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Redécouvrons notre planète!

Carnet de route: le retour des "Mochileros".

, 03:55am

 

 

Voici donc la troisième et dernière tranche de notre voyage. Départ de Quito (Equateur), arrivée à Sao Paulo (Brésil) prévue le 15 avril. Pour ce faire, nous allons traverser le Pérou, puis la Bolivie et enfin le Paraguay. En Amérique du sud, le  routard se dit "Mochileros" en référence à son sac à dos (mochila, la poche ou sac); même s'ils en voient passer beaucoup, les sud-américains se retournent toujours sur leur passage, et on peut voir dans leurs yeux de la sympathie, une peu d'admiration pour celui qui porte sur son dos, un lourd fardeau et surtout une profonde envie de découvrir le monde. Car quand vous discutez avec eux, vous constatez que non seulement ils ne connaissent pas les pays voisins mais bien souvent ils ignorent tout du leur, j'en ai souvent fait l'expérience. Le "Mochilero"  représente pour eux le voyage qu'ils n'osent pas tenter et que, vraisemblablement, ils ne feront jamais. Dommage d'avoir  devant soi un aussi grand continent ou l'on peut se faire comprendre avec seulement deux langues (espagnol et portugais) et de ne pas en profiter.
Dimanche 21 fevrier: Nous sommes au 2/3 de notre voyage, nous avons repris la route jeudi et enfin, aujour hui, j ai un peu de temps et un ordi pour mettre le site a jour. Apres avoir embrasse notre petite Maia avant son depart pour l ecole, Tania (qui venait d apprendre sa nomination de Maitre de conference le matin meme) et Christian nous ont emmene au terminal sud de Quito prendre le bus pour Latacunga. En route, une trouee dans les nuages nous permit de voir le volcan Cotopaxi, superbe. Arrive a destination, nous avons pris un bus pour Zumbahua avec les indiens qui rentaient chez eux. Haut en couleurs et ...en odeurs! Cette ville n ayant pas d hotel interressant, une camionnette nous emmena jusqu au hameau situe a 3900 m d altitude au bord du cratere de la lagune de Quilotoa. Hebergement rudimentaire mais suffisant a 22 US$ la nuit avec le diner et petit dej. copieux pour 2 personnes. Apres avoir pris possession de la chambre, nous sommes partis voir la lagune. 300 m de marche pour arriver sur le haut du cratere et la, grandiose, merveilleuse, splendide, la lagune s offre a nos yeux. Nous sommes bouche bee. A l interieur du cratere, quelques centaines de metres plus bas, une lagune immense bleue turquoise. il fait assez froid, le vent est violent, Katy decide de rentre a la chambre et mois je vais descendre dans le cratere jusqu a la lagune. Cela me prendra 40 mn en faisant bien attention a ne pas glisser ou perdre l equilibre sur une des nombreuses pierres du chemin escarpe. Il est 17 h et il me reste une heure de jour  pour remonter. Des les premiers cent metres, je comprend que ce sera difficille. Le souffle est court a cette altitude et apres de nombreuses haltes pour recuperer j arrive en haut  essouffle mais content. Comment font les paysans pour cultiver les flancs interieurs du cratere? Le diner se deroule dans une grande salle ou tous se retrouvent autour d une grande table. Nous y rencontrons des Hollandais, des Basques, des Etats Uniens et 4 francais dont un couple d Agen.
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Vendredi matin, nous reprenons une camionnette ou, assis sur le plateau en compagnie d une famille indienne, nous rejoignons Zumbahua puis Latacunga en bus. La, changement de bus pour Ambato ou nous prendrons un autre bus pour Cuenca. La couverture nuageuse nous empeche de voir le Chimborazo et ses 6310 m (photo de 2003). Arrives a Cuenca de nuit  apres une journee sur des routes defoncees et sommeil reparateur. Samedi matin, nous visitons brievement le centre de la ville et reprenons un bus en direction de Loja. En route, nous passons par Saraguro village des indiens du meme nom, tout de noir vetus; on dit qu il porte depuis 5 siecles le deuil de l Inca Atahualpa assassine par les Espagnols. Les hommes portent colliers et pantalons courts et les femmes d amples robes et chapeaux de feutre. A destination, nous changeons de bus direction Vilcabamba ("vallee sacree" en quechua) avec 5000 habitants, ce village est un veritable havre de paix a 1500 m d altitude entoure de montagnes. Nous y avons trouve refuge au "Rendez vous" un hostal tenu par un couple de francais ou les habitations sont repartis autour d un merveilleux jardin rempli d arbres et de fleurs. Nous y prenons le petit dejeuner en compagnie des Colibris.
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Samedi 27 fevrier: voila bientot une semaine que je n ai pas pu mettre le blog a jour. Lundi nous avions decide d aller faire un petit trek dans la montagne prevu pour 5 h on en a mis presque 8. Il s agissait de monter a 2000 m par un etroit chemin de muletier pour voir une jolie cascade en 2 sauts (10 m puis 30 m) Les derniers 200 m se font a 4 pattes en escalade. On a beaucoup transpire. Mardi depart pour le frontiere a 6 h 30 du matin avec un bus qui escaladait la montagne sur une piste en refection. Il avait beaucoup plu et par endroit un eboulement recouvrait la piste ailleurs c etait une partie de la piste qui etait partie dans le ravin. La descente plus seche etait plus rassurente. On longeait le foret du parc naturel Podocarpus, une splendeur. A  12 h 30 on arrivait a Zumba pour en repartir a 15 h dans un genre de Chiva. Assis sur des banquettes en bois en plein air pour 1 h 30 de piste defoncee au bout de laquelle on rejoint La Balsas poste fromtiere. La on passe le pont du Chinchibe a pied pour passe au Perou. Les douaniers sont heureux de nous voir ici les etrangers sont rares et nous devions etre les seuls de la journee. Les Peruviens et Equatoriens passent sans controles. Ensuite on discute le prix du taxi poir rejoindre San Ignacio (2 h de piste pour 58 km) ou l on arrive juste avant la nuit.

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Mercredi, on repart de Sa Ignacio sous les trombes d eau qui inondent les rues de la ville. Pas de bus pour rejoindre Chachapoyas. Nous devrons emprunter les taxis collectifs; le principe est simple, il part quand il est plein: Ainsi, on rejoindra dans un premier temps Jaen, puis Bagua Grande et enfin Chacahpoyas, la quasi totalite sur des pistes en tres mauvais etat. heureusement (ou malheureusement) pour le premier troncon, notre chauffeur etait une emule de Sebastien Loebb! Sympathique mais casse-cou. Le troisieme lui etait carrement fou et a eclate son retroviseur sur celui d une voiture a contre sens. A Chacahpoyas, pas grand chose a voir si ce n est la plaza de Aemas, la forteresse de Kuelap et les antiques habitats de cette culture pre-inca. La forteresse est installe sur une arete rocheuse a 3050 m d altitude. Elle fut occupee du 5e au 15e siecle et n a pas encore livree tous ses mysteres. Les indiens Chachapoyas ont ete conquis par les incas et quelques annees plus tard tous furent aneantis par les conquistadores. Vendredi, on reprend la piste pour Cajamarca. On longera lomgtemps le rio Uctubamba, jusqu au superbe village de Leymebamba puis on montera franchir un col a 3760 m pour redescendre sur la vallee du Rio Marañon (affluent de l Amazone) pour remonter a 3700 m et enfin arriver a Cajamarca (2750 m). Tout cette route est superbe, avec des paysages a couper le souffle. La piste est dangereuse car tres etroite et notre bus de 25 places avait bien du mal a frayer son chemin. Cela devenait tres perilleux quand venait un vehicule en sens inverse et souvent l un des deux doit faire marche arriere sur des centaines de metres avant de trouver un endroit adapte. Nous comprenons mieux pourquoi aussi peu de touristes s aventurent jusqu ici.

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Dimanche 28 fevrier: deja 4 1/2 mois que nous sommes partis en vadrouille! Nous sommes a Cajamarca de puis vendredi soir. Cette ville est interessante a plus d un titre. D abord son nom, que l on peut traduire en "l endroit ou pousse l epine" en reference aux cactus nombruex dans la region. L occupation du site remonterai a 3000 ans; la culture Cajamarca serait inspiree de la culture Chavin. Samedi matin, nous avons pris un "Tour" pour aller voir le site de Combe Mayo" (riviere etroite) situe a 3550 m d alttitude. La, la nature a fait preuve d imagination et les roches ont pousse a leur gre. C est la ligne de partage des eaux; du cote de la ville distante de 20 km et 800 m plus bas les eaux vont vers le Marañon, l Amazone et l Atlantique, a l oppose, elles vont vers le Pacifique. Le probleme est que tous les ruisseaux sont cote Pacifique. Alors, il y a 3000 ans, les indiens se sont reveles d ingenieux hydraliciens, ont collecte les eaux du versant Ouest dans un aqueduc taille dans la roche et par endroits maconnes, puis ont fait sortir cet ouvrage  sur le versant Est pour alimenter la ville. Bien qu inutilise, l aqueduc est par endroit en tres bon etat.
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 Puis pour nous remettre de nos nombreux kilometres nous sommes alles profiter de la piscine a "Banos del Inca" distant de 6 kilometres. Il s agit d une source sulfureuse d origine volcanique qui sort du sol a 71 degres et alimente aujourd hui tout un complexe de cure, sauna, piscine, etc. C est ici que l Inca Atahualpa etait venu se faire soigner d une blessure de guerre en 1532. Le Conquistadore Pizzaro avec 127 soldats, informe, se rendit a Cajamarca, tendit un piege a l Inca et ses 30.000 guerriers, en l invitant a une rencontre. Par traitrise, il le fait prisonnier, l enferme et defait les indiens a coup de canons. L Inca propose alors de remplir la salle ou il est retenu jusqu a une heuteur fixe par lui, une fois d Or (environ 12 t) et deux fois d Argent (environ 24 t) Pizzaro accepte, la rancon est versee, puis reniant encore une fois sa parole, Pizzaro fait condamner l Inca et le fait executer non sans l avoir contraint (raffinement supreme) a se convertir au catholicisme, l empechant ainsi de retrouver ses dieux apres la mort. Nous avons visiter la "chambre du rachat" avec beaucoup d emotions. C est donc ici, a Cjamarca, a ce moment la, que le sort de l Amerique du sud a bascule!
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Mercredi 3 mars: nous voici de retour a Huanchaco. Nous y sommes arrives lundi a l aube et nous allons profiter de la plage jusqu a jeudi soir avavnt de repartir dans la montagne. Mardi matin, je suis alle revoir la Huaca ( temple) de la Luna pres de Trujillo a 30 mn de Huanchaco a l aide d un collevtivos. C est un bon moyen de transport, pas toujours tres confortable, moins rapide qu un taxi mais beaucoup moins cher. Le principe est simple: vous vous mettez au bord de la route et vous attendez que le combi qui va vers votre destination passe. En general, vous n attendez pas plus de 5 mn. C est un petit vehicule du type Hiace Toyota ou similaire. L equipage est compose d un chauffeur et d un aide charge de crier par la vitre ouverte la destination, d interpeller les passants et de collecter l argent des voyages. Pas de tickets, tarif unique. Pour monter ou descendre il convient d etre assez leste car souvent le combi ne fait que ralentir. A l interieur, on essaie de se trouver une place assise (quand il y en a) parmi les 18 a disosition. Hier, au retour de la Huaca, nous etions 26, 24 adultes, 2 enfants en bas age et une poussette canne; je vous laisse imaginer le confort car ceux qui sont debout sont plier en deux, la hauteur n etant pas suffisante. 2 Montent a cote du chauffeur, 4 sont assis sur une petite banquette adossee au siege avant , 2 en face de la porte puis 2 rangees de 3 et enfin 4 au fond et les autres debout. Maintenant, je suis sur que vous regarderez le Hiace autrement!!! Je n avais pas revu la Huaca depuis 2003 et le chantiers de fouilles a bien avance. Une equipe francaise, dirigee par Claude Chauchat y travaille chaque annee et c est dans cette equipe que notre fille Tania a fait les fouilles qui menerent a son doctorat. Les travaux ont bien avances et maintenant, une partie de la face avant du temple est degagee et visible. On voit desormais tres bien les differents niveaux degages meme s il en reste encre a decouvrir. Les decors sont particulierement interessants et attestent d une grande maitrise des artistes. Face a lui, le temple du soleil, 360 m de long, 160 m de large et 52 m de haut etait le plus grand edifice construit par l homme a son epoque sur ce continent. Il a necessite 80 millions de briques en adobe.


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Samedi 6 mars: Nous avons troque le short et le maillot de bain pour des vetements plus chauds. Nous sommes arrives a Huaraz vendredi au petit matin apres une nuit de bus (Linea, tres confortable), le temps de trouver un hotel et a 9 h 30 nous partions pour un tour a Chavin de Huantar. C est tres beau mais ca se merite. Distant de 117 km, il faut 7 h de bus aller et retour pour visiter ce site durant deux heures. D abord le voyage, on part de Huaraz (3200 m) et on monte, on monte. On passe pres de la lagune de Querococha a 4069 m puis on traverse la montagne par un tunnel situe a 4615 m avant de redescendre sur Chavin. Si la piste est defoncee, le paysage est superbe avec d inombrables cascades de tous cotes. Bien anterieur aux Incas, le site  de Chavin fut occupe de 1800 a 300 av JC. Il reste les ruines d un enorme temple dans lequel courent des galeries, un beau portail d entree, une cour circulaire et une autre carree (facon Tiahuanaco). les edifices sont en pierre et quelques belles sculptures ne manqueront pas de surprendre le visiteur. Huaraz., raye de la carte en 1970 par un tremblement de terre ayant fait 80.000 morts dans cette vallee coincee entre la cordilere noire a l ouest et le blanche a l est est une ville dynamique a defaut d avoir du charme. La population actuelle serait de 145.000 habitants et les traditions y sont bien ancrees comme en temoigne les jolis costumes des indiennes venues des villages environnants vendre leurs produits au marche. Du mirador Rataqueña on a une vue d ensemble sur la ville et les deux montagnes qui l enserrent.Ici, les plus petits pics depassent 5000 m et les plus hauts approchent les 7000 m. Nous reprenons un bus tout a l heure pour La Union, sans trop savoir ce qui nous attend car nous allons prendre des pistes peu frequentees par les touristes. A defaut de bus confortable, nos transports et compagnons de voyage seront authentiques!

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Dimanche 7 mars: Maintenant, on sait  et on comprend mieux pourquoi la route de Huaraz-la Union-Huanuco est hors des circuits habituels. Et pourtant, que les paysages sont beaux; des cañons profonds, des torrents aux eaux tumultueuses, des pics enneiges et des pistes qui serpentent a flanc de montagne coupees par des cascades. Cote hebergement par contre ce n etait pas le top. Halte obligee a La Union pour la nuit. Arrives a la nuit tombante, nous avons fait rapidement le tour des hotels au nombre de 3 dans ce pueblo perdu dans la cordilere. Le premier etait ferme, le deuxieme etait au bout d une impasse type "coupe gorge" et le troisieme en plein centre a 10 m de l arret de bus du lendemain. Vu l etat de la chambre, j ai discute le prix pour le ramener a 20 Soles (au lieu de 25) soit 5 euros. C est apres que je me suis apercu que j aurai du discuter plus. Pas de drap, on a donc couche dans les couvertures, la poubelle du WC etait pleine de papier cul, je l ai fait vider, pas d eau chaude a la douche comme promis, il a donc fallu se doucher dans la salle d eau commune et cerise sur le gateau, j ai passe la nuit a me gratter et je suis sur que le lit etait plein de puces ou autres petites bestioles. pourtant tout avait bien commence puisqu en arrivant dans le village, c etait la fete et des gens en costume traditionnel dansaient autour d un arbre rempli de cadeaux avant de l abattre et le livrer aux gamins. Tres mauvaise nuit donc. Au lever, en sortant de l hotel, les gens nous regardaient comme si nous etions des extra terrestre. Quand on a demande un cafe, la serveuse stupefaite nous repondit qu ici, il n y en avait pas! alors, on est monter dans le bus avec deux galettes dans l estomac pour 5 h de bus (environ 150 km) en attendant midi et  Huanuco pour s offrir un bon dejeuner. Au moins, on a evite le transport en camion! Depuis bientot 5 mois, notre materiel a bien souffert et si les enveloppes de protections des sacs a dos ont bien tenues malgre qu elles soient tres sollicitees dans les coffres des bus, nos chaussures sont a bout de souffle et il n est pas sur qu elles terminent le voyage. Pourvu qu elles tiennent jusqu a Sucre en Bolivie (3 semaines), apres, une paire de basket suffira. La route La Union Huanuco nous reserva quelques surprises: des WC "de campagne" avec porte souple (hygiene non garantie) et un gamin assis dans l allee centrale par manque de place et qui vaumit juste a cote de Katy; de la couleur et des odeurs je vous dit!

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Arrives a Huanuco, nous changeons de trottoir pour reserver nos places dans le bus de nuit pour Huancayo et filons dans un bon restaurant avant de visiter la ville. Pas grand chose a voir si l on excepte un vieux pont  et la plaza de Armas. Huancayo (450.000 habitants) est situe a 3500 m d altitude. Nous y arrivons au petit matin et trouvons un hotel  ou nous passons la matinee a dormir. Le bus etait tres confortable mais la route qui passe par La Oroya (4800 m) fut remuante. La Oroya detenait un record, celui de la gare de train la plus haute du monde avant que les chinois n inaugure leur ligne tibetaine. A Huancayo, peu de choses a voir, la plaza de Armas avec ses jets d eaux et un merveilleux parc, le "parque de la Identitad" qui necessita 4 ans de travail; en tout cas, c est reussi.

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Mercredi 10 mars: nous avons repris la route hier matin avec la compagnie Molina a 8 h, devant les locaux qui prenaient leur soupe de petit dejeuner sur le trottoir. Piste encore une fois difficile et vertigineuse qui longe sur une grande partie du parcours un rio aux eaux tumultueuses. Sur l autre rive court la voie de chemin de fer. Un eboulement de terrain nous retarda quelque peu mais le chauffeur du bus prefera passer sur l ebouli plutot que d attendre. le bus penchait cote ravin, frayeurs!  La encore, spectacle grandiose de la cordillere avec passage a 4000 m au milieu des champs de pommes de terre puis descente a 3000 m sur des montagnes arides couvertes de cactus. Enfin, a 16 h, nous sommes arrives a Ayacucho. Nous aimons cette ville (pres de 600.000 habitants) situee dans une vallee a 2760 m d altitude. Elle est celebre pour la victoire eponyme du General Sucre, qui en defaisant les espagnols, gagnait l independance de l Amerique du sud. C est egalement ici que fut cree le mouvement de guerilla "le sentier lumineux". La plaza des Armas est superbe, entouree de colonnes et plantee d arbres en fleurs. Ici, un important artisanat de tisserands et de potiers subsiste et perpetue les traditions ancestrales. Nous sommes alles voir travailler ces artistes sur leur metier de bois d une autre epoque, ils font un travail magnifique. Beaucoup de gens parlent Quechua et les costumes traditionnels sont nombreux. Sur la place, la vendeuse de Chicha (biere de mais rouge) a acceptee de poser pour mon objectif!!! Elle est tellement belle.
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Mardi 16mars: jeudi dernier, avant de quitter Ayacucho, nous sommes alles faire un tour au monument eleve a la victoire du General Sucre, tellement  imposant qu on le voit a 50 km a la ronde. Pour y arriver, nous sommes passes par les ruines de Wari, capitale de la civilisation Huari (550-1100 DC). Un beau petit musee et 160 ha de ruines que l on peut eviter. Ensuite, nous sommes passes par Pampachacra, tout petit pueblo ou une gamine de 10 ans nous a servi de guide. Outre un atelier de tissage et un autre de ceramiste, nous avons rencontre une charmante mamita. Nous n avons pu discuter avec elle que grace a la jeune fille qui traduisait du Quechua en Espagnol. Puis nous sommes passes par le village de ceramistes de Quinua. C est ici que sont fabriquees toutes les ceramiques de type Ayacucho ainsi que les poteries fixees sur le toit des maisons de toute la region pour les proteger. Mardi, apres etre passes chez le cordonnier ( chez, si l on peut dire) , journee eprouvante de 23 h de bus  et 480 km de piste avec franchissement de deux cols (4300 et 4400 m) pour rejoindre Cusco ou nous sommes arrives a 6 h du matin sur les genoux et enrhumes. Cusco est situee a 3400 m d altitude.

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Cusco sous la pluie, ca fait 3 fois sur 3! Cusco, la capitale de l Empire Inca, signifie le Nombril ou le Centre de l Univers en Quechua. Mais cote internet, c est pas le pied; impossible d y ouvrir ma boite E-mail et de faire une ligne sur le blog. Lors de nos deux precedentes visites, nous avions eu l occasion de faire les grands sites (Macchu Picchu, Pisac, Ollantaytambo, etc...) et nous avions decider de nous concentrer cette annee sur des sites moins connus mais tout aussi interessant. Apres un petit tour en ville et la visiste du tres beau Musee d Art Precolombien, dimanche oblige, nous sommes alles faire un tour au marche de Chinchero (je ne sais pas si les locaux etaient plus nombreux que les touristes). Puis nous sommes alles a Moray, l INRA des Incas. C est un centre de recherche sur les plantes (patates, mais, etc...) que l on faisaient pousser sur des terrasses irriguees en forme d amphitheatre. Je peux vous dire qu au centre, il y fait chaud. Puis nous sommes alles voir les Salineras; exploitees bien avant les Incas, elles sont toujours en service et meme en extension. Une source d eau chaude et saumatre alimente des centaines de bassins en cascades. quand ils sont pleins, on ferme l alimentation et on laisse evaporer, puis on recolte le sel. Site tres impressionnant. Au retour, nous avons demande a notre guide de nous deposer a un carrefour, nous avons fait du stop pour rejoindre Urubamba dans la vallee sacree et de la un bus nous emmena a Ollantaytambo que nous avons trouve bien change et tres touristique. Pour preuve, en 2002, nous avions visite la citadelle pour 5 Soles, aujourd hui, il en faut 130!

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Le lendemain, nous sommes partis cote oppose, en amont de la vallee de l Urubamba (dont je rappelle au passage qu il devient quelques centaines de kilometres plus loin, l Amazone). Tout d abord le site de Tipon, autre centre experimental destine a produire des plantes medicinales sur des terrasses irriguees par un judicieux systemes de repartition de l eau. Puis les ruines de l antique forteresse de Pikillacta, de la civilasation Huari, qui contrairement a la capitale vue pres d Ayacucho, possedent encore de nombreux murs bien conserves. Enfin, nous avons termine la promenade par l eglise d Andahuaylilas plus connues sous le titre de "Chapelle sixtine de l Amerique du sud" et actuellement en restauration. Une vraie merveille, une profusion de decors, de magnifiques toiles oeuvres de l ecole de Cusco et une attribuee au peintre espagnol, Basil Esteban Murillo. Dommage, aucune photo autorisee a l interieur. Puis, mardi, nous avons repris la route en direction de Puno, sous la pluie battante. Arret le temps d une pose a un col haut perche, puis nous sommes arrives sur Puno qui se mirait sur le lac Titicaca (3800 m d altitude, 160 km de long et 60 de large) sous un beau soleil.

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Jeudi 18 mars: la sante de Katy ne s ameliore pas, le rhume s est transforme en bronchite et comme on a du mal a respirer avec l altitude et que les medecines prescrites par les pharmaciens locaux semblent inefficaces, j ai donc fait appel a notre medecin traitant, toujours pret a rendre service et j attend donc l ordonnance. Nous sommes ici dans l endroit des Andes ou la population, courte sur patte possede une cage thoracique taille XXL avec les paumettes colorees par le surplus de globules rouges. En plus, aujourd hui, c est la fete, on retrouve nos amis bergeracois, Yvon et Chantal dont on doit feter l anniversaire. Hier, on a profiter du beau temps pour visiter le site de Sillustani. Il s agit d un antique cimetiere implante sur une presqu ile ou 4 civilisations successives ont enterre leurs dignitaires dans de grands mausolees de pierre, D abord les Pucaras, puis les Tiwanaku, puis les Collas et enfin les Incas. C est 4 civilisations se sont entretuees tout en respectant les sepultures, puis les Espagnols sont arrives et ont tout pille et detruit! On n arrete pas le progres, c est bien connu. Sur la route du retour, j ai demande au guide de bien vouloir arreter au niveau d une de ces belles petites maisons qui bordent la route. Maisons de pierre couvertes de chaumes avec petits murets et jolie entree. Je pensais me contenter de photographier la maison, mais les gens nous ont invite, ont dresse la table, et nous ont tout fait visiter; ils vive la en famille, chaque generation dans une maison particuliere, travaillent la terre en commun. Une des jeunes femmes parlait francais. On aurait dit une maison de poupee a grande echelle. Puno, quand a elle, n a pas grand interet, c est meme la ville du mauvais gout par excelence et fort heureusement, il y a une belle facade d eglise et ce merveilleux lac. Un bon point, le marche dont les etals de viande sont d une grande proprete, ce qui est rare ici. Autre bon point, la ville est tres dynamique. Demain, si tout va bien, on passe en Bolivie par Copacabana et on rejoint la Paz.

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Mardi  23 mars: On a bien avance! le rhume est toujours la mais ca va mieux. Jeudi dernier, on a retrouve Yvon et Chantal et dine ensemble, ca nous a fait bien plaisir de voir des connaissances. Vendredi, le bus nous a enmener a Copacabana en lngeant le lac avec passage de frontiere a pied, puis a la Paz avec un passage en bac pour rejoindre la rive nord du lac Titicaca. La cordillere etait bien visible car le ciel etait clair, c etait majestueux. Samedi, repos et petite visiste de la Paz etagee entre 3200 et 4200 m d altitude et dominee par l Illimani.
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Dimanche, sequence frisson, j avais decide de m offrir la descente du "camino  de la muerte" (le chemin de la mort) en VTT. Je me suis donc inscrit dans le groupe d un tour operator et a 8 h 30, nous etions a Cumbre (4700 m) arnaches comme des "Robocop" montes sur des velos KONA prets a en decoudre. D abord, 12 a 13 km de route asphaltee a forte pente (le pied) devalee a fond derriere notre guide. Puis passage au controle des Narcotiques, peage, on remonte le materiel dans le minibus jusqu a l entree de la piste du "camino". Au milieu d une vegetation luxuriante, nous  descendons durant 68 km pour arriver a l altitude 1300 m au pueblo de Yolota. Passage de gues, passage sous cascades, piste en mauvais etat, croisement de vehicule particulier et de bus, on bouffera de la poussiere durant toute la descente. Katy nous suit das la voiture balai. Des poses etaient prevues pour le casse croute et reformer le groupe qui s etiolait rapidement. Nous etions 7 au depart, 4 israeliens (2 filles et 2 garcons) tous de 22 ans, 2 Slovenes de 27 ans et moi. A mi parcours, 3 Israeliens abandonnaient, le quatrieme s arretera sur une chute spectaculaire qui se limitera a une entorse et un pantalon dechire. Nous terminerons donc a trois, les poignets demolis  par les secousses, trempes de sueur et fourbus, mais contents. Le paysage est grandiose, malheureusement, nous n avons pu l apprecier que lors des haltes et au retour; durant la descente, nous avions les yeux rives sur le chemin mais nous avons quand meme vu les nombreuses croix  signalant les endroits ou des bus, des camions, des autos ou des velos sont tombes dans le precipisse faisant des centaines de morts. Sur ce chemin, on se croise a gauche, de facon que le chauffeur soit cote ravin afin de pouvoir placer au mieux ses roues dans les endroits ou la manoeuvre est possible. De Yolota, nous avons rejoint Coroico en mini-bus pour la douche, le dejeuner et profiter de la piscine au milieu des fleurs (et des moustiques) avant de rentrer sur la Paz..
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Notre dernier jour a La Paz sera consacre au repos et admirer la ville depuis le mirador de Killi-Killi. Ici, les gens parlent Aymara (une langue parfaite qui ne comporte pas d exception). Arpenter le rue Sagarnaga haute en couleur avec tous ses etals jusqu a l eglise San Francisco, joyeau de l art baroque est un vrai bonheur.
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Mercredi 24 mars: Nous sommes arrives a Sucre hier apres 12 h de bus de nuit en passant par Potosi. Cette vile, surnomee la ville blanche est tres reposante et tres active. Nous sommes a 2850 m d altitude, il fait bon et le centre de la ville est tres propre a l image des massifs de la place 25 de Mayo, le coeur de la ville. On reprend un peu de souffle apres le sejour en altitude et on prepare le programme des visistes pour les jours a venir.
Samedi 27 mars: enfin un peu de temps pour mettre le site a jour. mercredi soir. nous avons visite le musee des Arts Indigenes ou l on peut observer de magnifiques tissages fait par les hommes et femmes vivant dans les villages des environs de Sucre et en particulier les tribus Tarabuco et Jalq'a. De plus, nous avons pu admirer le tisserandes a l oeuvre.  Jeudi apres midi, nous sommes alles voir un parc prehistorique a la limite de la ville. Une cimenterie, en tapant dans la colline pour extraire la pierre a mise a jour une falaise comportant une multitude de traces de Dinosaure. A l origine, c etait le fond d un lac et lors de la formation des Andes, cetts surface plane est devenue presque verticale. Si la visite est interessante pour cette falaise (que l on observe de loin, le parc, occupe par une quantite statues de Dinosaure a l echelle reelle n enthousiasme guere que les enfants. Donc, on peut eviter! le matin, j avais rendez vous a radio ACLO. Cette radio qui emet en AM et en FM defend depuis 44 ans les droits des indigenes, souvent opprimes. C est Leonore Flores, l hotesse d accueil qui m a conduit dans le bureau de Grover, le Directeur. Ja i ete tres bien recu, il m a fait visite l ensemble de leurs locaux et m a autorise a prendre des photos. De 8 h a 9 h, Maria, l animatrice recevait les gens qui avaient un message a transmettre a leur famille ou a leur communaute. Tout se passe en Quechua. Grover me traduit, souvent des choses simples mais importantes: intel n a pas pu rentrer hier soir et demande a sa famille de ne pas s inquieter ( des choses qui nous paraissent d une autre epoque mais qui ici prennent tout leur sens). Puis le "Patron" me demande d intervenir en direct sur l antenne; Je rassemble les quelques mots d espagnol que je connais et je fais avec, Grover est satisfait. Une grande dose de bonheur que ces 2 h passees parmi ces gens. Nous ferons meme la carte postale sonore en direct avec Franky de France Bleu Poitou a partir du studio d enregistrement.
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Vendredi, nous avons passer la matinee a preparer les bagages pour reprendre la route et le debut de l apres midi sur la place centrale de Sucre a attendre l evenement. En effet, Sucre etant la capitale constitutionnelle du pays, Evo Morales, President Bolivien y recevait Christina Kichner, Presidente de l Argentine. C est dans la liesse generale que nous avons pu voir  ces deux chefs d etats que seule, une parade militaire separait de nous.

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Nous avons donc pris le bus pour Santa Cruz et quitte la montagne pour retrouver la plaine et un climat tropical. Apres 18 h de trajet, sur des sieges hors d usage et une piste en tres mauvais etat, nous avons rejoint la plus grosse ville du pays. Aussitot desecndu du bus, nous avons du troquer nos habits longs pour le short, le tee-shirt et les sandales. Il fait vraiment tres chaud.
Lundi 29 mars: Santa Cruz merite elle un detour? Notre seul but ici etait de pouvoir nous rendre a Vallegrande  distant de 240 km et la Higuera, 60 km plus loin. Ces deux villes sont celebres pour qui s interesse a Ernesto "Che" Guevara. En effet, c est a la Higuera qu il fut execute le 9 octobre 1967 avec deux de ses compagnons. Ils avaient ete captures la veille non loin du village de Pucara dans la quebrada. Ensuite, le corps du "Che" fut transporte par helicoptere a l infirmerie de Vallegrande ou il fut expose dans le lavoir. Ainsi se terminait l aventure du guerillero revolutionnaire devenu une legende. A la Higuera, l ecole dans laquelle il etait enferme a ete refaite et transforme en musee. Seule subsiste de l epoque, la porte d origine, la chaise su laquelle il etait attache quand il a ete execute et son pantalon et sa veste macules de sang. Des tableaux racontent son parcours, d abord enfant en Argentine puis son combat en faveur des peupes d Amerique latine. Dans ce village hors du temps, on ne peut pas manquer la refernce au "Che" tellement elle est presente. Statue, steles, inscriptions sur les murs, rien n y manque.
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Dans ce village du bout du monde, une poignee de touristes du monde entier vient chaque jour rendre hommage au "Che". Dimanche, lors de notre passage, nous y avaons rencontre un sympathique couple de francais voyageant en 4x4 avec leurs deux enfants. Vous pourrez voir le recit de leurs aventures sur "lipocamp.fr". Ce village, qui comptait 80 familles du temps de la guerilla est peuple aujourd hui de seulement 28 personnes. Parmi eux, un marseillais et son epouse bordelaise et leur petit bebe. Ils se sont installes ici et ont ouvert un Hospedaje simple mais tres bien decore.
Nous avons egalement rencontre et dsicute avec  Irma Rosado Carisales, une des rares personnes a avoir connue le "Che" vivant et l avoir vu mort. Elle est intarissable sur le sujet et nous en a parle longuement. Aller a la Higuera, ca se merite. D abord, de Santa Cruz, prendre un bus de ville pour rejoindre la plazuela Oruro d ou partent les transports pour Vallegrande. 5 h apres, vous etes dans cette ville. La, vous discutez avec les "taxis" pour rejoindre la Higuera. Nous ca a commence a 450 Bols pour finir a 200 Bols aller et retour. 2 h 45 plus tard vous etes au village (que de la mauvaise piste). La visite prend entre deux et trois heures slon les rencontres puis retour a Vallegrande avec le taxi qui vous attend sagement. Ensuite, il faut attendre le bus pour Santa Cruz et la on a etabli un record. Partis a 20 h 30, nous sommes arrives a l hotel a 4 h du matin soit 7 h 30 pour 240 km!!! Il fallait vraiment avoir envie.
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Jeudi 1 avril: bon, maintenant on en est sur, les officine de transport en bus vous vende n importe quoi. Pour aller de Santa Cruz (Bolivie) a Asuncion (Paraguay) on a fait toutes les agences, 5 au total. et on a choisi le meilleur rapport qualite/prix. 45 Dollars le billet, bus a air conditionne, bar refrigere, WC, etc... C etait tellement beau que j ai demande au guichet si c etait le Pere Noel qui conduisait. En fait, il n y avait qu un seul bus pour toutes les compagnies et quel bus! pas d eau au WC, air conditionne en ouvrant les fenetres et de l eau dans une caisse en polystyrene. Les autres passagers, moins chanceux ce sont fait rouler sur le prix; l equipe bolivienne de parachutisme a paye ses places 55 dollars et un touriste nigerien a paye la sienne 60 dollars!!! Mais ici, il ne peut rien nous arriver car soit le cockpit est rempli d images pieuses, soit le nom de la compagnie faqit reference a la religion!  Ils nous ont meme menti sur l horaire. Si l on est bien parti a 19 h 30, on est arrive au terme du voyage a 21 h 30 le lendemain au lieu de 18 h, soit 26 h de bus quasi non stop. Un arret a la frontiere pour la migration bolivienne, et un autre a la migration du Paraguay qui se trouvait 150 km apres la frontiere!!! Enfin, nous voila a Asuncion et que va t on y faire? Se reposer car au niveau des visites, c est vite fait, il n y a pas grand chose a voir. Il y fait une chaleur terrible. De plus, c est la semaine sainte et tout est ferme! Comme dans toute l Amerique du sud, c est sale, c est bruyant mais en plus, aucun monument, peu de belles demeures. C est encore un pays avec une monnaie de Monopoly (170 Euros et vous etes millionaire) ou non a du mal a compter les zeros. Un point positif, il y a deux langues officielles, l Espagnol et le Guarani du nom du peuple indien qui habitait la region a l arrivee des conquistadors. Tout est ici ecrit et traduit dans les deux langues. La monnaie s appelle egalement Guarani. C est le pays des buveurs de mate de Yerba; sur ce plan, ils battent les Argentins et la quasi totalite de la population se promene avec son thermos dans une main et la "bombe" dans l autre (le verre en corne, en metal ou en bois dans lequel trempe la pipe qui permet d aspirer le liquide) Ils consomment cette infusion a longuer de journee et en tout endroit, meme la police ou les chauffeurds de bus! Difficile de trouver un restaurant d ouvert et les hotels sont inconfortables et tres limites au niveau de l hygiene. A lors, on ne va pas s eterniser: on reprend la route pour le Bresil et Foz de Iguazu vendredi. 

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Mercredi 7 avril: Nous sommes a Rio de Janeiro, les pieds dans l eau, la tete aussi car les rues sont inondees et il tombe des cordes. Inondations dramatiques car nous venons d apprendre qu elles ont entraine de nombreuses morts. Heureusement, le dernier week end a ete plus agreable. Le voyage d Asuncion a Foz de Iguazu a ete excellent avec un tres bon bus. Le passage de frontiere fut une formalite. Bien sur on va a Foz pour voir les chutes alors on ne s en est pas prive et commes elles font frontiere avec l Argentine on est alle d abord voir le cote bresilien samedi puis le cote argentin dimanche (ca fait 4 tampons de plus sur le passeport). Y a pas photos, si le cote bresilien permet une meilleure vue d ensemble, le cote argentin est beaucoup plus grandiose et surtout la nature y est omnipresente. Papillons, coatis, tortues d eau et oiseaux de toutes sortes etaient au rendez vous et tellement habitues a l homme que tous approchent sans crainte. Samedi, apres les chutes cote bresil nous sommes alles visiter le barrage d Itaipu qui fut le plus grand du monde jusqu a la mise en service du barrage des 3 gorges en Chine. Cependant, Itaipu conserve le titre au niveau de la production d electricite. Construit conjointement par le Bresil et le Paraguay sur le rio Parana, il fournit 20% de l electricite consomme au Bresil et 90% au Paraguay. Lundi 12 h, nous avons repris le bus, cette fois en direction de Rio, soit 1480 km avale en 24 h. De plus, bus standard, sans confort particulier et avec une climatisation a fond, resultat le rhume.

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Vendredi 9 avril: Deja que l on ait pas de soleil a Rio, ca nous fout les glandes mais en plus qu il soit impossible dans cette ville de trouver un cyber-cafe ou l on puisse telecharger des photos sur le blog, c est vraiment trop. Le Bresil serait il en retard sur la Bolivie ou le Perou! C est la premiere fois que je rencontre le probleme en six mois de voyage a travers ce continent. Bon, a part ca, hier on est alle sur la plage de Copacabana profiter des rares instants ou le soleil s est montre mais avec le vent qui soulevait le sable, on a jete l eponge rapidement. Hier soir, notre ami Leonardo, qui habite Rio et parle impeccablement francais est venu nous chercher a l hotel et nous a invite a diner dans un petit restaurant a poisson a Copacabana, le Shirley; nous avons mange un Pargo au four avec oignon et poivron, un veritale delice. Aujourd hui, s il y a une eclaircie, on essaie d aller au pain de sucre!!!

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Lundi 12 Avril: Bon anniversaire Tania! deja 36 ans. Bon on reprend; j ai enfin trouve un cyber-cafe ou l on peut transferer les photos. Vendredi, on a profiter du beau temps pour aller voir Rio du haut du "pain de sucre". la baie de cette ville est superbe et l on imagine le spectacle de ceux qui la decouvrent en avion. Nous avions emporte des bananes pour les petits singes qui habitent les lieux, ils sont tres gourmands. Samedi, on a commence par deux petits vols d acrobatie sur les superbes pistes situees entre l avenue du bord de mer et la plage de Flamengo dans un parc ou des milliers de gens viennent faire un peu d excercice. Au sud, on voit le pain de sucre et au nord les buildings d affaires. L apres midi. direction le jardin botanique avec des milliers d arbres et une superbe collection de plantes et de fleurs de toutes sortes.

Hier dimamche, le temps etant radieux, nous avons pris le metro pour nous rendre a la plage d Ipanema tout au sud de la ville. Mal nous en a pris, alors que nous etions assis sur la plage avec nos sacs a dos entre nous deux, je me suis fait voler mon pantalon pose juste a cote de moi, quasiment sous mes fesses. Tres fort le voleur!  Donc, plus de portable ni de couteau, plus de pnatalon ni de ceinture et envole l argent liquide! Nous sommes alles faire une declaration a la police touristique et la surprise, il y avait foule. C est une pietre consolation mais au moins, ca rassure de savoir qu on est pas les seuls. De retour  nous avons assiste dans le hall de l hotel a un concert de musique et chansons bresiliennes alternant avec du Flamenco chante et danse, merveilleux! Impossible de quitter Rio sans aller arpenter la colline de Santa Teresa et ses vieilles demeures a bord de l antique tramway en bois, monument historique a lui seul.

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Jeudi 15 avril: Nous voici de retour au point de depart. En six mois, a pied, en velo, a cheval, en voiture, collectivos, chiva, bus ou bateau, nous avons parcouru le continent sud americain d Ushuaia a Caracas et de Guayaquil a Rio de Janeiro. Des milleirs de kilometres pour visiter dix pays et rapporter une collection de tampon dans notre passeport. Six mois de formidables rencontres avec indiens natifs ou immigrants avec des moments forts comme la visite a La Colifata a Buenos Aires ou la Higuera en Bolivie ou plane le souvenir du "Che". Un grand merci a tous nos amis, ceux de longue date comme ceux rencontres en chemin et qui nous ont facilite le sejour a Buenos Aires, Ushuaia, Bogota, Sao Paulo ou Rio. Merci egalement a ceux qui en s occupant de nos affaires courantes nous ont permis de partir tranquille, ainsi qu a ceux qui nous ont soutenus durant ce voyage par leurs sympathiques messages. Nous allons quitter Sao Paulo, la grande ville, la capitale economique du Bresil, enorme, immense, demesuree avec ses buildings rivalisant d audace pour monter a l assaut du ciel au bord de l avenue Paulista. Ici, on montre sa puissance, sa richesse et sa force alors que de nombreux desherites dorment a meme le trottoir. Depart avec la tete pleine de souvenirs et le ventre serre, signe qu un autre voyage est possible.

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Je remercie egalement les fideles lecteurs de ce blog et vous invite a vous connecter dans les semaines a venir pour continuer le voyage car je vais decortiquer les meilleurs moments dans des articles specifiques avec des photos inedites.

On pensait que l'aventure s'arrêtait en quittant le sol brésilien, et bien non! Aprés un vol transatlantique sans encombre, notre vol Zurich/Paris fut annulé, la faute à un petit volcan islandais. Et nous étions des milliers dans ce cas car tous les vols vers le nord étaient annulés. Des milliers de gens erraient dans l aéroport à la recherche d'une solution, la notre viendra après une journée d attente et une nuit sur une banquette dans l'aéroport. nous aurons des places dans le train pour Bâle, puis un TER nous emmènera à Strasbourg ou nous prendrons un TGV pour Paris-Est puis, à Montparnasse, un autre TGV pour Poitiers; Ouf!!!

Maintenant il nous reste à se faire rembourser les billets inutilisés, mais cela est une autre aventure!

Un grand merci a France Bleu Poitou pour son aide et son lien hebdomadaire pour la carte postale sonore.

A bientot!

 

Serge et Katy

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