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Redécouvrons notre planète!

Un si joli village !

, 03:36am

 
Le Grand Breuil, petit village  posé  délicatement sur le sol poitevin tel un bijou sur son coussin; voilà bien un endroit ou il fait bon vivre, loin des tracas et de la trépidation de la ville. Ici, le temps s'écoule tranquillement au rythme des saisons, ce qui ne veut pas dire que tout est immuable; d'ailleurs, Mélusine, sise à deux lieues, a du encore laisser tomber quelques pierres de son tablier car en moins de dix ans, le nombre de maisons du hameau à presque doublé. Mais le plus gros boulversement s'est déroulé en 1989;
en un an, toute la campagne environnante a changé de visage, le superbe bocage qui entourait le village a disparu à grands coups de buldozer pour faire place à un "désert végétal", il paraît que c'est le progrès!!! J'ai l'habitude de dire que de ma fenêtre avant le remembrement, je voyais des arbres, depuis, par temps clair, je vois les Tours de La Rochelle. Bon, d'accord, il faut avoir une bonne vue mais l'image est bien réelle. Ce changement a t'il été trop rapide, les jours de labour ou de récolte,  je ne sais par quel mystère, c'est impensable la quantité de cette belle "terre nourricière" que l'on retrouve sur les routes! Non, je n'envoie pas d'aiguillon, les chevaux "vapeurs" y sont insensibles.
Mais revenons au village; peut être la  preuve la plus visible du bien être de ses habitants, c'est le fleurissement des maisons. A de rares exceptions près, toutes sont fleuries mais pas seulement, elles sont bien entretenues, pelouses régulièrement tondues, volets repeints, allées désherbées. Les animaux de compagnie y sont nombreux et divers ce qui, paraît-il, découle d'une élévation du niveau de vie. Et pourtant, les habitants du village ne sont pas des "Grands patrons" ou des gagnants du loto. La plupart de condition moyenne voire modeste, sont des gens accessibles, accueillants, affables. Une preuve: le méchoui annuel du 15 août; depuis un quart de siècle (et oui, déjà 23 ans en 2008) les habitants se retrouvent pour festoyer ensemble.
Tous les villages alentours ont fait de même, d'accord mais le Grand Breuil fût parmi les premiers et surtout, il semble être le dernier et le dynamisme, la volonté des organisateurs (une nouvelle équipe chaque année à tour de rôle) ne laisse pas entrevoir une fin prochaine à ce très sympathique rassemblement. Avec un recul de plus de trente années, on peut noter une évolution notable de la population. Dans les années 70, notre village comptait  sept ou huit exploitations agricoles, aujourd'hui, elles ne sont plus que deux alors que la population a doublée. Idéalement situé entre Poitiers et Niort, notre hameau est passé d'actif à passif, disons simplement que comme nombre de village de campagne le Grand Breuil est désormais un "dortoir". Cela n'a pas que des inconvénients car contrairement à certaines cités dortoirs, ici chacun connaît non pas la totalité, mais une grande partie des habitants. Il est intéressant de noter que nombreux sont les enfants qui, une fois les études terminées, ayant fondés un foyer, reviennent s'établir dans le village de leur jeunesse, preuve s'il en est, qu'ils y ont passé une enfance agréable.  Bon, maintenant, parlons du climat : chez nous, il est agréable, peu de froid, la neige y est rare et toujours l'occasion de faire de belles images, à condition de se dépêcher car elle fond ici comme "beurre au soleil". A l'autre extrémité, la chaleur n'est pas coutumière non plus; cependant, la température estivale est en général douce la nuit, monte tranquillement durant la matinée et peut être  chaude au "soleil de midi". N'oublions jamais que le seuil du Poitou est situé entre le massif Armoricain au Nord-Ouest et le massif Central au Sud-Est. Cette situation géographique d'un "couloir" calcaire d'altitude basse bordé de roches granitiques explique en grande partie le climat qui sévit dans notre région. Il suffit de comparer la température moyenne relevée en Gâtine (dans le triangle Parthenay, L'Absie, Mazières en Gâtine) avec celle que l'on peut mesurer le même jour 50 km plus bas (Nord Charentes) pour comprendre l'influence du sous-sol sur le phénomène météorologique. L'étude de la rose des vents amène à une réflexion intéressante. Le vent dominant que l'on m'a enseigné dans ma jeunesse comme "vent d'Ouest", c'est à dire venant de l'Atlantique qui est 'à moins de 100 km à vol d'oiseau est passé "vent d'Est" depuis les années 70; cela aurait il un rapport avec "le grand vent du remembrement"?
Ici, c'est la terre de Mélusine, entre Niort et Poitiers, le village est planté sur la D 151 entre Lusignan et Melle. Cette route, d'abord et avant tout chemin de St Jacques, très importante autrefois, a perdu de son intérêt losrque sous Louis XIV, la décision fût prise de tracer des routes nationales. Ainsi est née la N 11 (aujourd'hui rebatisée D 611) qui avait pour but de relier Paris à l'Arsenal de Rochefort. Notons au passage, la prévoyance des gens de l'époque, qui ont défini une largeur de voie toujours utilisée aujourd'hui.

7 décembre 2008:
C'est avec beaucoup d'enthousiasme que j'ai accueilli le "Tout à l'égout" mis en place en 2005 dans notre village, car il faut bien dire qu'ici, pour épandre ses eaux usées dans un réseau souterrain privé, il faut beaucoup de courage ...ou d'inconscience et j'en sais quelque chose, j'ai donné durant 30 ans!
Revers de la médaille, depuis, la surface minimum du terrain pour obtenir un permis de construire vire à "la peau de chagrin" et l'on en arrive à implanter 4 maisons dans un terrain qui aurait été parfait pour un pavillon. A l'opposé, la rénovation  peut apporter son lot de bonnes surprises. Dernièrement, autour d'une  maison à l'abandon depuis que son propriétaire est parti à l'hospice, s'active un groupe de jeunes, et la forêt vierge laisse désormais apparaître quelques pierres encore debout et une petite maison exposée plein sud; beaucoup de travail en perspective et si l'issue est encore lointaine, abordé avec goût cela peut faire un beau résultat!

4 janvier 2009: Bonne année!
La population humaine du Grand Breuil est en pleine expansion; il suffirait de faire une petite étude et je pense que l'on découvrirait qu'elle a doublée en 30 ans, après avoir diminué dans les années 80. A l'inverse, la gent animale a presque complètement disparu, plus de vaches dans les étables, tout juste quelques moutons, quelques boeufs élevés pour la viande et quelques volailles dans les basses-cours. Cependant, depuis peu, de nouveaux compagnons sont venus grossir les rangs. Bien sur, on a vu revenir en force des animaux sauvages qui avaient désertés les lieux depuis belle lurette et il n'est pas rare aujourd'hui de croiser un écureuil (Les écureuils (re-suite)) et les volatiles, Geai multicolore, Pic Epeiche et Pic Vert n'hésitent plus à s'approcher des maisons (Geai, Coucou, Pic vert et Pic épeiche). Mais là, je veux parler d'équidés, de ceux qui font le bonheur des propriétaires et de leurs enfants. Sauf erreur de ma part, ils sont deux actuellement et le premier arrivé est sans doute "Cachou", le poney de Louise que Maïa ne manque pas de venir carresser quand elle est en vacances; adorable, il est toujours prêt à venir vous saluer à sa manière et pour peu que vous lui ayez apporté 
un quignon de pain dur, il vous en sera reconnaissant. De l'autre coté du village, se trouve "Ponpon" un très bel âne qui n'attend que votre compagnie; très attachant, il n'est pas farouche et se laisse approcher, d'ailleurs il ne demande que ça.  "Ponpon", c'est le retour aux sources, n'oublions pas que nous sommes en Poitou, pays de l'âne de la mule et du baudet. Les temps changent et ces animaux sont devenus rares alors si vous venez au Grand Breuil pour voir des ânes, regardez bien car "il en passe beaucoup plus qu'il en reste".

25 janvier 2009: Les affres de l'hiver.

Est-ce la conséquence du réchauffement de la planète, laissons les experts en décider; toujours est-il que l'hiver 2008-2009 restera dans les annales de notre village avec une température particulièrement basse pour atteindre  - 10° au lever du jour et ce durant une semaine. Puis, sur ce sol gelé, la neige est arrivée un lundi matin, très brièvement déposant une couche de 5 à 10 cm sur le sol, donnant au Grand Breuil un air de carte postale. Neige sur sol gelé, résultat nous devrons attendre le début de la semaine suivante pour être débarasser de ce qui est si agréable quelques instants mais devient bien vite embarrassant. Quelques jours passent et alors que samedi 24 janvier le quart sud-ouest de la France et en vigilance rouge et se prépare à courber le dos en attendant la tempête, le ciel chez
nous est étrangement calme: vent nul et température de 9° au petit matin. Mais vers 11 h, le vent se lève en quelques minutes, la température chute pour atteindre 2°, la pluie ininterrompue depuis la veille fait place à quelques flocons.
Vers midi, les arbres plient sous les rafales, l'eau coure dans les caniveaux alimentés par le ruissellement des champs. Nos ancêtres avaient quadrillé la plaine de fossés très utiles pour évacuer les pluies hivernales; l'agriculteur moderne faisant fi de ces pratiques d'une autre époque a arraché les palisses et bouché les fossés, sans doute pour récolter quelques quintaux de plus. Toujours est-il que les eaux n'étant plus canalisées, elles suivent la pente, s'accumulent dans les points bas et inondent routes et champs. Puis chemin faisant, à l'approche du village, elles retrouvent les caniveaux et les fossés, se regroupent pour alimenter la "Dive" avant de traverser notre hameau puis se perdent dans un gouffre.

16 avril 2009: les beaux jours arrivent.
Enfin, le soleil daigne nous darder de ses rayons après
un hiver exceptionnellement long et froid. Dans les jardins, les fleurs affichent leurs couleurs et les oiseaux égaient l'espace de leurs chants et de leur parade amoureuse. La nature relève la tête alors que fossés et bords des chemins explosent sous le jaune des "Coucou" et fleurs de pissenlits. Pierre en a profité pour cueillir un beau bouquet . Pierre, c'est une "Figure" chez nous, c'est la mémoire du village et des environs. Pas un jardin, pas un cimetière de famille dont il ne connaisse les occupants. Après six décennies a en arpenter les chemins, à pied, seul ou avec ses chiens, à vélo, il connaît tout le monde et tous le connaissent. Sa gentillesse n'a d'égal que son humilité et c'est toujours un bonheur de discuter avec lui.



Juin 2009:
Les années se suivent et ne se ressemblent pas; la faute aux gelées tardives, en 2008, pas la moindre cerise, pas la plus petite pomme, tout juste quelques noix tombées d'un arbre un peu protégé et qui a pu échapper au froid tardif. A l'inverse, cette année, après un printemps agréable, l'été arrive chargé de fruit. Les cerises ont transformé leurs belles fleurs blanches en fruits généreux, imité par les pommiers, pruniers, poiriers et noyers. Bref, cette année, il y aura des fruits pour tout le monde, du plus petit oiseau au plus gourmand des humains. C'est toujours un bonheur que d'admirer les branches d'un arbre chargées de ses beaux fruits. En l'espace de quelques jours, ils se tranforment pour prendre leur couleur définitive. C'est déjà un régal pour les yeux avant de l'être pour la palais.
 
Septembre 2009.
Et puis il y a le vélo! Au Grand Breuil, c'est une institution. Aussi, chaque dimanche matin, les amoureux de la "Petite reine" se retrouvent pour arpenter les routes de la campagne environnante. Il règne dans le peloton un esprit de franche camaraderie même s'il a fallu faire deux groupes de niveaux pour satisfaire toutes les envies et répondre aux capacités physiques de chacun. Après un départ en commun, le groupe des "costauds" qui s'apprètent à dévorer de 65 à 100 km faussera compagnie au reste de la troupe , plus relax, dont les ambitions ne dépassent que très rarement les 60 km. Ce matin de septembre, répondant à l'appel du Président, un petit groupe pose pour la traditionnelle photo; un sourire avant l'effort!
15 Octobre 2009: alors que nous avons eu un été qui s'est prolongé jusqu'à ces derniers jours avec des températures estivales qui nous permirent de déjeuner au soleil sur la terrasse hier encore, ce matin Paf le thermomètre est dégringolé jusqu'à tutoyer le zéro (0.5° à 7 h du matin). Il est grand temps d'aller faire un tour là ou l'été pointe son nez. Snowbird, sort tes ailes. Je vous donne donc rendez-vous au printemps.
2 Mai 2010: Coucou, nous revoilou! les beaux jours reviennent, et nous aussi! mais si vous manquez de soleil et d'éxotisme, vous pouvez toujours cliquer sur "Trek 2009-2010" et vous offrir 6 mois de voyage en Amérique du sud sans bouger de votre fauteuil. Avec le retour des beaux jours, vient aussi l'heure de travailler dans les jardins et les champs. Alors, l'un de mes voisins a mis en marche sa nouvelle petite merveille, un tracteur PORCHE 34 cv de 1964. Et oui, il n'y a pas que Lamborghini qui a fait des tarcteurs et des voitures de sport, Porche aussi!
Porche 34cv 1964

7 juillet 2010: depuis quelques jours, le beau temps a refait son apparition après un mois de mai froid et juin pas beaucoup mieux. Aujourd'hui, le thermomètre est monté à 39° à l'ombre, une chaleur écrasante. Les cultivateurs sont en plein travaux de moissons et l'on peut assister au balai des moissonneuses. 2010 sera t'elle une bonne année? Pour les fruits dans les vergers, pas de problème, cerises, prunes, pommes, poires et noix sont en grand nombre et les branches plient à se rompre sous le poids des fruits. Après un hiver particulièrement froid et long, profitons du beau temps!
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17 août 2010: pour notre hameau, le 15 août est synonyme de "Jour de Fêtes" et cela dure depuis 1985 car depuis, chaque année, les gens du village se retrouvent pour le désormais traditionnel méchoui. Bon an, mal an, c'est entre 100 et 130 personnes qui festoient ensemble. Depuis 1985, la formule n'a pas beaucoup changé; une équipe composée de plusieurs couples du village organise le méchoui à leur façon. Les équipes ainsi formées prennent le relais chacune leur tour. S'il arrive qu'un couple désire cesser sa participation, un autre, dans les nouveaux habitants prend sa place.
L'emplacement lui, a changé. Le méchoui qui posait ses tables et chaises sous un noyer dans la cour d'une ancienne ferme à migré dans un joli petit parc entouré d'arbres, gentiment prêter par Jeanine et Francis. En plus de l'équipe organisatrice, quelques bénévoles apportent leur aide pour préparer le terrain, monter les tivolis, faire cuire les moutons, les découper, mais également le lendemain pour tout démonter. 2010 aura été un bon cru, avec quelques 130 participants et les 3 moutons ont été engloutis le midi ne laissant que quelques restes pour le dîner. Pour l'équipe organisatrice, après une réunion fin juin pour prendre les inscriptions, le "travail" commence la semaine qui précède pour rassembler tout ce qui est nécessaire, nourriture et équipements puis, la veille commence la préparation des victuailles qui sont mises au frais dans un camion frigo loué pour l'occasion. C'est vers 5h30 le jour "j" que les choses deviennent sérieuses.
D'abord allumage du feu, "bourrage" des moutons, mise en broche cependant que se prépare les" testicules de mouton à l'ail" et les brochettes d'abats qui vont ravir le palais des lève-tôt pour un petit déjeuner qui n'a rien de frugal. Les femmes arrivent alors et s'affairent atour des plateaux de melon du Poitou et des tomates collectées dans le village. Sur la gazinière, les haricots chuchotent doucement dans un gigantesque faitout. Arrivent les premiers convives alors que sonne l'heure de l'apéro et les discussions vont bon train. on admire les nouveaux nés, on regrette les disparus. Les nouveaux habitants font connaissances avec les anciens, les éclats de rire partent au milieu des cris de joie des enfants. Chacun posent son couvert à l'endroit qu'il a choisi en fonction des ses affinités et le fantôme de Pantagruel rôde alors autour du groupe.
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C'est tard dans l'après midi que la digestion sera accompagnée de cartes ou de boules de pétanque avant de reprendre place autour de la table pour la soupe à l'oignon suivi des restes du festin du midi. Un regret, cette année, "Johnny" n'a pas chanté. Il s'en fallu de peu que l'on entende les 12 coups de minuit sur le site et après le départ des convives, l'équipe organisatrice procède aux rangements d'usage. Elle se retrouvera le lendemain pour tout demonter, ranger, laver et clore cette sympathique réunion par un dernier repas en commun. On insistrea jamais assez sur le bien de ce genre de rencontre car au-delà des aspects festif et culinaire, c'est l'occasion pour des gens d'un même village de se parler, de renouer des liens quelquefois distendus par la vie active ou les divergences d'opinions... Et maintenant: il reste à faire les comptes et passer la main à l'équipe du méchoui 2011!
 
Hiver
Panorama maison
Jeudi 2 décembre 2010. le grand Breuill se réveille sous une belle couche de neige tombée pendant la nuit. L'hiver est précoce et le thermomètre tutoie le -5° ce qui n'est pas si courant que cela dans notre Poitou. Mais, on constate depuis quelques années des hivers plus rudes qu'il y a dix ou quinze ans. Bref, on a jamais eu aussi froid depuis qu'on nous rebat les oreilles avec le réchauffement de la planète. Bon, un gilet épais, un bonnet et une paire de gants et on attend le printemps, d'autant que la neige est toujours l'occasion de faire des photos inattendues. C'est aussi le moment de penser aux petits animaux qui s'approchent des maisons dans l'espoir d'y trouver quelques nourritures. De la graisse pour les Mésanges, quelques miettes de pain pour le Rouge-Gorge et les Merles sans oublier les noix pour le petit écureuil roux qui gratte le sol à la recherche des réserves qu'il a enterré à l'automne. 
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Printemps:                                                       
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25 mai 2011. le printemps est arrivé tôt accompagné rapidement de chaleurs DSC00986
inhabituelles dès le mois de mars. Locataires inattendues, les grives étaient nombreuses sur la pelouse. Le pic vert est réapparu pour égayer le jardin de ses jolies couleurs. De nouveaux oiseaux jusque là jamais vus sont venus en quête de nourriture. Les chaleurs qui nous rappellent 1976 avec un déficit pluvial important ont imposé une restriction de l'irrigation. Il n'est tombé que 41 mm de pluie depuis 2 mois! Aujourd'hui, on nous annonce 31° à l'ombre et le ciel est bleu immaculé. Tout est en avance de 2 à 3 semaines dans les jardins et les vergers, les cerises, prunes, pommes et poires n'ont pas souffert des gelées tardives. Perchée en tête d'un sapin, la jolie Hupette pousse son chant très particulier. Ce beau temps fait le bonheur des abeilles du rucher situé dans le bois d'acacias voisin et qui viennent à l'assaut du massif de rosiers. le Grand Breuil est paré de ses plus belles couleurs.
 
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Eté, automne et Hiver:  
14 février 2012. contrairement au printemps, l'été a été mitigé et malgré cela il a fallu attendre tard dans l'autommne pour avoir quelques pluies.  Poires et pommes étaient en abondance, pour les prunes, cela dépendait de la variété. Pour les cerises comme pour les noix, la récolte fut inférieure aux prévisions. L'automne fut particulièrement doux avec des températures records en novembre.
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Dans la nuit du 15 au 16 Décembre, nous avons été frappé par la tempête Joachim avec des vents de 120 km/h accompagnés de trombes d'eau. 100 mm sont tombées en quelques heures ce qui entraîna une inondation dans le village comme nous n'en n'avions pas vu de puis des décennies. Au total, avec environ 200 mm de pluie pour décembre, nous avons eu presque autant d'eau que les trois mois précédents. Puis 2012 est arrivé et l'on se dirigeait doucement vers le printemps quand, les derniers jours de janvier,  la neige est arrivée avec un premier coup de froid.DSC03657 copie 
Si deux jours plus tard elle était fondue, elle revenait à la charge sur un sol gelé dans la nuit du 4 au 5 février. Une couche de 10 à 15 cm recouvrait toute la campagne et la température nocturne descendant jusqu'à -12° certaines nuits pour ne guère être positive le jour provoqua de grandes difficultés pour la vie de tous les jours. DSC03653 copieDSC03711 copie
Nous avons du attendre le 13 février pour avoir des températures positives qui entraînait le fonte de la neige. Les oiseaux trouvaient refuges près des maisons et comptaient sur les habitants pour s'alimenter.
Mercredi 28 mars:
Vive émotion dans notre petit village où la population s'inquiète suite à la rumeur d'une possible implantation prochaine d'un four à chaux à proximité. Quelques personnes, très remontées par le manque d'information et les difficultés à les obtenir, se sont regroupées sous le sigle "Ensemble pour notre santé et notre qualité de vie" et ont invité la poupulation à une réunion publique le mardi 27 mars en fin d'après-midi. L'appel a clairement été entendu et une quarantaine de villageois se sont déplacés ce qui fut une bonne surprise. Autre surprise, moins bonne, l'absence de deux des trois Conseillers municipaux habitant notre village, leur place n'était-elle, pas au sein de cette population inquiète qu'ils sont censés représenter?
Le Conseiller présent nous a apporter quelques éclaircissements bien utile pour tenter de se frayer un chemin dans le flou qui entoure le projet.
Puis le groupe s'est structuré, a nommé des représentants chargés d'obtenir des éclaircissements auprès du Maire de  notre commune et du porteur du projet ainsi qu'une salle de réunion communale afin d'informer plus amplement la population. 
Dernières nouvelles: une délégation sera reçue le mardi 3 avril en Mairie par le porteur du projet et une salle de réunionn publique est réservée pour le mercredi 25 avril.
Vendredi 16 novembre: Ouf, nous avons appris depuis quelques jours que le porteur du projet d'implantation de four à chaux renonçait à son projet, sous la pression, semble t'il, de la population locale.
Nous rentrons doucement dans l'hiver avec des températures basses le matin mais un chaud soleil dès que la brume s'est levé. L'été fut particulièrement sec et nous avons du attendre octobre et ses importantes chutes de pluie (162 mm) pour compenser le déficit. Pas de cerises, pas de prunes (sauf les Mirabelles), peu de noix, beaucoup de maladies sur les légumes du jardin, bref un mauvais été.
De l'hiver 2012-2013, je ne fus pas le témoin puisque nous avions pris nos quartiers d'hiver en Equateur sur la côte pacifique. 
Nous avons eu un printemps froid et pluvieux qui n'empêchera pas malgré tout la floraison des arbres fruitiers et il aura fallu attendre la mi-juin pour avoir enfin un peu de soleil. Cependant, avec 38mm de pluie le 22 juillet, puis 24 mm le 26 et 45mm le 27, la terre n'en pouvait plus et la Dive s'est remise à couler. L'été fût chaud et parfois même très chaud avec des récoltes abondantes de cerises, pommes, prunes.
Le méchoui du 15 août avait comme un goût de manque, Francis qui héberge cet évènement nous ayant quitté; adieu l'ami!
L'été terminé, un temps doux s'est installé et alors que nous abordons Novembre, les températures sont de 10° supérieures à la moyenne habituelle en cette saison.