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Redécouvrons notre planète!

Vamos en Ecuador.

, 03:49am

PICT009819 novembre 2012 Voilà, c'est reparti pour un nouveau périple qui, si tout va bien devrait durer 4 mois. Notre vol aller (Airbus A 340-300 d'Air France), très éprouvant par le manque de place nous a amené d'abord à Bogota (Colombie) où nous avions 6 h de transit avant de terminer notre trajet sur Embraer 190 de Copa Airlines (beaucoup plus confortable). En arrivant à Guayaquil, nous avons fait connaissance avec un jeune couple originaire de St Jean de Monts dont la jeune femme professeur de français, était mutée à l'Alliance Française de Cuenca. Ils étaient dans le même vol que nous. Sarah, notre fille et son compagnon Angel nous attendaient à l'aéroport, chaudes retrouvailles. Nous avons dormi à Guayaquil, repos bien mérité après 25 h non stop coincés sur le siège ou a errer dans les interminables couloirs des aéroports avec l'angoisse du document qui ne va pas bien ou des bagages qui ne suivent pas.

 Guayaquil, qui tire son nom de la tribu indigène qui vivait là (les Guayas) et du fleuve du même nom  dont la ville occupe une partie de l'estuaire est la plus grande ville d'Equateur (plus de 2 millions d'habitants). C'est aujourd'hui une ville moderne qui a su restaurer son patrimoine historique comme l'ont peut s'en rendre compte en flânant dans les petites ruelles du quartier de La Peñas sur le Cerro Santa Anna. Nous avons escalader les 444 marches qui permettent d'accéder à la petite plateforme supérieure du cerro où se trouve un petit phare, quelques vieux canons et une chapelle. Sur le bord du fleuve, la ville a construit un superbe Malecon où il fait bon se promener.

 

 

21 novembre. Nous sommes arrivés à Manta, important port de pêche de la côte pacifique. Nous sommes allés voir le belvédère de San Lorenzo, 40 km au sud en longeant la côte. En accédant à la plage, nous avons remarqué sur toute la longueur de la plage, des enclos délimités par quatre piquets et une rubalise jaune. Un panneau explique que des tortues marines sont venues pondre et les nids sont  ainsi entourés et protégés, certains étant recouverts d'un panier métallique. La ponte devait être récente car les traces du passage des tortues étaient encore bien visible dans le sable.

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 Dimanche 25 novembre. depuis 2 jours, nous visitons les environs de Manta. A Portoviejo, nous sommes allés voir le jardin botanique au centre duquel des caïmans en liberté partagent un petit étang avec poissons et tortues. Dans une cage, une panthère aveugle tourne en rond. Puis nous sommes allés à La Pila, un village de potiers que nous avons observé en plein travail avant d'arpenter les boutiques pour choisir une copie de céramique de la culture  "Bahia". En rentrant nous sommes allés visiter le "Centre civique Ciudad Alfaro" sur les hauteurs de Montecristi, la ville des fameux chapeaux Panama en paille de toquilla. Ce musée tourne autour du personnage qui fut  Président de la république d'Equateur vers 1900, Eloy Alfaro, natif du village. Outre les salles d'exposition, on peut également visiter le mausolée où repose ses cendres.

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Hier nous sommes allés nous promener au "Sentier des singes" du Bosque Pacoche où nous avons pu observer des singes en liberté dans leur milieu naturel. Si l'on n'en voit peu, les cris très proches nous informent sur le nombre important de la colonie.

Aujourd'hui nous sommes allés sur la très belle plage de Crucita mais le vent et les vagues nous ont chassé de bonne heure alors nous sommes montés sur un belvédère d'où se lancent les parapentes,  pour admirer toute l'étendue de cette plage.

Mardi 27 novembre: Ça y est, j'ai pris la route hier pour le nord. Je suis arrivé à Esmeraldas à la nuit et je fuis la ville dès ce matin tant elle est désolée et insalubre. Durant quatre jours, je vais longer la côte pour rejoindre Manta. En premier, je me rends à Atacames (béton sur mer)  où j'ai un accueil chaleureux du bureau d'information touristique. J'arpente la plage et je reprends le bus pour Sua  à quelques kilomètres au sud. La je prends mon temps et déjeune dans un cabanon d'un succulent plat de langouste à la plancha. En cette saison, elles sont petites mais très bonnes. La pluie me surprend en sortant du village, je rejoins Tonchigue où j'ai prévu de passer la nuit mais si la pluie persiste, je continuerai ma route sud.

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Jeudi 29 novembre: Mauvais jour mardi, il a plu tout l'après midi et l'hôtel où je pensais dormir n'existe plus.Alors j'ai poursuivi ma route jusqu'à l'embarcadère pour l'île de Muisne et quand j'ai voulu prendre une lancha pour rejoindre l'île puis traverser l'estuaire pour prendre un bus de l'autre coté et continuer ma route, on m'a conseillé de contourner l'estuaire en bus. je suis arrivé à Pedernales à la nuit, l'hôtel de la Playa me tendait les bras. Mercredi matin j'ai continué ma route sud jusqu'à Punta Prieta où Jean-Marie, un niortais qui est arrivé dans le pays il y a 33 ans, vit avec ses deux fils, Jean-Philippe (11 ans) et Gérard (8 ans) et a ouvert un hostal de cabanes en bambous dans la forêt qui surplombe la mer. L'hostal s'appelle "latitude 007" car il est situé 7 secondes d'arc sous la ligne de l'équateur c'est à dire quelques centaines de mètres. Nous avons passé une très agréable journée autour de bières à parler du Poitou. Au soir, j'ai repris la route jusqu'à Canoa, joli petit port et station balnéaire où l'on pratique le surf et le parapente. Ce matin, avant de quitter les lieux, j'ai aidé une tortue marine épuisée, égarée sur la plage a regagner la mer. Puis j'ai rejoins San Vicente où j'ai pris une lancha pour traverser la baie et rejoindre Bahia de Caraquez. Le ciel est bleu, la mer est belle et les filles aussi. Cette ville est vraiment superbe et tournée vers le tourisme. Elle est très cosmopolite et on y rencontre nombre d'étrangers. Après avoir englouti un bonne parillada, j'ai repris la route en direction de manta, La boucle est bouclée.

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Mardi 4 décembre. C'est repos depuis vendredi  mais on en profite pour en apprendre plus sur le pays. Dimanche nous sommes allés dans un pueblo de campagne voir le cousin d'Angel qui est boulanger et que nous avons surpris en train de pétrir la pâte. Puis nous avons participé au loto du village avant d'aller voir sa grand mère qui habite une maison traditionnelle en bambou entourée de bananiers, arbre à cacao, citronniers, mandariniers, manguiers, etc. . On nous a montré comment récolter la racine de Yuca, base de l'alimentation et comment on plante cet arbre. Nous avons cueilli des mangues délicieuses et des cabosses de cacao desquelles on a extrait les grains pour sucer la pulpe qui les entoure.

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On a l'impression de manger du caramel. Nous avons également gouté ce fruit qui ressemble à un énorme haricot vert dont on suce les fibres qui entourent les graines pour en tirer un jus délicieux. Dans la cour, les grains de cacao sèchent au soleil. Dans ce village, les maisons traditionnelles en bambous sont encore nombreuses et bien entretenues.

 

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Lundi, je suis allé voir notre compatriote Directeur du plus grand hôtel de Manta, l'Oro Verde, somptueux et luxueux. Nous avons longuement discuté de la situation du pays qui évolue à pas forcés vers la modernité.

Mercedi nous avions rendez-vous à l'entreprise où travaille Sarah pour une visite complète des halls de stockage et de conditionnement du thon. Le poisson arrive congelé dans des conteneurs métalliques depuis le port. 9000 tonnes sont stockés dans dans deux immenses chambres froides avant d'être traitées, cuisinées et conditionnées par plus de mille personnes. Sur le plan technique, la visite était particulièrement intéressante par la diversité des machines utilisées. L'entreprise commercialise ses produits dans le monde entier dont de nombreux pays européens.

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Jeudi, Angel nous a conduit à Pile, petit village côtier à 50 km au sud de Manta. C'est ici que sont produits les sombreros ecuatorianos super fino, c'est à dire les chapeaux "Panama" de la plus haute qualité. Pour ne pas voir disparaître la tradition ancestrale, les anciens, avec l'aide des collectivités ont ouvert une école où ils enseignent l'art de tisser la paille de toquilla afin dans faire le chapeau le plus léger et le plus réputé du monde. Pour un Super Fino , il faut compter 4 mois de travail et il vous en coûtera 1500 US$ . Nous avons eu une démonstartion de la préparation de la paille dont une jeune pousse nous est présentée devant l'école. Cette herbe qui atteint 3 m de haut est fendue puis traitée  et séchée avant d'être utilisée par les tisseurs.

L'école compte une trentaine d'élèves qui, dans une position particulièrement délicate travaillent toute la journée de leurs mains expertes. Nous y sommes allés le lendemain du jour ou le sombrero venait d'être inscrit dans la liste du patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco. Fort de cette distinction, la chaîne de télévision Oromar était en reportage et surprise de la présence de Français m'a sollicité pour un interwiev.

 

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Dimanche 9 décembre. Nous somme partis faire une petit tour en direction du sud, jusqu'à Puerto Lopez. Grande première pour moi, Angel travaille, alors je prends le volant et dois conjuguer avec la conduite très spéciale des équatoriens. En fait c'est surtout leur interprétation du code de la route qui me déconcerte. Doubler sur une doble ligne jaune semble le sport national, à moins que l'on ne préfère doubler par la droite; je passe sur les stop et les feux qui sont franchis allègrement tout comme la priorité aux ronds-point. Attention, ici, la chasse aux piètons est ouverte tous les jours, y compris sur les passage cloutés. En remontant de Puerto Lopez dont nous avons apprécié la belle plage, nous sommes allés visité le parc naturel de Machalilla et en particulier le site d'Agua Blanca. Dans une case, un petit musée intéressant propose une belle collection d'objets de l'antique culture Manteña dont des urnes furéraires mises à jours après le passage d'El Niño. Dehors, on complète la visite par une promenade dans le bosque seco où une multitude d'oiseaux multicolores dansent autour de nous. Chemin faisant on rejoint une clairière occupée par un bassin d'eau fortement soufrée qui sort du sol en son centre à 4 m de profondeur. Là, on vous apporte un récipient contenant de l'argile noire liquide à enduire sur le coprs (très bon pour la peau). Une fois séchée au soleil, il reste à faire trempette dans l'eau souffrée à 25° pour éliminer tout cela. Nous avons apprécié. 

Sur la route du retour, nous avons fait halte à Machalilla et Perto Cayo en pour admirer les plages.

 

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Lundi 17 décembre: semaine précédente chargée. Mardi un bus m'a emmené à Guayaquil d'où j'ai rejoint Riobamba sur un autre bus. Mercredi matin, j'ai loué les services d'un chauffeur de taxi pour une matinée, direction le volcan Chimborazo tout proche. Après passage de l'entrée du parc, nous sommes montés au premier refuge en voiture à 4800 m. De là, à pied, nous avons gravi la montagne pour atteindre le deuxième refuge à 5000 m. L'âge plus le manque d'oxygène, j'ai cru en crever pendant que mon chauffeur marchait tranquillement à mes cotés sans essoufflement. Au refuge, nous avons croisé un cordée mexicaine qui revenait du sommet (6310 m). Alors j'ai decidé d'aller me reposer à Baños (altitude 1800 m) pour me réoxygéner et prendre un bon bain dans les thermes dont l'eau qui vient du volcan Tungurahua est à 38 degrés.

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Le jeudi, j'ai repris le bus jusqu'à Alausi pour parcourir en train les 12.5 km de la voie ferrée réputée la plus difficlle du monde pour rejoindre la Nariz del Diablo. La construction de la ligne a employé 4000 personnes (essentiellement des ouvriers issus des pays d Amérique centrale plus des prisonniers des USA qui pouvaient escompter ainsi leur liberation) et 2600 y ont laisse leur vie (malaria, fievre jaune, dynamite, etc...). Cette voie qui suit la montagne a pour particularité des zig-zags. Un coup en marche avant, un coup en marche arrière et on recommence, c'est comme que l'on monte ou que l'on descend. Spectaculaire! De plus, j'avais tout le personnel du train pour moi, j'étais le seul passager. J'ai même eu accès à la locomotive. Loco Alsthom et wagons panoramiques espagnols ultra modernes. A l'arrivée en bas, un groupe folklorique attend les touristes et étant seul, il m'a fallu faire un pas de danse avec eux. Bon je mesure seulement 1.80 m, je dis ca parce que l'on pourrait s'imaginer d'après la photo que je suis un géant, mais en fait ce sont les Andins qui sont tout petits mais particulièrememt robustes.

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De là, je suis retourné à Riobamba et vendredi j'ai pris un bus pour Guaranda belle petite ville indigène perdue dans la montagne, Chemin faisant je me suis fait un ami, Angel, 12 ans, particulièrement curieux et qui maîtrise deux langues, le Quechua pour parler avec ses parents et l espagnol appris à l'école.

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De Guaranda, j'ai rejoint Ambato puis Latacunga et enfin Zumbahua où j'ai passé la nuit dans le seul Hostal du village, un dortoir froid et sale avec un lit défoncé et plein de puces. J'ai trouvé le sommeil vers minuit pour être réveillé à 2 h par les gens qui installaient leur stand pour le marché devant ma fenêtre!!!

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Au matin, j'ai loué une camionnette et son chauffeur pour rejoindre la lagune de Quilotao à 4000 m, toujours aussi belle. L'eau contenue dans le cratère du volcan était vert émeraude et le ciel bleu pur nous permettait de voir les volcans alentours. Magnifique. De là j'ai rejoint Quevedo par une superbe route de montagne d'où je pouvais observer le cône parfait du Cotopaxi.

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Dimanche, de retour à Manta tard la veille, on m'avait préparé une surprise, la visite de la base aérienne. Ca a été l'occasion de m'asseoir au poste de pilotage d'un des Super Tucano utilisés en particulier pour le repèrage en mer des vedettes de trafiquants de drogues. Dans des hangars ou sous des auvents quelques belles pièces de musée, T33, Cessna biplace cote à cote, avions anglais et deux Mirage, un 50BV cadeau Venezuelien et un F1 qui a abattu deux Sukoï durant la guerre contre le Perou en 1995.

 

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Manitenant, je m'autorise un peu de repos car le Chimborazo ma bien fatigué!

 

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Mercredi 2 janvier. Bonne Année à tous et que tous vos vœux se réalisent. Voilà quelques temps que je n’ai pas écrit une ligne, on va réparer ça. Pour les fêtes de fin d’année, nous sommes partis passer quelques jours sur la côte nord, d’abord dans la réserve écologique Mache-Chindul un peu en retrait de la côte entre Pedernales et Muisne.  D’une superficie de 120.000 hectares, elle regroupe deux massifs forestiers qui s’étirent sur un axe vertical de plus de 100 km. Nous avons trouvé un hébergement  dans l’éco-lodge Rio Cuasa (www.riocuasa.com) où nous avons été très bien accueillis par Oscar et sa famille dans des cabañas au bord du rio. Au programme, ballade en pirogue et découverte de la forêt humide par un sentier taillé dans la végétation ou comment se nourrir de palmito et d’avocats et boire la sève qui coule en abondance de certaines tiges. 320 espèces d’oiseaux occupent les lieux ainsi que des singes, des fourmiliers et toutes sortes d’animaux grands et petits dont une grande quantité de Tarentules. Les cabañas sont entourées d’arbres et de fleurs où des Colibris viennent butiner. Les repas sont préparés à l’aide de produits issus de l’élevage et des plantations d’Oscar.

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Puis nous sommes allés nous promener à Sua. C’est intéressant de redécouvrir ces villes que j’ai connu il y a quelques semaines complètement vides de touriste alors que pour les fêtes, il était difficile de stationner. De Sua, nous avons commencé à redescendre vers Manta avec une halte pour dormir à Mompiche qui ne me laissera pas un souvenir merveilleux.

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Cette ville qui se veut station balnéaire n’a, à mon sens aucun intérêt ; à une ou deux exceptions, hôtels minables, restaurants à l’hygiène douteuse, routes défoncées, insalubrité omniprésente et cerise sur le gâteau, pas de plage à marée haute puisque les vagues viennent frapper l’enrochement du Malecon.  Par un chemin côtier, nous avons rejoint l’embarcadère de l’île de Portete.  Vraisemblablement issue de dépôts alluvionnaires, elle couvre quelques km² à l’estuaire du rio Macho.

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On y accède à l’aide de lanchas pour 0,50 US$ par personne ou à pied à marée basse. Sur le front de mer, l’île offre une belle plage de sable fin bordée de cocotiers, toute droite sur plus de deux km . un regret, ici comme sur l’ensemble des plages du pays, les résidus d’hydrocarbures souillent le sable et sont bien visibles ce qui laisse penser  que les salopards qui dégazent au large ne sont pas poursuivis.

 

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Tard le 31, nous sommes arrivés à Manta pour profiter des festivités de la nuit du réveillon. Les rues étaient encombrées par les expositions de Monigotes, ces statues de carton pâte représentant un évènement marquant de l’année écoulée et que l’on brûlera à minuit pour ne pas qu’il passe l’année.

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A ce jeu là, l’imagination va bon train et on trouve des Monigotes accrochées à la calandre ou sur le toit des voitures, devant les maisons ou sur les places. Des concours sont organisés pour récompenser les plus pertinents. Des milliers de gens défilent dans les différents quartiers pour admirer les œuvres. Peu avant minuit, des dizaines de feux d’artifice sont tirés de tous les quartiers de la ville, c’est le moment de brûler les Monigotes remplis de pétards sur le trottoir ou au milieu de la chaussée. Les décibels sortent à flot des chaînes stéréo très puissantes que des particuliers ont installé sur le trottoir. Le calme ne reviendra qu’au lever du jour et seulement pour quelques heures.

BONNE ANNEE 2013!

 

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Dimanche 6 janvier. Angel a appris que la période d’incubation des œufs de tortues étant achevée, les petits avaient commencé à quitter le nid pour rejoindre la mer. Alors nous sommes retournés sur la belle plage de San Lorenzo (Voir à la date du 21 novembre) au cas ou, la chance aidant, nous pourrions assister à cette course contre la montre et les prédateurs à laquelle se livrent quelques centaines de minuscules tortues. Du nid à la mer, quelques 20 à 30 mètres, parfois plus, parfois moins. Nous avons trouvé quelques nids ouverts avec une grande quantité de coquilles d’œufs et sur l’un d’eux, une petite tortue, sur le dos, agonisait lentement. Quand nous avons remarqué qu’elle bougeait encore, nous l’avons d’abord mis sur le ventre ce qui sembla la soulager. Mais visiblement très diminuée, nous l’avons  emporté jusqu’à l’océan. Dans les petites vagues qui s’écrasent sur la plage elle reprit vie  en quelques minutes, alors, je l’ai lancé une première fois au loin, mais les vagues l’ont ramené. Cependant elle se débattait maintenant vivement alors nous avons répété l’opération et après troisième lancé, elle n’est pas revenue. Puisse t’elle survivre,  grossir et à son tour, dans quelques années, venir pondre à San Lorenzo.

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De retour à Manta, nous avons eu la surprise de trouver sous nos fenêtres une fête de quartier à destination des enfants. Pour ce faire, on ferme la route à l’aide de quelques automobiles, on forme un carré délimité par des tabourets sur lesquels viennent s’asseoir les parents et enfants, et deux clowns animent  la fête à grand renfort de décibels. Tous les enfants du quartier sont là et participent aux jeux. Les jouets et confiseries pleuvent, la fête est réussie.

 

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Vendredi 11 janvier. Mon départ pour la Colombie et le Venezuela étant reporté et peut être annulé, j’ai décidé de m’intéresser à cette ville et à sa population et en particulier à ce que l’on voit et ceux que l’on croise quand on déambule dans les rues du centre ou des quartiers périphériques. Ici, peu d’espace vert et chaque M² est bétonné. Les maisons se côtoient dans un désordre architectural surprenant pour un européen et les couleurs des façades traduisent bien la gaieté naturelle des gens.

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Les maisons cossues sont protégées par de hauts murs d’enceintes surmontés de grilles aux pointes acérées et de rangées de ronces métalliques électrifiées, ce qui laissent supposer que la délinquance est importante et effectivement, il est des quartiers où il vaut mieux ne pas traîner la nuit venue. Hier encore, les quotidiens titraient sur l’assassinat d’un homme de 7 balles de revolver.

Le réseau électrique laisse songeur et l’alimentation des maisons fait d’importantes concessions à la sécurité. Heureusement, il s’agit de 110 v. En général, les immeubles particuliers ont 2 ou 3 étages avec  toit-terrasse recouvert de tôles ondulées. C’est ici que les gens font sécher leur linge. Beaucoup d’immeubles ne sont pas finis et les ronds à béton dépassent allègrement en tous sens des édifices. 

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Marcher sur les trottoirs demande une grande attention tant les pièges y sont nombreux ; poteaux de panneaux coupés à 10 cm du sol, regards en tôles ou béton manquants, cassures, trous et différence de niveau importante sont le lot commun. Il n’est pas rare de se trouver face à un mur qui élève de trottoir de 50 cm brusquement. De même pour descendre sur la rue, il n’y a pas de norme de hauteur mais tous les angles des carrefours sont équipés de « bateaux ». Les rues de la ville sont en assez bon état et très souvent ponctués de dos d’âne destinés à faire ralentir et ici, impossible de les passer plus vite qu’un homme au pas au risque de voir votre véhicule se disloquer. Ils sont constitués de béton, de bitume ou plus simplement d’un énorme cordage tendu et poser sur la route. Ce dernier est d’une efficacité redoutable. Mais là aussi, gare aux pièges, les trous et les plaques qui dépassent sont fréquents.

Pour ce qui est de la circulation, oubliez le code de la route, il ne vous servira qu’à vous faire emboutir. Ici, on franchit les « Stop » plus ou moins au ralenti, les feux rouges sont régulièrement grillés et le clignotant n’est qu’un instrument de parade, ici, tout se fait au klaxon. La priorité au rond-point est au plus téméraire. Quand la voie est pourvue de 2 files, on roule à gauche et on double à droite ou on franchit sans vergogne la double bande jaune pour aller sur la voie montante. Choses intéressantes, la majorité des rues sont à sens unique ; petit inconvénient, il faut faire tout le tour du quartier pour rentrer chez soi. Autre trait particulier, la chasse au piéton est ouverte comme dans toute l’Amérique du sud. Les véhicules particuliers vont de la petite voiture chinoise de 1litre de cylindrée au rutilant et énorme pick-up 4x4 Ford, Chevrolet ou Toyota à moteur 6 ou 8 cylindres. Il faut dire que le prix du carburant nous fait rêver (1 USD le gallon de diesel et 2 USD celui de Super (1 € = 1,3 USD et 1 gallon=3,8L)). Parmi les françaises, c’est la Logan qui l’emporte et plus rares sont les Peugeot.

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Le pays étant dépourvu de système de chômage, de RSA ou autre RMI, le salut se trouve dans le travail et comme il n’y en a pas pour tout le monde, on développe des trésors d’imagination pour survivre. Depuis le cireur de chaussures jusqu’au marchand de fruits et légumes ambulant en passant par le ramasseur de bouteilles en plastique et l’aiguiseur de couteau, on trouve de tout et partout. Manger un en-cas ou boire un jus de fruit dans la rue ne pose aucun problème et le choix et la variété sont grands. Photocopier un document, faire réparer sa montre ou son téléphone portable, acheter un sous vêtement ou une brosse à dents, un essuie glace ou une enveloppe, une paire de lunette ou un chapeau. Les  copies inondent également la rue, polo  Lacoste, baskets Adidas ou Nike, montres, CD mais aussi DVD de film qui souvent ne sont pas encore sortis en Europe. Tout ce monde parallèle côtoie les magasins, les bars, les restaurants dans la plus grande indifférence.

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Une institution ici, le « Vulcanizadora » qui vous répare votre roue crevée pour 3USD. Ils sont nombreux et cela n’a rien d’étonnant car ont trouve des clous partout et surtout sur les routes. Ils sont installés sur le trottoir et attendent le client dans leur hamac.

Le service postal « Correo del Ecuador » est ici réduit à la portion congrue. Pour 200.000 habitants, une seule agence, deux ou trois employés et quelques boîtes aux lettres disséminées dans la ville, le plus souvent sur les façades d’hôtels importants. Le secteur bancaire est lui très développé et de nombreuses actions comme le paiement de l’électricité, de l'eau ou du câble-TV se font directement depuis les distributeurs automatiques de billets. Certaines banques sont équipées d’un service « Drive » qui permet, sans descendre de son véhicule, de déposer des documents dans des boîtes qui rejoignent les guichets grâce à un système pneumatique. Devant chaque banque, comme devant chaque établissement important (supermarché, grand magasin, etc) un garde armé  avec gilet pare-balle surveille l’entrée. La police, omniprésente en ville ou sur la plage, est pratiquement absente sur la route.

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Ce matin, un paquebot de croisière vient de déverser son flot de touristes états-uniens âgés sur le port. Ils ont investi la plage à la grande satisfaction des camelots et on les croise dans le centre commercial ou leur silhouette, leur teint et leur corpulence les différencient des autochtones. C’est bon pour le commerce local.

Sous l’action conjuguée du soleil et du vent, la poussière s’insinue partout, elle colle à la peau et aux vêtements avec l’aide de la sueur. Cependant, les gens sont toujours propres sur eux et pour ce faire, les tournées de lessive se suivent à un rythme effréné.

Panorama los Frailes

Dimanche 13 Janvier: Il a plu pendant la nuit et nous profitons du temps qui se dégage pour aller nous baigner sur la plage de Los Frailes, juste en-dessous du port de Machalilla. Elle fait partie du parc national de Machalilla avec le site Agua Blanca dont nous avons parlé précédemment. Il s’agit d’une anse de sable blanc et gris délimitée de chaque coté par deux collines rocheuses venant se jeter en mer. Distante de la route de 3 km, on y accède par un chemin carrossable qui aboutit à un parking avec WC et douches. Il reste 100 m à faire à pied par un chemin balisé. Le site est splendide et l’eau  y est tiède, aucun bruit sinon celui des vagues ; reposant.

 Vendredii 18 janvier : hier matin, nous avons eu une secousse sismique de 4,5 degrés sur l’échelle de Richter. Elle a duré une dizaine de secondes pendant lesquelles la chaise sur laquelle j’étais assis s’est promenée pendant que le sol se dérobait sous mes pieds, impressionnant mais trop court pour avoir peur.

Toujours dans la série « comment vivent les équatoriens », voici quelques remarques qui ne manquent pas de surprendre l’Européen et le Français que je suis. D’abord dans le registre des bonnes surprises, s’il est une chose dont on ferait bien de s’inspirer, c’est la façon dont se déroulent les commissions dans un supermarché. Les caddies ne sont pas sur le parking, ils sont dans l’enceinte du magasin et l’on peut en prendre un dès le portillon d’entrée passé sans mettre de jeton ni pièce de monnaie. Ensuite vous faites vos courses dans des rayons similaires aux nôtres. Puis vous vous présentez à l’une des très nombreuses caisses. Elles sont environ deux fois plus nombreuses qu’en France à taille de magasin équivalente et aucune n’est fermée. Là, vous sortez vos achats que vous déposez sur le tapis, le caddie lui reste à l’intérieur de la zone d’achat, un employé le récupère pour le remettre à l’entrée. En sortie de caisse, un employé du magasin récupère vos achats au fur et à mesure qu’ils passent en caisse, il les trie, les met en poche par catégorie et les dispose dans un ordre bien déterminé dans un caddie d’une couleur différente de ceux de la zone d’achat qu’il a tiré jusqu’à votre caisse. Quand vous avez payé vos achats, l’employé vous demande où vous êtes stationné et  pousse le caddie jusqu’à votre voiture.

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Là, vous ouvrez votre coffre et il y place les poches  en fonction de la fragilité des produits. Il convient de le gratifier d’une pièce de monnaie, le pourboire ne dépassant jamais 50 centavos (40 centimes d’Euros). Puis l’employé repart avec le caddie. Alors bien sur, ce service a un coût amis peut être est il plus intelligent d’occuper des gens sans qualifications particulières ou sans emploi que de leur verser des indemnités de chômage. Socialement parlant, c’est tout bénéfice et pour le supermarché, c’est l’assurance qu’aucun produit ne franchit la caisse sans être payé.  En France, l’opinion est partagée mais ici les supermarchés sont ouverts 7jours sur 7. Particularité, la vente de bière, vin ou alcool est interdite le dimanche.

Dans la série des points négatifs, si les Equatoriens sont propres sur eux et dans leur maison, ils le sont beaucoup moins dès qu’ils sortent de chez eux et malgré la campagne très offensive du gouvernement pour inviter la population à utiliser les poubelles, les gens continuent de jeter dans la rue papiers et bouteilles en marchant ou depuis leur véhicule. Le bord des routes est ainsi jonché de détritus en tout genre sans que cela ne choque personne et il est courant de trouver une chambre d’hôtel avec vue imprenable sur … un dépôt d’ordures sauvage. Quand à la plage, le soir, après le départ des vacanciers, les employés de la ville ont fort à faire.

 

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Autre point qui surprend, c’est le bruit. Le jour, il est omniprésent, klaxon des chauffeurs, alarmes de sécurité des véhicules qui se déclenchent intempestivement  (ça me rappelle l’Ukraine des années 90) magasins qui attirent le chaland en diffusant sur le trottoir une musique tonitruante pour couvrir celle du magasin d’en face. Ici, on ne parle pas au téléphone, on crie. Et puis il y a les voitures customisées, équipées d’énormes hauts parleurs, qui circulent en ville avec la musique à fond. La nuit, pour prendre un peu le frais, les gens s’assieds devant leur porte sans oublier de sortir la chaîne stéréo  qu’ils règlent au maximum. Certains organisent même des karaokés de rue qui peuvent durer toute la nuit, très prisés ici, avec du matériel stéréo professionnel. Dans tous les cas, le quartier est arrosé de décibels et vous pouvez toujours essayer de dormir. Tous les motifs sont bons pour lâcher les décibels et chaque semaine, vous participez malgré vous tard dans la nuit à l’anniversaire d’un voisin, la fête du quartier situé à plusieurs centaines de mètres ou les retrouvailles d’amis. Les vendredi soir et samedi soir, le motif est tout trouvé.  A ce rythme là, on sature très vite.

Prochaine étape, les Galapagos.

 

 

Nous sommes de retour a Manta.

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Mardi 5 Février. J’accompagne Angel au service des immatriculations à Guayaquil pour son véhicule. Avant de pénétrer dans le parc, Angel s’arrête faire photocopier ses documents dans une « officine » inattendue. L’attribution du certificat annuel de circulation est précédé d’un « contrôle technique » qui se limite à la vérification du fonctionnement des phares, feux arrières et clignotants, pas étonnant donc de trouver sur la route des véhicules qui ne franchiraient même pas la porte d’entrée de nos centres de contrôle. Ensuite, nous sommes allés nous promener en ville du coté du Malecon où trône cette superbe tour de l’horloge dont les influences maures sont on ne peut plus évidentes. Nous sommes également allés au parc des iguanes ; en pleine ville, un jardin public comme les autres à ceci près qu’un troupeau imposant d’iguanes occupent les pelouses et les arbres pour le plus grand bonheur des enfants. Quelques tortues d’eau nagent dans un bassin et ce qui me surprend c’est qu’aucune barrière suffisamment étroite n’empêche tous ces animaux d’aller faire un petit tour en ville. Dans une boutique un tee-shirt affiche avec beaucoup d’humour un évènement que l’on annonçait tragique. A retour, j’en profite pour photographier la porte d’entrée de l’état du Manabi et également un rond point caractéristique, celui de Jipijapa, capitale nationale du maïs. De nombreuses villes ornent leurs ronds-points de sculptures imposantes réalisées en mosaïque à l’aide de petits morceaux de carrelages, c’est souvent très réussi.

 

Dimanche 10 février. Les festivités du Carnaval sont commencées dans toute l’Amérique du sud et nous suivons cela depuis Manta. La municipalité s’est beaucoup investie dans ces fêtes  et les deux plages de Tarqui et de Murcielago ont reçu les équipements nécessaires pour que la fête soit réussie.

C’est l’élection de Miss Manta qui ouvra le bal vendredi soir sur le podium installé sur la plage de Tarqui devant des milliers de spectateurs armés de bombes aérosols destinées à arroser de mousse tout ceux qui passent à proximité, amis ou inconnus. Les défilés  des 11 candidates âgées de 18 à 22 ans dans différentes tenues alternaient avec la prestation de chanteurs parmi lesquels AU-D. Le spectacle offert gratuitement passionnait le public qui ne se privait pas de manifester sa bonne humeur et sa satisfaction. L’heureuse élue se nomme Judith Villarroel Bravo, bravo à elle.

Samedi, la journée commence avec un tremblement de terre de magnitude 6,9 dont l’épicentre était situé à 45 km de Pasto, dans le sud de la Colombie (800 km au nord-est de Manta). Blasés (c’est le deuxième en quelques jours) on s’est amusé à voir les murs danser et le sol qui ondulait sous nos pieds. La secousse a duré environ 20 secondes sans faire de dégâts.

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 Au soir, des milliers de gens se retrouvent sur les plages de Manta. De nombreux touristes sont venus passer les fêtes du Carnaval dans cette ville réputée depuis quelques années car la municipalité joue à fond la carte du tourisme et organise des festivités et des concerts gratuits chaque soir. Aujourd’hui, les vedettes principales étaient  Aldo Ranks (Panama) et Américo (Chili) qui ont fait chacun leur tour une très belle prestation sous un tonnerre d’applaudissements.

Dimanche, j’accompagne Angel , cameramen à Manavision, au studio pour le montage des rushs du reportage sur le concert de la veille, puis nous partons sur la plage de Murciélago pour un reportage sur les services de sauvetage. Nous arrivons juste au moment ou les sauveteurs sont appelés pour une femme emportée par le ressac. Fort heureusement tout se terminera bien et la dame s’en sortira avec une bonne « tasse ».

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Dans la journée, la plage est noire de monde et toutes les routes d’accès ont été barrées par la police afin de permettre aux piétons de circuler en toute sécurité. L’exploit n’est pas de pouvoir poser sa serviette sur le sable mais de poser ses fesses tellement les gens sont entassés. On comprend mieux en passant sur les parkings où l’on peut noter par les plaques d’immatriculation que les véhicules viennent de tout le pays. A proximité, les artistes du « château de sable » s’affairent pour nous présenter leurs œuvres éphémères, ils ont vraiment du talent.

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Au soir, un nouveau concert a réuni, selon la mairie, environ 150.000 personnes. Nous n’avions jamais vu autant de monde en un même endroit. 5 artistes se sont succéder, jeunes et moins jeunes, romantiques ou rappeurs, il y en avait pour tous les goûts. ‘Un chanteur local, Jeronimo, a eu beaucoup de succès. A notre grand regret, la vedette principale, Luis Enrique originaire du Nicaragua, Chanteur de salsa, malade, a été remplacé au pied levé par un groupe de rap.

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Lundi, nous décidons de reposer nos oreilles et nous boudons les festivités. Il fait un temps superbe alors nous allons profiter du calme de la plage de San Lorenzo. Au retour, dans une cabane en bord de route, nous avons goûté des spécialités locales, le Bollo, mélange de banane plantin, poisson et couenne de porc avec une pâte de cacahuète) et le Tonga (riz, poulet et banane) qui sont des préparations que l’on fait bouillir enroulés dans une feuille de bananier. Pas mauvais du tout.

 

Lundi 18 février: le week end a été calme et la fin du séjour approche. Nous avons pris contact avec Emerson, un ami policier au GIR (équivalent du GIGN) qui a été muté pour deux ans à Manta. Nous nous étions rencontrés à Quito en février 2010 et avions sympathisé.  Il nous a invité à passer quelques heures en sa compagnie dans les locaux du GIR.

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Ainsi nous nous retrouvons au coeur de ces troupes d'élite et Emerson et ses collègues sont enchantés de recevoir des étrangers. Après la visiste des locaux et la présentation des chiens renifleurs d'explosifs, on me propose de tirer au pistolet. Je n'ai aucune compétence dans le domaine mais je me laisse tenter. Sur le pas de tir, une cible est mise en place, on me fait une démonstration, on m'explique la bonne position des mains sur l'arme, la position des bras et des jambes. En premier, deux tirs avec l'arme d'Emerson. A 6 m de la cible, je loge une balle dans la poitrine et une dans le ventre. Puis le moniteur de tir qui supervise tout me prête son arme, plus douce au niveau de la gâchette. Là, je place deux balles dans le, coeur à 1 cm l'une de l'autre à la stupéfaction de nos hôtes qui ne veulent pas croire que j'ignore tout du tir. Suivront deux autres séries de tir à 8 m, d'abord avec un genoux à terre puis debout mais le soleil qui tape très fort me gêne beaucoup pour viser. Emerson nous invite ensuite à déjeuner avec lui au réfectoire du GIR avant de nous raccompagner à l'appartement. Merci à Emerson et ses collègues pour cette sympathique journée.

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Mardi 19 février: nous prenons la route pour Quito car nous avons décidé de faire un petit voyage en compagnie d'e nos enfants qui, s'ils travaillent beaucoup, connaissent peu leur pays. Tout au long de ce voyage, Angel conduira seul, mon autorisation de conduire, valable trois mois vient d'expirer. Les 420 km seront couverts dans la journée et nous passerons ainsi de l'altitude zéro de la côte Pacifique à l'altitude 2850 m. ce trajet me permettra de constater que les infrastructures routières ont été bien améliorées depuis 2010, date de notre dernier passage. Quelques belles cascades bordent de la route dès que l'on attaque les pré-Andes. Arrivés en milieu d'après-midi dans la capitale, nous rejoignons l'hostal del Piamonte sur l'avenus Mariscal Foch, en plein centre. Après un petit tour au marché artisanal proche, nous attendons la visiste de Martha et Rodrigo avec qui nous devons dîner.

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Ce couple de quiteños que nous avions connu sur le bateau qui nous emmenait sur l'île d'Isabella se propose de nous promener dans le Quito colonial. En leur compagnie, nous allons passer une merveilleuse soirée à arpenter les ruelles et les belles places des vieux quartiers de cette capitale, à déguster les spécialités avant de finir la soirée dans un restaurant panoramique, le Vista Hermosa. Derrière la façade de verre, tout Quito est à nos pieds, paré de toutes les couleurs des illuminations de la nuit. La vue est impressionnante et le repas succulent.

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Mercredi, la sortie de la ville est particulièrement difficille et ce n'est pas la signalisation (quasi-absente) qui nous aidera. Nous prenons la route sud, l'avenue des volcans, direction Latacunga, avec à gauche le Cotopaxi. Là, nous tournons à droite vers Zumbahua pour découvrir une des plus belles régions d'Equateur, où les montagnes sont couvertes du patchwork des cultures. Avant Zumbahua, la route est en travaux et nous perdrons beaucoup de temps. Enfin, nous rejoignons le petit hameau de Quilotoa  où nous déjeunons dans une minuscule auberge avant d'aller adimirer la lagune. Le vent est froid, nous sommes à près de 4000 m et le spectacle est absolument merveilleux.

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C'est pour moi la troisième fois que je viens ici et à chaque fois l'eau de la lagune a une couleur différente. Aujourd'hui, elle est d'un vert profond avec des reflets plus ou moins clairs. repus du spectacle, nous reprenons la route pour rejoindre Baños où nous arriverons à la nuit. Le dîner sera précédé d'un bon bain chaud aux piscinas de la Virgen. Séance très appréciée.

Jeudi nous continuons notre route et ferons une halte à Pelileo, capitale équatorienne du Jean's, où Sarah et Angel veulent faire quelques emplettes. mais la route nous attend et nous traverserons successivement  Riobamba, bordée par le Chimborazo, Cajabamba, un petit détour par Alausi puis Azogues et enfin Cuenca. Grosses difficultés pour trouver un hôtel, un congrès de médecine et ses 2000 participants ayant réservés la quasi-totalité des chambres.

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Vendredi, nous visitons cette belle ville, pour moi la plus belle du pays avec ses nombreux monuments et parcs. Nous avons décidé de festoyer et nous installons au Tiesto's, une institution, où nous avions réservé une table la veille. Très bonne table et belle maison classée, patron charmant ; la viande est un pure délice, nous nous régalons et le prix est tout doux!

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les conditions d'hébergement n'étant pas bonnes, nous quittons la ville en milieu d'après-midi et remontons vers le nord pour rejoindre, avec beaucoup de difficultés, Ingapirca où nous louons deux chambres dans un petit hostal à l'entrée du village. Nous sommes, à 3230 m, il fait froid et les chambres ne sont pas chauffées.  On nous a promis de l'eau chaude à la douche, elle est gelée! la soupe elle, sera délicieuse et brûlante.

Samedi à 9h nous sommes à l'entrée du site archéologique que nous allons découvrir en compagnie de Isidora, adorable guide bilingue espagnol/quechua. Elle va nous expliquer l'occupation Cañar du site qui commence vers 2000 ans av JC suivit de l'occupation Inca vers l'an 1500. les deux périodes sont bien distinctes avec des types de constructions différentes. Le clou de la visite est évidement le temple du soleil très bien conservé, mais aussi le Qapaq'ñan, ce chemin de l'inca dont un tronçon borde le site.

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En fin de matinée, nous reprenons la route  et assistons à quelques kilomètres d'Ingapirca, à une séance de lessive dans un torrent. En moins de 100 km, nous allons descendre par une route en lacets jusqu'à La Tronqua où nous rejoignons la plaine et retrouvons la chaleur annonciatrice du Pacifique. Nous arrivons à Guayaquil en fin d'après midi.

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Dimanche matin, nous reprenons la voiture pour aller visietr le Parque Historico où l'on peut admirer quantité d'animaux et de très belles plantes. En outre, un quartier de l'ancienne Guayaquil a été reconstitué à l'aide d'éléments de récupération. On y trouve des grandes bâtisses, un quai et un ponton, des rails et des voiturettes tirées autrefois par des mules.

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Nous passerons l'après midi à arpenter le magnifique Malecon en dégustant des glaces pour trouver un semblant de fraîcheur.

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Lundi matin, levés de bonne heure, nous rejoignons l'aéroport où notre vol part pour Bogota à 6 h. Ce sera l'occasion pour nous de voir une dernière fois sur notre droite le majestueux Chimborazo (6310 m) qui troue la couche de nuage, puis, à l'approche de Bogota, sur notre gauche, spectacle insolite, les deux cônes parfaits des Nevado del Tolima et Nevado del Ruiz qui culminent respectivement à 5215 et 5325 m. A noter que ce dernier est en activité et des fumeroles s'échappent de son sommet.

 

Nous patienterons 11h à Bogota avant notre vol final pour Roissy où nous nous poserons mardi 26 février peu avant 12 h.

La boucle est bouclée, notre séjour en Equateur aura duré 98 jours.