l an neuf les choses ou les evenements que l on souhaite ne plus voir se reproduire . C est toute une symbolique, j attend cela avec impatience. Et puis je ne voudrais pas terminer l annee sans vous parler d un chat (celui de Angel et Sarah). C est Michifu (prononcer Mitchifou), le seul chat que je connaisse avec une queue d ecureuil et le seul egalement a manger les poignees des poches plastiques que, par megarde, nous aurions laisser trainer. Je vous souhaite un bon reveillon et Bonne Annee a tous!

Pour des raisons pratiques de realisations des pages, j ouvre la suite sous le titre "Carnet de route Saison2" ou je vous invite a nous retrouver desormais.


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