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Redécouvrons notre planète!

Carnet de route "saison 2"

, 03:24am

Dimanche 3 janvier: L activite me manque, il est temps que l on reprenne la route. Ces deux semaines de farniente nous aurons fait du bien, on a repris des forces et c est avec beaucoup de plaisir que nous avons retrouve notre fille Sarah et fait la connaissance d Angel son compagnon. Demain lundi, depart pour Quito ou nous passerons la nuit et mardi, bus pour la Colombie via Otavalo. Cette nouvelle page couvrira donc la partie Colombie et Venezuela plus le retour sur Quito ou nous sejournerons quelques jours. Mais d abord je voudrais revenir sur la "chaude" nuit du reveillon. Nous sommes alles voir les Monigotes exposes dans les rues. Si certains sont bricoles, d autres sont de veritables oeuvres d art qui malheureusement doivent perir avant minuit. Alors elles ont brule entourees des lumieres de milles feux d artifice "sauvages" qui embrasaient toute la ville; tellement embrasee qu au petit matin, dans la partie de la ville ou nous etions, on denombrait deux incendies graves qui ont ravage une maison et un enemble d entrepot de peinture et de produits industriels!!!
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Jeudi 7 janvier: enfin un moment pour mettre le site a jour , evenement attendu si j en crois la courbe de frequentation du site qui a fait un bond vertigineux depuis debut janvier. Lundi 4, nous avons pris la route en direction de Quito ou nous avons passe la nuit. Nous sommes passes du climat chaud semi desertique ou les baobab sont les seuls arbres qui portent leurs feuilles a la vegetation sub-tropicale tres dense ou se melent bananiers, bambous, palmiers, cocotiers ainsi que de tres hautes herbes dont certaines depassent plusieurs metres. En prenant de l altitude, vers les 2500 m, c est une vegetation de type prairie ou paisent des moutons et des vaches que nous auront jusqu a Quito. Mardi matin, des l aube nous avons pris un bus pour rejoindre la frontiere Colombienne via Otavalo et Ibarra. la, c est une suite de canoñns vertigineux avec un climat aride. Quelques cultures sont possibles sur ces plateaux d altitudes grace aux nombreuses sources qui jaillissent de la montagne. Entre Ibarra et la frontiere, phenomene interessant, la population est en grande majorite noire, descendant des esclaves transportes jusqu ici pour remplacer les indiens reconnus comme des etres humains lors de la "controverse de Valladolid". Arrives a Tulcan, ville frontiere, nous nous sommes groupes avec un autre Francais, un Australien et un Colombien pour louer les services d une camionnette plateau bache pour rejoindre la douane. Apres avoir satisfait aux formalites cote Equatorien, j ai voulu change de l argent mais les bureaux etaient fermes.
Alors comme tout le monde, j ai change dans la rue; resultat, je suis tombe sur un gars dont la calculette etait trafiquee Et en echange de 40 dollars, j ai recu 69.000 pesos au lieu de 79.000. On sait que ca existe, on ne se mefie jamais assez.
Puis on est alle a la douane Colombienne dont la machine refusait d enregistrer mon passeport, mais tout c est arrange. De la, minibus jusqu au terminal terrestre d Ipiales ou nous avons pris le premier bus pour Pasto. Les 5 et 6 janvier c est le carnaval "Blancos et Negros", vieille tradition selon laquelle les blancs se peignent la figure en noir et les noirs en blanc afin de montrer a tous que la couleur de peau na pas d importance et ne fait pas l homme.  A mediter!!! A la rescente du bus, un orchestre nous attendait et des jeunes filles nous servaient de la biere.Donc, durant deux jours, impossible de traverser la rue sans se faire graisser du cirage noir sur la figure ou se faire bombarder de talc, de platre ou de mousse.

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PICT0145PICT0149Nous n y avons pas echappe et pour ma part, je me suis fait cueillir dans le hall de l hotel, avant meme de mettre un pied dans la rue. Puis nous sommes alles voir defiler les chars, magnifiques, somptueux, colores. Pensez donc, les 400.000 habitants de Pasco plus tous les touristes venus pour l occasion se retouvent dans le centre ville, la musique, le talc et la mousse qui volent, les gens qui courent, qui crient; un vrai carnaval quoi. Pour l approvisionnement en talc et platre, ils sont tres bien organises: Aux entres de la ville, des camionnetes attendent, bourres de sacs de 50 kg. Des gens viennent acheter les sacs au detail, et les conditionnent en sachets de 500 gr et les vendent dans la rue, il ne reste plus qu au fetard a acheter les sachets et le tour est joue. Le 6 dans l apres midi, avec milles peines nous avons rejoint le terminal  en contournant le carnaval et la nous avons pris un bus pour Popayan. Dans cette partie de la Colombie, on nous a prevenu qu il fallait voyager de jour car les FARC font de frequentes operations noctunes sur la Panamericaine. En 7 h, nous avaons rejoint notre destination distante de 225 km. Voyage tres lent donc compte tenu du relief  particulierement sinueux du trajet. la route passe de 1000 m a 3000 m puis redescend avant de remonter le tout entre de profonds cañons d une grande beaute. Depuis le depart, nous avions remarque le grand nombre de policiers armes jusqu aux dents qui surveillent la route en general et les ponts en particulier. Une heure avant notre but, nous sommes arretes par une patrouille qui fait descendre tout le monde du bus, les femmes a gauche, passeport en main, les hommes a droite, face au bus, mains en l air paume contre le vehicule et jambes ecartees pour une fouille au corps; pas rassurant! On retrouve nos esprits et on arrive a destination, la nuit est deja tombee. Nous voila a Popayan, ville qui a su garder son aspect coloniale, peu de grands immeubles et beaucoup de vieilles maison peintes a la chaux blanche. Il fait chaud, nous sommes a 1800 m d altitude.

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Samedi 9 janvie
r: Nous sommes arrives a Pereira ce soir  et je profite d un bon cyber cafe pour ajouter quelques lignes. Jeudi, nous sommes alles a Silvia  a 3000 m d altitude, petit village indien de l ethnie Guambiano blotti dans la montagne entre deux torrents, tres interessant par les coutumes des habitants qui vivent en communaute de maniere ancestrales, en dehors des regles qui regissent l etat Colombien. Nous sommes arrives alors qu ils preparaient la fete du village on les a donc surpris en plein travail. Mes photos ont ete prises en "cachette" afin de ne pas les deranger et qu ils ne croient pas qu on les considere conmme des phenomenes de foire. ces gens sont habilles de couleurs vives et vous noterez que les habits des hommes et des femmes different tres peu puisPICT0146qu ils sont tous habilles en jupe.

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Vendredi, Nous avons fait un petit tour de Popayan, ville tres agreable avec une superbe place centrale. Puis nous avons pris le bus pour Cali, trop grande pour nous, nous n y sommes restes qu une journee malgre le charme incontestable du quartier colonial de San Antonio ou nous avions elu domicile. Avec 2.5 millions d ames, Cali est la 3e ville de Colombie.

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Pas toujours tres bien frequentee, il est vivement conseille de ne pas s aventurer dans certains quartiers de la ville, meme de jour. Nous avons donc prefere reprendre le bus et poursuivre notre voyage dans cette vallee del Cauca et nous voici donc dans la region des plantations de cafe.

Mardi 12 janvier: Nous avons passe deux jours Pereira, ce qui nous a permis de bien voir la ville et ses illuminations de fin d annee. De plus cette ville possede un tres beau zoo avec pres de 1200 animaux du monde entier. Mais c est surtout ceux du continent sud americain qui nous interessaient et la, il y a de quoi faire. D abord des reptiles avec des iguanes et des tortues, une minuscule grenouille veneneuse, des aligators et des dizaines de serpents depuis le plus petit jusqu a l anaconda de 8 m en passant par les crotales et autres pythons. Le zoo possedait aussi un "Ligre" bete rare issue du croisement du lion et du tigre, On croyait a un canulard, mais non, il parait que ca existe mais celui de Pereira est mort l an dernier. Cote oiseau, en cage ou en semi liberte, ils sont des centaines, Condors des Andes, perroquets divers, etc.

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 Puis on a suivit l "avenue du cafe" . Cette route est absolument splendide. 45 km a serpenter entre les collines couvertes de plantations de cafe alternant avec des bananeraies et des bambouseraies (le cafe poussent entre 1100 et 1700 m d altitude). Il y a des fleurs partout .
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Manizales est une jolie ville perchee a 2500 m sur une arete rocheuse. Avec son expansion, il a fallu amenager les collines et vallees environnamtes, ainsi, le terminal terrestre flambant neuf est en bas de la ville et pour mieux le relier au centre, un telepherique a ete contruit et inaugure en novembre. En 7 mn, il relie le centre et le terminal avec une station intermediaire. On est arrive la apres la feria du cafe, mais visiblement la fiesta n etait pas tout a fait terminee si l on en juge par la population qui deambulait dans les rues lundi. Aujourd hui, on a pris la route de Medellin, la deuxieme ville du pays. 4 h de route pour 180 km berce dans tous les sens sur le siege, pas vraiment du repos. On a quitte progressivement les collines de cafeiers pour une vegetation plus aride puis des pentes couvertes de sapin en prenant de l altitude. Enfin, en approchant de la ville, la vegetation epaisse est de nouveau presente. Nous sommes sur les contreforts de la cordilere des Andes occidentale.
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Jeudi 14 janvier: Medellin, que voila une bien belle ville ornee de nombreux parcs, musee et monuments divers a visiter. de plus, la ville etant toute en longueur, elle est longee par un metro recent, bien pratique pour se deplacer. Deux noms viennent immediatement a l esprit ici, d abord Pablo Escobar, chef du fameux cartel de Medellin qui defraya la chronique dans les annees 80 (depuis sa disparition la "neige" s est faite plus discrete) et le grand sculpteur mondialement connu Botero dont la replique d une trentaine de ses oeuvres ornent une place eponyme au centre de la ville. Nous sommes alles voir une exposition philathelique bien gardee dans les locaux de la banque nationale ou l on nous a accueilli tres gentiment en nous offant une tasse de cafe (de Colombie). L exposition relatait les debuts des timbres postaux jusqu au annees 50 en Colombie et Cuba. Elle change regulierement et couvre le monde entier. Nous avons arpente les rues pietonnes ou l on recontre les eternels petits metiers d amerique du sud, l ecrivain public et le loueur de telephone. La Colombie a 3 operateurs et comme il est tres cher de telephoner de l un a l autre, des particuliers achetent trois telephones, se positionnent dans la rue a des endroits de passage et louent leurs telephones a la "minuto". c est tres pratique et tout le monde y gagne. Cette ville est contrastee, beaucoup de richesse et beaucoup de pauvrete. Difficile de faire 300 m sans qu un mendiant ne vienne vous solliciter. Et puis, dans la rue, une femme ou un homme vous aborde avec le sourrire et vous dit gentiment:" Vous allez vers un endroit qui n est pas bon pour les etrangers, il vaut mieux faire demi-tour" ou " mettez plutot votre petit sac a dos devant vous" alors sagement, vous suivez le conseil. Vous cherchez votre route sur un plan, aussitot quelqu un vient vous aider; Vous buvez un verre a une terrasse, votre voisin vous demande d ou vous venez, comment vous trouvez son pays...l abord est tres courtois est sans tabou. Meddelin, on aime bien!
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Vendrdei 15 janvier: cela fait exactement 3 mois que nous avons quitte la France et le manque de fromage, de charcuterie, de vin et de pain commence a se faire sentir, on ne se refait pas! Hier, nous sommes alles a Santa Fe de Antioquia, a 1 h 30 de bus de Medellin, c est l ancienne prefecture du departement d Antioquia qu elle dirigea jusque vers 1880 avant de ceder la place a Medellin. Puis elle s est endormie pour se reveiller au tourisme ces dernieres annees. Il en ressort une ville typiquement coloniale au charme extraordinaire, hors du temps ce qui fait un excelent but de voyage. Attention cependant, cette ville est un veritable "four" et les 40 degres y sont frequents (on y a eu droit). heureusement, les ruelles pavees de galets sont etroites et ombragees ou les hamacs ne sont jamais loin et la place centrale offre ce qu il faut pour se reposer sous les grands arbres. De la, nous avons pris un petit bus pour aller voir le "puente del Occidente" bel ouvrage d art datant de 1932 qui enjambe le rio Cauca avec ses 291 m de tablier a voie unique double d une voie pietonne de chaque cote. il peut porter jusqu a 255 tonnes!
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Vendredi. nous avons repris le metro pour aller visiter le Pueblito Paisa, c est un petit village traditionnel construit au sommet d une colline en pleine ville. A valeur educative, ce village musee se viste et permet de voir comment vivait les gens au 19 siecle. Tout serait pour le mieux si les cabanes des vendeurs de glace n encombraient a place centrale. Apres cela, nous sommes alles visiter le jardin botanique, remarquable avec des dizaines d orchidees (Medellin est la ville des fleurs) des arbres superbes dont certains etaient habites par des iguanes et une cage a papillon dans laquelle on rentre pour les observer.
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 Mais deja nous devons quitter Medellin. On gardera le meilleur souvenir de l hostal Medellin  et de Claudia sa patronne. Accueil chaleureux et souriant, une bonne ambiance, les discussions du soir entre routards sont interminables et surtout les chambres et sanitaires sont propres et l eau est toujours chaude. Dans la gamme d hotel que nos finances nous permettent , c est l un des mieux que l on ait trouve depuis trois mois. La cuisine tres complete mise a notre disposition nous permet de preparer petit dejeuner et diner que nous prendrons sur la terrasse au milieu des arbres et plantes.
Le metro et le supermarche sont a deux pas, qui dit mieux.  Claudia, merci et  on t embrasse.
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Dimanche 17 janvier: on est arrives a Cartagene (des indes) samedi matin, le temps de trouver un hotel en plein coeur de la vieille ville et nous sommes alles admirer les fortifications, les maisons, les balcons de bois, les places et bien sur le port. La ville est tres bien restauree, ils ont compris tout le benefice qu ils pouvaient retirer du tourisme. La mer caraibe est superbe passant du vert au bleu selon la profondeur. Et puis on a rencontre Genevieve et Francois, dans un restaurant, faute de place, ils sont venus s asseoir a notre table. Le courant est passe immediatement. Ils parcourent le monde a bord de leur voilier depuis que l heure de la retraite a sonne. J ignore quand, mais je pense qu on se reverra. En attendant, afin de vous faire rever, voici le lien de leur site, http://www.croisieres-ultreia.com/ depaysement garanti. Aujourd hui, on a pris un tour operator pour visiter les iles du Rosaire qu on dit merveilleuses (55.000 pesos + 12.000 pesos pour acceder au port). On a embarque a 8 h 30 en direction d un ilot ou se trouve un aquarium pour la visite duquel il fallait ajouter 15.000 pesos, donc on a attendu les autres vu que le seul chemin pietonnier de l ile faisait 100 m de long et on est reparti sur le bateau qui nous a emmene a Playa Blanca, sur la presqu ile de Baru pour dejeuner (inclus) et se baigner pendant 1 h!!! Bref, c etait tres beau, les ilots, les palmiers, la mer et la plage mais 67.000 pesos/pers.  (environ 25 euros) pour une assiette de poisson et 1 h de trempette, ca nous reste un peu en travers de la gorge! On previent donc les futurs visiteurs, car cette plage est accessible en bus!!!
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Mardi 19 janvier: Nous sommes a Santa Marta depuis hier, ville de 320.000 habitants, port important puisque porte containers et bateaux de croisiere y font halte. Belle plage egalement dont nous avons profite hier des notre arrivee car ici, la temperature flirte avec les 30 degres (a l ombre) toute la journee. C est le pays de Gabriel Garcia Marquez, le grand ecrivain colombien et son village natal n est pas loin. Notre repos sera de courte duree car nous reprenons le bus a midi pour le Venezuela, avec un peu d angoisse tant ce pays nous a ete decrie par les gens avec lesquels nous en avons parle. On verra bien et comme rien ne nous oblige, il nous est facile de faire demi-tour si nous nous sentons en danger.
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Vendredi 22 janvier: Nous voici de retour a Santa Marta en Colombie, notre passage au Venezuela fut de courte duree, recit: mardi nous prenons un bus Expresso Brasilia qui part en retard (1h) pour le Venezuela. On passe la frontiere Colombienne puis la Venezuelienne et alors que toutes les demarches semblent terminees, un jeune homme en civil rentre dans le bus nous demander 10 Bolivars par personne afin d eviter la fouille des bagages et ainsi accelerer le passage de la frontiere. Tout le monde donne sans discuter, moi, je demande des explications, savoir si c est legal, pas de reponse, je refuse donc le "racket". Le chauffeur du bus est catastrophe, il me donne l ordre de regagner mon siege en me disant que je prend des risques et que je ne sais pas de quoi ces gens la sont capables! Bref, on passe et quelques heures plus tard, le bus nous depose sur un trottoir, en pleine nuit, quelque part dans Maracaibo, reputee la ville la plus dangereuse du pays. Nous n avons pas d argent (j ai refuse d en changer au noir a la frontiere), un policier appelle un taxi qui nous emmene faire le tour des distributeurs. Sur 5, aucun ne fonctionne avec notre carte malgre le logo Visa. Le taxi accepte des Dollars et nous emmene au terminal de bus ou nous passerons la nuit sans manger ni boire ni se laver. Comble de bonheur, la nuit, les toilettes des terminaux sont fermees. A 5 h du matin, on prend un bus pour Caracas (alors que nous devions aller a Coro) le chauffeur accepte les dollards et nous rend la monnaie en Bolivars ce qui nous permet d acheter a boire et un paquet de gateaux.
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Ce bus doit arriver a Caracas vers 15 h, cela nous donnerait le temps de regler le probleme de la carte Visa. Malheureusement, le bus tombera en panne deux fois et la deuxieme, nous ferons du stop vers un bus de passage pour arriver a la capitale a 21 h. La, la carte ne fonctionne toujours pas et je trouve un commercant qui accepte de m echanger quelques Euros. Nous prenons un taxi, trouvons un hotel et un restaurant. Jeudi matin, on part au centre ville faire les banques pour trouver un solution. A la deuxieme banque, on m explique qu en fin d operation on doit ajouter les deux premiers chiffres de sa piece d identite. Je tente avec ceux de non passepeort, ca marche mais seulement dans cette banque. Nous decidons donc de faire demi-tour  et le soir meme nous prenons un billet chez Epresso Amerlujo (excelente compagnie) qui elle part avec 1 heure d avance puisque tout le monde etait la et avait fait controler ses bagages par les policiers. Ce matin, nous sommes reveilles a 6 h par un policier pour controle d identite apres quoi le chauffeur invite l ensemble des passagers a rassembler 10 Bolivars par personne pour eviter la fouille. Nous serons exemptes de la quete en qualite d etrangers. Ce scanario se reproduira trois fois avant la frontiere avec trois patrouilles differentes. Puis arrives a la fromtiere, il nous faudra debourser 55 Bol par personne pour obtenir le tampon alors qu un panneau precise que les formalites sont "Totalement gratuites". Dans la salle d attente, mon telephone sonne, c est Francky de France Bleu Poitou pour la carte hebdomadaire; il tombe mal mais son appel nous reconforte. Enfin nous passons en Colombie avec un grand soulagement. A Santa Marta, tout s arrange, nous trouvons un hotel sympa et un bon restau apres un petit tour a la plage. Ce que nous pensons du Venezuela: des gens tristes et desagreables, des rues sales et defoncees (le passage de frontiere est quant a lui un nid de poule sur des kilometres) des bus en piteux etat et cependant quelques beaux monuments modermes ou anciens tres bien renoves et entretenus. Je ne peux m empecher de faire le parallele avec ce que nous avions observe en 71 et 73 dans ce qui s appelait alors la Tchecoslovaquie. Et moi qui me faisait un plaisir de visiter ce pays!!!
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Dimanche 24 janvier: Hier, on a decide d aller faire un tour dans un petit village de pecheurs a 5 km de Santa Marta, tres connus des routards, il s agit de Taganga. Alors on a pris la buseta (1200 P/p soit 0.40 Euros), et en 1/4 d heure on decouvrait la baie de Taganga en passant un col au detour d un virage. ce sont les derniers contreforts de la cordilere des Andes, la sierra nevada de Santa Marta qui se jettent dans la mer. Ce village est une vraie carte postale, palmiers, pagodes, mer calme, rien n y manque; l eau, transparente, est a 28 degres, un bonheur! Apres un bon bain, nous allons deguster une soupe et un poisson frit dans une pagode en bord de plage. On se ruine, le menu et la boisson pour deux 27.000 P (9 Euros). Retour a la plage, je ne me suis jamais autant baigne!

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Aujourd hui, on passe la journee a flaner en ville dans le quartier du marche et a la plage histoire de prendre un dernier bain. Santa Marta est une ville agreable, c est ici qu est mort a seulement 47 ans et enterre Simon Bolivar le "Libertador" du Venezuela, de la Colombie, de l Equateur, de la Bolivie et du Perou. Au marche, l activite va bon train. des petites echoppes couvrent les trottoirs. On peut y manger, y boire et y acheter d authentique copies de tout. De la montre Rolex aux lunettes Ray Ban, en passant par le survetement Adidas, la calculatrice "Kadio" ou la basket a l effigie du petit crocodile. On peut egalement y acheter des milliers de CD ou de DVD, tous issus du piratage.

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Jeudi 28 janvier. Nous voici arrives a Bogota. Nous sommes passes en 2 jours de 0 m d altitude et 34 degres a 2600 m et 15 degres. Nous sommes partis de Santa Marta avec un bus de nuit qui nous a depose au petit natin a Bucaramanga dans un terminal nagnifique, moderne avec sur trois etages, des jardins, des boutiques, les officines des compagnies, un cyber cafe, des restaurants, des ascenceurs etc... Par contre la ville n a pas grand interet. On nous l annoncait comme la ville des jardins et parcs et les seules choses qui ont retenu notre attention sont la Casa Bolivar, musee du Libertador, et la rue pietonne. Ca fait peu pour une ville de 550.000 habitants. Mais peut etre n a t on pas bien cherche. Alors on a repris notre baton de pelerin en direction de la capitale. Nous devions faire la route en 8 h, en fait il en aura fallu 10 h1/2.

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Vendredi 29 janvier
: Nous avons trouve refuge a l hotel Posada del Sol au mileu d autres routards Belges, Coreens, Sud Americains, dans le quartier historique de la Candelaria, a deux pas du centre ville. Hier nous sommes alles visiter ce centre avec le Palais Presidentiel, la Mairie, le Palais de Justice puis nous sommes alles au Musee de l Or dont on dit qu il est un des plus beau du monde. Effectivement, des centaines de pieces des civilisations pre-colombiennes y sont exposees dans un etat remarquable; des videos presentent les differentes methodes utilisees par les indiens pour travailler l or, le cuivre et l argent. Un etage presente l archeologie colombienne et un troisieme les rites chamaniques et offrandes aux dieux. Puis nous avons retrouve Alfonso que nous avions rencontre au cañon de Colca au Perou. Il est venu nous cherche a l hotel et nous a emmene diner en ville. Diner typiquement colombien compose d un Tamales accompagne d une brioche, de fromage (pate cuite) et d une tasse de chocolat chaud. Le Tamales est compose de farine, de riz, de viande de boeuf et de poulet. Le tout est enrobe dans une feuille de bananier et cuit (je suppose) a la vapeur. Servi dans sa feuille, c est delicieux. Puis il nous a fait faire le tour du quartier historique et nous avons decouvert en sa compagnie des petites ruelles pavees que nous nous sommes promis d aller revoir de jour. Merci a Alfonso et son copain Wilson (etudiant en francais) ces quelques heures furent merveilleuses.

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Samedi 30 janvier: la journee de vendredi a ete consacree a une visite un peu plus approfondie du quartier de la Candelaria, puis nous sommes alles visiter la "Quinta de Bolivar"; posee a flanc de coteau, cette maison surplombe la ville et permet d avoir un beau panorama. Les jardins sont traverses de ruisseaux qui se regroupent et descendent dans la ville sous forme d un bassin courant sur plus d un kilometre en profitant de la pente naturelle. on peut imaginer que l architecte a voulu figurer le "sang" du Libertador courant telle une artere dans le corps de Bogota. Nous avons egalement visite la fondation Botero qui outre des sculptures et des peintures du maitre, presente des acquisitions personelles et ainsi, une grande salle est consacree aux impressionistes francais, Renoir, Corot, Manet, Monet, etc... Puis nous avons pris un bus de nuit pour rejoindre San Augustin, coeur d une civilisation pre-inca qui reste mysterieuse et dont les sculptures sont toujours une enigme. Le village est situe a 1700 m d altitude, il y fait doux et le soleil est au rendez-vous.
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Lundi 1 fevrier
: Nous sommes tellement bien a San Augustin qu on a decide de prolonger d une journee. Samedi, l apres midi a ete consacre a la visite du parc archeologique ou sont presentees de tres belles statues de la civisation San Augustin. Puis nous avons quitte l hotel ou nous avait place un peu vite l agence qui nous a mis la main dessus a la descente du bus. Desormais on loge chez Audrey et Taieb, deux compatriotes qui viennent d ouvrir un hostal dans une superbe maison coloniale. Dimanche matin, on est parti en "tour" avec un peruvien, un californien, deux italiens, deux autrichiens et deux colombiens dans une "camionette" pour toute la journee. Au programme, le Rio Magdalena a un endroit particulierement sauvage qu on appelle l Estrecho, Deux parcs de statues de la meme civilisation que la veille, le musee d Obando, et deux chutes vertigineuses, le Salto Bordones (480 m) et le Salto Mortiño (+ de 200 m). Journee tres chargee, eprouvante pour les fesses mais tres enrichissante.PICT0109PICT0167
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Ce matin, on est alle au marche de San Augustin ou, contrairement au reste de l Amerique latine, les gens se laissent photographier et font meme parfois les pitres devant l objectif. Les etalages de fruits et de viandes valent le detour et que dire de la dame qui d une main alerte prepare la "gelatine". Nous allions y chercher des Pitaia, fruit succulent aux vertus laxatives. On a achete du cafe (Colombien). Toute la population des alentours s etait donne rendez vous et arrivait en voiture a cheval, en moto, en "chiva" ou camionnette. Puis on a pris une de ces camionnettes qui peuvent transporter 14 personnes. On etait 26 dedans. Je vous explique: 3 devant, normal, 4 sur la banquette arriere, 9 dans la partie bachee du plateau et 2 de chaque cote du plateau, les pieds sur les ridelles en s agrippant a la galerie et 6 sur la ridelle arriere qui n etait pas fermee. le choix est simple, ou vous etes compresses au fond du plateau ou vous respirez la poussiere sur l arriere du plateau. On ne craignait rien, vu qu une Soeur assise en face de moi egrennait son chapelet. Bon, on roule a 15 km/h car ca monte raide et quand on descend, le chauffeurd est debout sur les freins. On retournait a Obando manger des Cuy (prononcer "couilles"), il s agit de cochon d inde grille, c est succulent. D obando, on est rentre a pied pour descendre jusqu au rio Magdalena Entre les bananiers et les cafeiers, puis on a arrete une camionnette pour rentrer a San Augustin. Deux tres belles journees et encore plein de souvenirs.PICT0198
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Un grand merci a Audrey et Taieb pour leur accueil, l Hostal du Hogar est un lieu a retenir dans le bloc note de tout Mochileros qui cherche pour quelques jours un havre de paix.
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Jeudi 4 février: Nous sommes arrivés à Quito chez notre fille Tania donc j'ai accès à un ordinateur "européen" avec accents et tout, je vais donc vous conter ces trois derniers jours. Mardi à l'aube, nous avons pris congés de nos hôtes pour reprendre la route. A l'arrêt de bus, nous avons lié amitié avec un couple de routards bordelais, Joelle et Hugues, deux quadragénaires très symphatiques. Nous avons pris le bus pour Popayan ensemble. Cette route, nous avions renoncé à la prendre lors de notre entrée en Colombie en raison de troubles récents, des FARC y avaient fait des incursions nocturnes. Les choses semblant se calmer, nous avons tenté le passage. Il s'agit d'une piste d'environ 110 km qui monte a 3000 m en traversant la branche centrale de la cordillère. Les paysages sont superbes et changent avec l'altitude. Il nous aura fallu 7 h pour faire la traversée qui est annoncée entre 6 et 9 h. D'abord des cultures de bananiers et de caféiers, puis une forêt très dense (idéale pour dissimuler un guerilleros) et puis, des cultures de pommes de terre sur le plateau à 3000 m. Canyons, torrents et cascades se succèdent. On avance parfois à la vitesse d'un homme au pas puis on retrouve l'asphalte sur les 20 derniers km. La région n'est toujours pas entièrement sécurisée et de cette route, on pouvait voir les environs du volcan Puracé dont l'accès est interdit, Joelle et Hugues, qui voulaient s'y rendre l'on appris à leurs dépends en arrivant à Popayan. Mercredi, Journée route avec le trajet de Popayan à Ipiales, ville frontière avec l'Equateur. Encore une fois, nous avons pu constater les difficultés de ce pays en matière de transport, sans doute les plus mauvais bus d'Amérique latine conduit par des pseudos pilote de F1 qui doublent partout sans jamais respecter le code (en existe t'il un d'ailleurs). Encore une fois, bus défoncé, bondé, hors d'âge et qui, comble de bonheur, nous lâchera avant le but. Dommage, car si l'on fait abstraction des policiers en armes omniprésents, ce pays est merveilleux et nous a réservé de bien agréables surprises, loin des clichés véhiculés dans les médias de l'hexagone. C'est sûrement le peuple le plus jovial que l'on ait rencontré à ce jour, toujours prêt à aider et allant au devant de vos désirs. Nous en emporterons le meilleur souvenir. Ce matin, tout s'est enchaîné très vite, debout à 5 h 30, au terminal proche on monte dans une Buséta pour la frontière (le principe est simple, vous montez dedans, 16 personnes dans un mini van qui part quand il est plein (En France, on y loge 7 passagers). 1 h de queue à la migration Colombienne, Change des Pesos en Dollars (calculette trafiquée mais là, je ne me suis pas fait avoir) puis migracion coté Equateur en dix minutes, puis re-buséta pour le terminal de Tulcan et là, on saute dans un bus sur le départ pour Quito ou nous arriverons à 14 h. Tania, contactée par téléphone nous a envoyé Emerson pour nous chercher. Avec lui, aucun risque, il est membre du GIR, le GIGN Equatorien. Merci Emerson. Nous voilà donc en famille, avec notre petite Maïa que nous n'avions pas vu depuis mai 2009.
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Lundi 8 février: la vie s 'écoule doucement entre famille et activités. Samedi, nous sommes allés à Otavalo, le village indien, réputé pour son marché d'artisanat et l'élégance des tenues vestimentaires traditionnelles des ses habitants. Il pleuvait fortement, ce qui n'a pas agrémenté notre sortie. Cependant, on a pu quand même faire quelques achats.

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 Hier, Tania nous avait réservé une surprise! Comme chaque dimanche depuis plusieurs années, la municipalité de Quito met à la disposition des cyclistes, skate board, patin à roulettes, poussette (enfin, tout ce qui roule sans moteur) des kilomètres d'artères dans le centre ville qui sont donc fermées à la circulation automobile. Une association gère l opération "Cyclopolis" et loue contre 7 US$ un vélo et un casque aux intéressés. Hier donc, sous un soleil radieux, 30 km de voies étaient à notre disposition et des milliers de cyclistes de tous âges se sont élancés dans les deux sens, faisant halte aux points de ravitaillement pour boire un verre d'eau (gratuit) ou de jus d'orange, ou profitant des ateliers pour faire régler dérailleurs ou hauteur de selle. Une belle journée pour une belle opération. Précision importante, Quito est située à 2800 m d'altitude, le manque d'oxygène se fait rapidement sentir. Certains vélos portaient le panneau "un auto menos" (une auto en moins) ce qui laisse penser que les Equatoriens ont les mêmes soucis que les Européens.
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Vendredi 12 février
: nous avons passé l'après midi de mercredi chez Cathy et sa fille Damara pour fêter l'anniversaire de cette dernière. ce fut l'occasion pour Maïa de revoir sa copine et pour nous de connaître un peu mieux une famille équatorienne, son appartement et ses habitudes de vie. Des fenêtres de l'appartement situé au nord ouest de la capitale à flanc de colline, on pouvait observer le ballet des avions de ligne qui atterrissaient et décollaient de l'aéroport international Mariscal Sucre, dont la piste est en pleine ville. Jeudi, avec un beau soleil, j'avais décidé d'aller visister Quito et de la contempler depuis le téléphérique dont la station haute, perchée à 4100 m est un excelent mirador pour avoir une vue d'ensemble. J'arrivais  au guichet en même temps qu'un jeune couple de français, Nathalie et David, la trentaine, mariés depuis le samedi précédent et en voyage de noces. En quelques minutes la cabine nous éleva de 1300 m. En haut, des panneaux nous incitaient à la prudence et signalaient la présence de poste d'oxygène en cas de malaise dus à l'altitude. je passerai une bonne partie de la journée en compagnie de mes nouveaux amis. Comme si l'altitude de la station haute ne suffisait pas, et pour nous éloigner d'un "musicien" un peu trop bruyant, nous avons continué à escalader la montagne sur quelques centaines de mètres. La vue est saisissante; devant nous, à nos pieds la ville dans une cuvette entourée de montagne, et plus loin, à gauche le volcan cayambe (5790 m), au centre l'Antisana (5705 m) et à droite, majestueux, le Cotopaxi (5897 m). mais déjà les nuages s'avancent et cachent les sommets, alors, nous redescendons. Un taxi nous transporte vers le Quito colonial ou nous déjeunerons d'un almuerzo (2 US$) avant d'aller prendre un café chez Tianguez sur la plaza San Francisco. je prendrais congés de mes amis pour aller visiter les vieux quartiers à pied. L'heure du retour approchant, je monte dans un bus et rejoint Tania en réunion à l Ambassade de France ou elle me présente à ses collègues. Aujourd'hui, repos et préparation des sacs; Sarah nous rejoint ce soir car demain à l'aube nous partons tous ensemble  passer 4 jours dans une communauté indienne dans la forêt amazonienne.

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Mardi 16 février
: nous sommes de retour d'Amazonie, piqués de partout, fatigués mais contents. Samedi matin à l'aube, nous avons pris la route en direction de Tena que nous avons rejoint en 3 1/2 h. Route de montagne, avec franchissement d'un col à 4000 m d'ou l'on a une vue superbe sur le volcan Antisana couronné de neige. A Tena, nous rejoignons le bureau de l'association RICANCIE qui propose les séjours de tourisme communautaire dans des villages Kichwas du bassin du Rio Napo. Petit problème, notre guide n'est pas là; on attend et la communauté qui devait nous accueillir qui vient de faire les courses pour nous recevoir passe par là et  propose de nous emmener; ouf! 1 h de route plus tard, en longeant le rio Napo, nous arrivons à Puerto de Ahuano ou la pirogue à moteur qui doit nous emmener n'est pas là non plus. Discussion et tractations entre nos hôtes et les patrons de pirogues présents, on embarque hommes et vivres sur un canot, nous voici partis pour 1 h de navigation, d'abord en descendant le rio Napo puis en remontant un de ses affluents, le rio Cusano.

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On débarque le tout sur une plage de galets et nous voilà partis sur un sentier minuscule, escarpé et glissant par endroit, au travers de la forêt; les arbres nous protègent du soleil d'abord, puis de la pluie quand survient l'orage. Durant 2 h, lourdement chargés, nous allons escalader les collines, traverser des gués, pester contre les insectes pour arriver fourbus, trempés de sueur mais contents à la nuit tombante aux cabanes de Chuva Urku ou nous devons séjourner. Trois de nos hôtes, plus alertes sur ce terrain nous ont précédé et ont préparé le dîner; souper à la bougie.  Notre dortoir a un confort sommaire; des lits en planche avec un matelas mousse "ultramince" mais avec moustiquaire. Pas d'électricité et pas d'eau, la toilette se fera à l'aide d'une bassine. Nuit merveilleuse, bercée par le bruit des oiseaux et insectes qui contraste terriblement avec le silence diurne. Dimanche, petit déjeuner copieux à 7 1/2 h. On découvre avec émerveillement la nature qui entoure  le campement constitué de 3 cabanes sur pilotis. Je me renseigne sur les arbres, l'un des plus gros est un "Balsa", enfin, j'en vois un! Salomon, notre guide est arrivé à l'aube, il connaît bien les lieux, il est né ici et ses parents et grands-parents y vivaient. Il nous emmène en forêt et après les recommandations d'usage ( ne pas toucher les plantes, certaines sont urticantes, ne pas prendre des branches à pleine main, ce ne sont pas toujours des branches, attention ou vous mettez les pieds, etc...) il nous explique le mode de vie des Kichwas, les particularités de leur langue aux sonorités chantantes; Ils parlent Kichwas et certains parlent aussi Espagnol. Nous nous arrêtons devant un arbre sacré, 17 m de diamètre au pied, 45 m de haut, son âge est estimé à 700 ans. Il est habité par les esprits qui sont en relation avec le Chaman. il nous dresse la liste des animaux peuplant les lieux comme le Tapir, le cochon sauvage, le cerf ou la panthère. Salomon nous présente diverses plantes médicinales dont un arbre duquel on extrait le bois du coeur qu'on laisse macérer pour faire un breuvage qui soigne et protège de la malaria.

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 Puis nous retournons aux cabanes pour nous baigner dans le petit rio tout proche; l'eau est limpide et à bonne température, c'est un régal. Après déjeuner, on refait le chemin de la veille dans l'autre sens pour reprendre un canot et aller dans une autre communauté. Après 3/4 d'heure de navigation, nous accostons à Campo Cocha, un village en bordure du rio. Ce n'est pas celui que nous avions choisi, ce dernier ne peut nous recevoir. Ici, rien n'est prêt pour nous, et malgré la bonne volonté de Salomon, il sera difficile de nous occuper deux jours durant. ici, pas d'initiation à l'artisanat, pas de danses folkloriques. Nous sommes reçus par une famille dans leur cabane; un bébé dort dans un hamac, sa mère très jeune le berce doucement, puis nous visitons le village, les cultures de Yuca et de bananiers. Ici, les gens sont très pauvres mais n'ont jamais vécus autrement. Ils récoltent également un peu de cacao. La dolarisation du pays en 2000 a ruiné tous les espoirs qu'ils avaient mis dans la culture du café.
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 La cuisine se fait au feu de bois, la vaisselle et le linge se lavent dans le rio, on élève quelques bêtes et les enfants sont très nombreux. Les filles sont mères vers 15 ans et les familles comptent souvent plus de 10 enfants. Maïa joue avec les enfants du village, les gens viennent au devant de nous pour parler, ce serait agréable si nous n'étions dévorés par des mouches minuscules. Lundi matin, on part faire un tour de pirogue à rame sur le rio avant de prendre le chemin (d'eau) du retour. Arrivés à la voiture, surprise, une tarentule s'est réfigiée dans l'ouverture de la porte arrière du 4x4. Nous invitons Salomon à déjeuner, il accepte volontiers, c'est l'occasion de discuter avec lui et d'apprendre qu'il gagne 5US$ par jour pour faire le guide!
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C'est la fin du 2ème épisode de notre voyage et pour suivre notre aventure, je vous propose de nous retrouver sur la page "le retour des Mochileros" qui sera le 3ème et dernier épisode. Je vous présente toutes mes excuses pour les fautes d'ortographe  que vous noterez dans mes textes, il y a celles dont je suis l'auteur et les fautes de frappe dues à l'utilisation du clavier "sans accent" d'Amérique du sud. De plus, le changement quotidien d'ordinateur est un vrai souci.