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Redécouvrons notre planète!

Voyage aux îles GALAPAGOS, trésor de l'humanité.

, 02:41am

Puerto Ayora

                                                                           la baie de Puerto  Ayora

Mardi 30 janvier. Nous sommes rentrés hier des Galapagos et je pense que tout le monde conviendra que ce sujet demande un chapitre à lui tout seul. Il suffit bien souvent d’évoquer ce nom pour lire dans les yeux des interlocuteurs, de la nostalgie pour ceux qui ont eu la chance d’y aller et de l’envie pour les autres. Le sujet laisse rarement indifférent car c’est un des très rares endroits de notre planète où la faune et la flore ont été presque totalement préservées. En voyant mon rêve d’aller dans le delta de l’Orénoque et au Salto Angel s’évanouir, j’ai cherché un plan B, j’ai donc trouvé les Galapagos. J’ai commencé par fouiner sur internet pour trouver des billets d’avion abordables mais à chaque contact on me signifiait que ces tarifs étaient destinés aux seuls Equatoriens. J’ai donc consulté plusieurs agences et c’est chez AéroGal que j’ai trouvé le meilleur prix. Il ne faut pas s’attendre à des miracles, cette compagnie se partage avec la TAME, le monopole de l’accès aux îles et les prix s’en ressentent. Ce chapelet d’îles découvert par Tomas de Berlanga en 1535 est aujourd’hui peuplé d’environ 21.000 habitants, 16000 sur Santa Cruz, un peu moins de 4000 sur San Cristobal, 1600 sur Isabela. 60% vivent directement du tourisme, le reste de pêche et d’un peu de culture fruitière. Cet archipel doit sa réputation à sa faune et à sa flore exceptionnelles bien sûr mais aussi à Charles Darwin qui, 3 Siècles après le découvreur, y séjourne. Sa rencontre avec ces îles sera le ferment de sa « Théorie de l’évolution des espèces » mondialement connue et reconnue. Katy et moi avons donc décollé le 21 janvier de Guayaquil , après avoir payé les 10 USD par pers. de taxe d’entrée pour l’île de Santa Cruz, pour 1 h 30 de vol (1200 km) et nous poser sur l’aéroport de Baltra, une île située au nord de celle de Santa Cruz, quelques dizaines de miles sous la ligne de l’Equateur. A la descente de l’avion (aéroport en plein travaux) il faut payer les 100 USD par pers. de taxe d’entrée aux Galapagos, puis un bus nous emmène gratuitement (notez le bien car c’est bien la seule chose qui soit gratuite) jusqu’à un embarcadère où un petit bateau nous fait franchir le canal (200 à 300 m) et nous dépose sur Santa Cruz. A partir de là, la carte bleue commence à chauffer et ne refroidira que lors du vol retour. Un bus délabré nous emmène alors jusqu’à Puerto Ayora où, n’ayant pas réservé, nous cherchons un hôtel. Nous sommes en basse saison, les hôtels sont nombreux, le choix est grand et l’avantage de procéder ainsi c’est que l’on peut marchander. Ainsi, nous avons choisi l’España, bon accueil, bien situé, chambre matrimoniale sans luxe mais propre, calme avec eau chaude (même brûlante) et climatisation pour 40 USD ramené à 30 après discussion. Nous sommes à 100 m de la rue principale, à proximité du port. L’hôtel n’a pas de façade sur la rue, juste une ouverture qui donne sur un couloir qui mène à l’accueil sous un auvent avec hamacs, tables et bancs et une salle de repas où l’on peut prendre le petit déjeuner (3,5 USD). En restant à proximité de l’accueil, nous avons accès à un Wifi gratuit. La rue principale est en travaux et des ouvriers s’activent jours et nuits pour la recouvrir, ainsi que les trottoirs, d’un pavement. La route sera séparée en deux, d’un coté une double voie pour les vélos et une voie en sens unique pour les autos. Coté restaurant, nous avons testé dans la rue principale la Garrapata et le Il Giordano (excellents), le Hernan (bon) et des restaurants populaires installés le soir à même la chaussée et qui prennent toute la largeur de la rue Charles Bindford à partir du carrefour avec la Herrero Baltra (bon rapport qualité prix). Quelques courses au supermarché situé sur le port confirment notre impression, ici, les prix sont le double du continent. Dans l’après midi, nous visitons la station internationale Darwin qui fait plus penser à un petit zoo à l’abandon qu’à un centre de recherche.

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Quelques tortues terrestres, quelques iguanes, très peu d’explications, je m’attendais à mieux. Mardi matin, nous faisons le tour des agences et notons une disparité importante des prix pour des offres sensiblement égales. Nous traitons avec Océan Travel situé juste à coté de l’entrée de notre hôtel pour 1 jour à San Cristobal, 1 jour à Seymour Norte et 3 jours (2 nuits) à Isabella, tour « tout inclus ». Grand seigneur, l’agent nous propose un tour de 3 h sur Santa Cruz le jour même, à 10 USD au lieu de 35, on s’apercevra que ça ne valait pas plus. Cette tâche effectuée, nous partons reconnaître la plage de Tortuga Bay. Vers le sud, la rue Charles Bindford se termine par une placette et un escalier aux marches de lave irrégulières. Il abouti sur le poste de contrôle où l’on renseigne un registre (NOM, Prénom, âge, nationalité N° de passeport et heure d’entrée). De là, une allée pavée de 2,5 km bordée de murets, presque horizontale et sans ombre mène à la plage.

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Si la plage, occupée par quelques iguanes, est superbe avec ses eaux bleue-vertes, elle est dangereuse et il vaut mieux la longer par la droite et 500 m plus loin, on aboutit, en traversant une petite langue de sable, à une superbe lagune aux eaux calmes et peu profondes qu’une barrière de lave protège des assauts de l’océan. Quelques arbustes permettent de s’abriter du soleil, les pinsons et les iguanes nous tiennent compagnie. A droite, l’accès est bouché par la mangrove et à gauche une presqu’île de lave mérite une petite visite (fous à pattes bleues, iguanes, pinsons). A 14 h 30 nous sommes de retour à l’agence.

Le tour consiste à aller voir les « Gemelos » deux trous géants situés dans la partie la plus haute de l’île en bordure de la route qui relie Baltra à Puerto Ayora. Formés par l’affaissement du sol (probablement suite à l’érosion du sous-sol) ces trous de plusieurs centaines de mètres de diamètre et de profondeur sont beaucoup moins spectaculaires que notre cirque de Navacelle. De là, le pick-up nous emmène vers Santa Rosa dans une ferme où d’énormes tortues terrestres vivent en liberté. Quelques carapaces vides dont il est intéressant de constater que, tout comme les os, elles deviennent blanches après la mort de l’occupant. C’est également l’occasion de visiter un tunnel de lave d’une vingtaine de mètres de longueur. De retour à la ferme, surprise, on nous demande 3 USD par personne, le site étant propriété privée. Comme un seul homme, tous les participants du tour refuse de payer

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. Mercredi 23 janvier. Journée libre, nous en profitons pour retourner à Tortuga Bay puis nous sacrifions au traditionnel achat de souvenir dans les nombreuses boutiques de la rue (principale) Charles Darwin ce qui nous permet de constater que la majorité des boutiques n’affichent pas les prix sur leurs articles. En passant à l’agence on apprend que le tour du lendemain qui devait commencer à 6 h débutera à 7 h. Jeudi 24 janvier. A l’heure dite, nous sommes devant l’agence, seuls. Le guide et les autres participants arrivent vers 7 h30. Au port, nous satisfaisons au contrôle des bagages (aucun légume, plante ou animal ne doit sortir de Santa Cruz) et nous prenons une lancha qui nous emporte au bateau.

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La traversée pour rejoindre l’île San Cristobal dure 2 h 30, les conditions de mer sont assez difficiles avec une houle longue de tribord, la coque tape, quelques visages blanchissent. En débarquant à Puerto Baquerizo Moreno sur l’île San Cristobal, on doit acquitter une taxe (une autre) de 5 USD pour accéder à l’île. Un bus nous transporte à proximité d’une petite baie protégée des vagues du large par une barrière de récif. Les rochers et la plage sont occupés par des iguanes et une colonie de phoques dirigée par un mâle dominant bien décidé à défendre femelles et petits. Là, je chausse des palmes pour la première fois de ma vie, j’enfile la combinaison, le masque, ajuste le tuba et à l’eau (matériel fourni par l’agence). On appelle ça faire du snorkelling. C’est un pur bonheur, l’eau est limpide et dans moins d’un mètre de profondeur, des centaines de petits poissons multicolores, mais aussi cinq tortues marines se laissent approcher à portée de main. Les phoques, curieux, viennent tourner autour de nous. Sur la plage, les femelles et les bébés phoques se chauffent au soleil en se roulant dans le sable pendant que le mâle dominant protège la limite aquatique de son territoire en de rapides allers et retours. Retour au port, on remonte dans le bateau qui nous emmène vers deux énormes rochers abrupts qui sortent de l’océan, séparé par un chenal de quelques mètres. Durant le trajet, un almuerzo basique nous est servi. Ici, la profondeur est de vingt mètres et je laisse donc mes collègues aller observer les requins et raies qui peuplent ces eaux.

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Puis le bateau nous emmène dans une passe aux eaux calmes et limpides. Mes collègues se jettent à l’eau, je les suis et constate très vite que le courant est fort, je remonte. Là, ils verront des raies et de nombreux poissons. C’est l’heure de rentrer et dans ce sens la houle nous pousse, ça bouge moins. Vendredi 25 janvier. A 8 h, un bus nous prend devant l’agence et nous rejoignons l’embarcadère du canal qui sépare Baltra de Santa Cruz. Un canot pneumatique assure la liaison avec le bateau qui va nous transporter vers l’île de Seymour Norte. L’ancre est jetée à une cinquantaine de mètres de l’île et le bateau pneumatique va nous permettre d’accoster sur une vague plateforme où quelques rochers sont joints par du ciment. Opération périlleuse en raison du clapot et de la houle, mais tout se passe bien. Cette île inhabitée (par l’homme) est un refuge pour une grande quantité d’oiseaux, iguanes et lions de mer. N’ayant jamais connu de prédateur, ces animaux se laissent approcher à quelques dizaines de centimètres. On trouve ici le Piquero patas azules (fou à pattes bleues), la frégate dont certains mâles arborent une remarquable gorge rouge tachetée de noire, des pélicans et des pinsons.

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De retour sur le bateau, un almuerzo copieux nous est servi. En boisson, on nous propose jus de fruit ou bière. Je choisis la bière et en fin de repas on me demande 3 USD pour la bière ( ?). Puis le canot nous débarque sur une plage agitée où les plus hardis pratiquent le snorkelling. En réintégrant le bateau, on assiste à l’accouplement de tortues de mer. Sur la route retour, le bus stoppe aux Gémélos et je suis ébahi d’entendre le guide dire « ceux qui veulent descendre prendre une photo, c’est 1 USD ».

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Samedi 26 janvier. Nous partons pour trois jours sur l’île d’Isabela. A 7 h, confusion. Le responsable de l’agence n’est pas là, il a confié la mission de nous conduire au bateau à un collègue visiblement mal informé. On part, on revient, téléphone, on repart et on arrive au port. Contrôle des sacs puis on embarque à l’aide d’une lancha qui fait la navette entre le quai et le bateau. La traversée dure presque 3 h sans trop de secousses, la houle nous pousse. Arrivés à Puerto Villamil, une lancha nous débarque et nous fait payer la traversée (qui était incluse dans le tour). Sur le quai, on s’acquitte d’une taxe (encore une) de 5 USD. Un Chiva nous transporte à l’hôtel Tintorera où une chambre avec un lit immense nous attend. Le programme prévoit le début des visites à partir de 16 h mais dès 11 heures, un guide vient nous chercher et nous emmène voir une ancienne carrière de pierre, profonde de 5 mètres dont le fond est recouvert de quelques centimètres d’eau. Quelques canards et huit flamands roses habitent l’endroit. Cela méritait-il un détour ? Beaucoup plus intéressante est la visite du Centre de Crianza ou l’on élève et aide à la reproduction des tortues terrestres. Là, tout est impeccable, on voit beaucoup d’animaux depuis la naissance jusqu’à l’âge de 7 ans ou elles sont mises en liberté. Quelques grosses et très vielles tortues également dont on ignore tout de l’âge et qui sont là pour des soins. Puis on nous laisse près d’un restaurant où l’on apprend que le repas n’est pas inclus dans le tour (sic). Pour le couple de quiteños qui fait le même tour que nous, c’est inclus et ils ont payé moins cher que nous dans une autre agence. Vers 14h, de retour à l’hôtel, un guide vient nous chercher pour aller faire la visite prévue le lendemain. Du port, on prend une petite barque qui nous emmène sur un îlot qui barre l’entrée du port à quelques centaines de mètres. Le sol est fait de blocs de lave pétrifiée probablement refroidie par l’eau en sortant du fond de la mer, vision surréaliste. On trouve là, quantité d’iguanes marins et une « nurserie » nous permet d’en observer des centaines de toute petite taille.

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Dans un chenal peu profond et large de deux mètres pour trente de long, une douzaine de requins passent calmement avec, ça et là une tortue. A quelques mètres du rivage, sept tortues marines tournent en rond, deux sont accouplées, les autres tournent en attendant, paraît-il, leur tour. Au bout de l’île, un harem de lion de mer nous permet d’observer des bébés nés depuis peu mais déjà très indépendants. Nous reprenons le bateau pour aller faire du snorkelling près de cette barrière dans une anse à l’abri des vagues ; on peut observer de nombreux poissons, des tortues et des requins (inoffensifs). Deux lions de mer viennent faire les curieux et nagent autour de nous. Le guide et le pilote du bateau sont d’une extrême gentillesse et sont tout dévoué. Le dîner quand à lui est bien inclus. Dimanche 27 janvier. Après un copieux petit déjeuner à l’hôtel (inclus avec la nuitée) un pickup vient me chercher vers 7h pour la visite du volcan Sierra Negra. Après avoir pris en charge trois autres touristes, une jeune hollandaise et un couple Italien. D’abord une route bitumée bordée de champs de lave, paysage lunaire, puis au fur à mesure que l’on monte, on rencontre les brumes d’altitude et des champs d’herbe grasse. Le bitume fait place à une piste et après une grosse demi-heure, le pickup stoppe sur un parking bordé par deux petits bâtiments. Nous sommes à l’altitude 750 m. Le déjeuner, composé d’un petit sandwich, quatre gâteaux secs, une minuscule briquette de jus de fruit et une pomme nous est distribué. Petit problème, mes trois collègues reprennent le bateau à 14h30, il faudra faire vite. Il est 8h. Le guide nous engage rapidement sur un chemin de terre, la pente est assez forte et la marche soutenue ; nous avons 8 km à couvrir pour atteindre le bout de la piste et autant pour revenir. Le chemin, sculpté par les sabots de chevaux est inconfortable.

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Rapidement le couple italien dont la femme est sanctionnée par de l’embonpoint, marque le pas et prend du retard. Le guide nous informe qu’on les attendra au premier belvédère. La pente devient plus douce et le chemin plus aisé. On atteint un premier belvédère à 930 m d’altitude sur l’arête du volcan qui nous permet d’embrasser du regard l’intégralité du cratère qui fait 11 km de diamètre, c’est le deuxième plus grand cratère de volcan en activité au monde. A l’intérieur, 150 m en contrebas, un plancher de lave figée s’étend sur toute la surface. Le spectacle est grandiose, majestueux d’autant qu’en prenant de l’altitude, nous sommes passés au dessus des brumes et le soleil nous inonde malgré quelques cumulus. Le groupe se reforme et rapidement nous partons vers un second belvédère, la piste longeant la lèvre du volcan. On peut ici mieux observer l’emplacement d’une éruption récente. Le couple décide de ne pas aller plus loin, nous avons parcouru la moitié du trajet, et il souhaite retourner tranquillement. Après avoir traversé un bosquet, la piste descend par un escalier très inconfortable aux marches irrégulières, hautes et longues. On atteint ainsi le volcan Chico.

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Le spectacle est merveilleux ; devant nous un immense champ de lave au relief important et en pente inclinée de gauche à droite. A l’horizon, 900 m plus bas, une immense baie calme découpe l’île des ses eaux bleues. La surface de lave se décompose en deux parties très distinctes, d’abord au premier plan un champ de lave noire témoignage d’une éruption datée de 700 ans puis, brusquement, la lave devient rouge sur toute la surface de l’éruption de 1976. La jeune hollandaise, souffre des pieds et décide d’arrêter là, elle nous attendra. On ne dira jamais assez l’importance d’être équipé de chaussures de trek à tiges montantes et d’un bâton de marche. Le guide m’interroge, je suis prêt, on y va. Le chemin balisé, très chaotique, est constitué de blocs de lave et de petits gravillons qui roulent sous les pieds, attention aux glissades. C’est un peu comme la traversée d’un gué, on va de bloc en bloc mais là, on monte et on descend continuellement. Sur la première partie, quelques cactus candélabres permettent par leur hauteur de dater la dernière éruption (7 m = 700 ans, la croissance du cactus est d’environ 1 cm par an). Puis nous atteignons la lave récente où des petites cheminées laissent échapper la chaleur du noyau de notre planète. Nous sommes au bout du parcours nous nous accordons 5mn de repos avant de rebrousser chemin au rythme « commando ». Nous retrouvons notre jeune collègue reposée, la marche continue jusqu’à un espace où quelques bancs nous permettent un peu de repos et d’avaler le déjeuner. Nous retrouverons le point de départ un peu avant 13H. Mes trois collègues seront à l’heure pour le bateau. Katy qui a préféré rester au village a eu la mauvaise surprise, en se rendant au restaurant où nous sommes tenus, par notre opérateur, de prendre nos repas, de trouver portes closes.

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L’activité prévue pour l’après midi ayant été réalisée la veille, le programme est libre, ce sera donc plage. Quelques courses nous font apparaître que sur Isabela, les prix sont encore plus élevés qu’à Santa Cruz (5l d’eau minérale= 3.5USD contre 1,5USD). Pour ce qui est des restaurants, ils sont en enfilade sur le trottoir de la route qui longe la plage. Les prix sont élevés mais paradoxalement, la langouste n’est pas plus chère qu’à Santa Cruz (22 USD + 12% de TVA et 10% de service) Lundi 28 janvier. Programme libre. En fait les agences vous vendent du temps libre pendant lequel tout est à votre charge. Après le petit déjeuner, nous rejoignons le port et prenons à gauche une passerelle de bois qui traverse la mangrove et mène 100m plus loin à une « piscine », en fait une petite baie aux eaux limpides, fermée par des rochers et qui communique avec l’océan par un étroit goulet. C’est marée basse, les iguanes et les lions de mer occupent la passerelle, les poissons multicolores dansent dans l’eau, lieu idéal pour le snorkelling. L’almuerzo n’est pas inclus et nous décidons de ne pas manger, le départ est à 15h et si la mer est mauvaise… Le retour sera plus rapide que l’aller malgré une houle de tribord avant assez marquée, le bateau est plus puissant. A Puerto Ayora, une lancha fait la liaison entre le bateau et le quai moyennant 1USD (je rappelle que le tour est « tout inclus ») et nous rejoignons l’agence où je demande des explications qui ne viendront pas, pas même un mot d’excuse. Ce n’est pas tant la somme que le principe qui est contestable. Le mal qui sévit au Pérou depuis de nombreuses années et qui semble avoir migré dans le désert du sud Lipez en Bolivie aurait-il atteint l’Equateur ? Je veux dire par là qu’on vous vend un tour selon un descriptif qui n’est pas respecté. Dans le cas présent, les agences vous proposent un programme qui est écrit rapidement au feutre sur la plaque de verre qui recouvre la carte de l’archipel sur le bureau, c’est très pro, mais c’est effacé plus vite que c’est écrit. Aucune trace, aucun descriptif écrit pour le client, aucun risque pour l’agent. En discutant avec d’autres touristes, nous constaterons que nombreux sont ceux qui ont des griefs. Mardi 29 janvier. Le retour à l’aéroport commence par un trajet en taxi du centre ville au Terminal Terrestre (1USD) puis un bus qui part à 7h30 vous emmène au canal en 50 mn contre 1,80 USD par pers. où le bateau vous fait traverser pour 0,80USD. Là, un bus vous emmène jusqu’à l’aéroport ou notre vol AeroGal décollera à 10h45. Les Galapagos sont merveilleuses, nous ne regrettons pas notre voyage mais même la plus belle chose a un coût et en l’occurrence celui des Galapagos n’est-il pas surévalué ?